Live from OZ

Les voyages déforment la jeunesse

15 décembre 2006

News, le 13 Décembre 2006 ; Ste Luce les jours rallongent du saut d’une puce, depuis Les Baroches 19H heure locale

Dans le port de Sydney, y’a des aussies qui pleurent / Retour sur Terre / Et la suite ??

Permettez moi de paraphraser Jacques Brel pour ce post pénultième bulletin d’informations. Un peu tard me direz-vous, presque 30 jours au compteur à débours.

J’ai tout simplement le souci de respecter les traditions locales et comme je n’ai pas eu assez de congés payés et que j’ai travaillé bien plus que 35H par semaine et bien je ne pouvais mettre mon cerveau en route pour finir le travail (sans compter la grève de l’ordinateur, certainement secoué par la différence de température et réclamant une prime de pénibilité).

Il m’a fallu du temps également pour analyser les statistiques issues de la fréquentation du site et pirater vos ordinateurs. Je connais l’adresse IP de vous tous, votre moteur de recherche et même la taille de votre écran ! Certaines données seront divulguées plus bas, rubrique prolongations. Je n’ai rien à apprendre des espions russes et ne craint pas le polonium.

Retour quelques semaines en arrière donc. Sydney m’a plu de part son allure dynamique mais traditionnelle, son enthousiasme touristique et businessistique, ses chaleureuses gens malgré le froid climat (petite vingtaine de degrés) et le charme de ses espaces verts jouxtant des rues bondées.

J’ai pu découvrir, au gré de longues marches, les charmes de la cité et de ses monuments, la plupart accessibles à pieds ; et au fil de l’eau, des endroits paisibles mêlant touristes avertis et locaux ravis de partager un pique nique avec une vue imprenable sur le port et son opéra célèbre à travers le monde. 

L’opéra tiens. Quelle arnaque. A ceux qui s’attendent à une magnificence architecturale et artistique (je n’en faisais pas partie), rendez-vous plutôt à Les Baroches pour admirer ses nombreux puits ou lavoir car vous allez être déçu. Il est vrai que depuis le pont surplombant le port (payant bien sûr) la vue est belle, qui plus est by night, mais ce ne sont en fait que 3 structures à la forme bizarre mises côte à côte pour former un bâtiment qui ne ressemble à rien et qui est pris d’assaut par tous les touristes qui viennent du continent dont je tairai le nom mais qui est situé juste au dessus de l’Australie… Photo Photo ! Objectivement, l’Arsenal (de Metz, pas le club de foot) a plus de gueule et vous pouvez toujours vous abonner si vous le souhaitez au tarif de 15€ pour bénéficier de la carte de membre ! Un peu de pub pour la culture ne fait de mal à personne.

Côté programmation, l’opéra accueillait, à ma grande surprise, Camille, notre chanteuse (?) bien française. Elle fait un carton en Australie, tout comme Audrey Tautou avec Amélie Poulain il y a quelques années. Non seulement ses paroles ne veulent rien dire (avouez quand même que « prendre ta douleur » c’est … gentil mais ça ne sert à rien !) et si vous rajoutez l’accent du coin on atteints des sommets de création musicale !  Dommage que ses concerts ne commençaient que le jour de mon départ.

J’ai eu également l’immense honneur de me rendre au … marché de poissons, décrit comme le plus grand de l’hémisphère sud. Rien de bien extraordinaire, un grand hangar avec des étals de poissons plus ou moins reluisants, des huîtres à s’en remplir les bourriches, des crevettes multicolores. Le tout agréablement parfumé d’une odeur de friture émanant des multiples restos fish & chips pleins à craquer additionnée de la senteur des poissons plus très frais des stands de pêcheurs thaïlandais qui ont oublié de jeter les anciens avant de mettre en présentation le nouvel arrivage ! Car comme ils disent à Phuket, si c’est bon pour les victimes du tsunami et les chats de chez nous, c’est parfait pour les touristes affamés.

Mes chers lecteurs, la prochaine fois que vous vous rendez à Sydney (ben oui pourquoi pas ?), n’hésitez pas à dépenser quelques malheureux dollars pour vous payer une croisière dans le Darling Harbour (port) la nuit tombée. Si le vent ne gâche pas la fête, vous serez éblouis par la féerie du paysage et madame sera à coup sûr reconnaissante après la virée…

Autres attractions notables : Bondi beach, plage très prisée en fin de semaine où se brassent locaux, surfers et touristes. Comme près de toute bonne plage, de nombreux pubs sont à votre disposition pour un rafraîchissement de rigueur (ou pour s’y abriter lors des jours de pluie, ce qui était mon cas). Sans oublier the Rocks (quartier chic et ancien regroupant nombreux pubs et hôte des marchés de nuit) et surtout King’s cross. La rue qui concentre le plus de bars, discothèques, bar à filles (avec des échantillons sur le trottoir), sex-shops, restaurants et bien sûr hostels pour backpackers (le genre de résidence où l’entrée est une porte coincée entre 2 immeubles, les escaliers sombres mais le prix assez bon marché). La concentration au m2 de filles, rabatteurs ou autres clodos est hallucinante. Après 17H l’ambiance commence à monter, les lumières à scintiller pour ne s’éteindre que tard dans la matinée, le temps de compter le cash amassé, d’offrir une nouvelle jupe aux filles et c’est reparti. La place Pigalle ou la rue St Denis ressemblent à des quartiers très sages à côté de l’endroit de débauche favori des Sydneysiders.

Moment d’émotion, le 11/11, également jour du souveni,r puisque de nombreux australiens se sont battus et sont morts dans la Somme notamment. Si loin mais pourtant si proches. Tous les jours de l’année, une cérémonie a lieu au Anzac memorial (Australians and New Zealand Army Corps), des roses sont jetées et tout le monde se recueille devant une statue représentant un combattant couché sur un trône ; le soldat inconnu n’est pas seul.

A noter (attention, il faut avoir l’esprit mal tourné pour s’en apercevoir !) que juste derrière l’énorme monument se trouve le siège de  la banque … American Express ! Le logo surplombe parfaitement le vestige question (cf. photos). Coïncidence foireuse ou coup bas des ricains qui profitent de toute occasion pour se mettre en valeur.

Je ne pouvais aller à Sydney sans passer par le complexe olympique, hôte des derniers JO du 2e millénaire. Riche idée que j’ai eue de m’y rendre un dimanche soir alors qu’aucun n’événement n’était programmé. Arrivé depuis la city par le dernier ferry, je me suis retrouvé seul au milieu d’un grand parc, entouré de stades, à 45 minutes de la ville. Heureusement quelques trains sont passés par là et m’ont ramené sur la terre ferme. Comme d’habitude, je suis tombé le mauvais jour puisque le lendemain U2 était présent pour enflammer les 95000 spectateurs du stade. J’aurais pu mais pas envie de dépenser plus de 100$ alors qu’il ne me restait plus que quelques jours avant le retour (et une soirée de Beaujolais à digérer financièrement).

Dernier rendez-vous avant le grand jour qu’est la foire expo annuelle sur le backpacking. Normalement il faut s’y rendre avant de voyager. Ca tombe bien, j’ai fini ! Cela m’a permis de conseiller aux p’tits nouveaux les coins qui valent vraiment le coup (Come on Western Australia) et démolir les destinations surcotées. J’ai surtout perdu à un concours de peeling (connaît pas le mot français, désolé) de crevettes ; quelle honte après en avoir décortiquer (le voilà le mot !!) des dizaines de kilos pendant 6 mois. Sans oublier bien sûr de déguster quelques spécialités locales : Vodka (sic !), Guinness (sic bis !) et VB, l’égal de Kronenbourg (mais en moins difficile à prononcer).

Pris dans mon élan, j’en ai profité pour prendre quelques adresses dans des pays d’Asie du sud est (pas cher et très accueillant il paraît) en Afrique du Sud (la coupe du monde approche bientôt). Ca peut toujours servir…

Après quelques semaines de vagabondage sur la côte est et le finish en beauté (mais dans des hostels bordéliques et chers qui font regretter Katsumi) à Sydney, il est temps de dire Good Bye et de verser quelques larmes … de Rum dans un verre de Coca en attendant l’avion. Il faut bien fêter la fête des belges comme il se doit !

Le voyage de Sydney à Singapore se passe parfaitement, les magnifiques hôtesses sont toujours aussi gentilles et la télé est divertissante à souhait.

Escale d’une heure à Changi. La moquette est toujours aussi propre, les fleurs resplendissantes, difficile de se croire dans un aéroport.  L’accueil chaleureux n’a pas changé, mitraillettes chargées le long du corps des nombreux militaires, de nombreuses jolies jeunes femmes arrangent leurs stands aux couleurs flashies et préparent quelques plateaux de dégustation pour les grandes marques de spiritueux qu’elles représentent : Champagne, Whisky, Cognac… Y’en a pour tout le monde sauf qu’il y a un petit hic. A quoi sert de vendre (à très bas prix) des bouteilles d’alcool alors qu’on a le droit à 10cl en cabine !! C’est de l’incitation à tout consommer sur place en quelques minutes, tels des hooligans s’arrêtant sur les stations d’autoroute lors de déplacements pour recharger les batteries. Et oui, y’a pas que les Mc Dos qui trinquent dans le foot ! On peut toujours se repentir avant de repartir au 7e ciel dans la salle de prière, située juste à côté des toilettes ! Malheureusement, je n’ai pas eu le temps. !

Et là, 23H30, c’est le drame. Il est l’heure de monter dans l’avion direction Paris. Vous auriez pu me prévenir que général Sarko avait déplacé nos frontières jusqu’à Singapore pour s’éloigner les problèmes de l’immigration.

En effet, c’est là que j’ai vraiment senti que c’était fini, que j’étais bien loin de l’Australie et tous ses charmes que nous vous avons tant conté pendant ces (quelques) mois. Il n’y avait qu’à observer tous ces touristes, à l’allure désinvolte, à la limite de l’impertinence, à la quête de leur siège pendant de longues minutes. Pourtant c’est pas compliqué, il suffit de lire sur le ticket et de trouver le même chiffre au dessus des sièges ! Forcément, personne n’est content de la place allouée ; en même temps 300 personnes côté hublot ça doit faire 4 ou 5 airbus A380 mis bout à bout. J’ai eu la chance tomber sur Françoise, qui, nonchalamment, a squatté le siège d’à côté de moi coup férir.

Ouf, 20 minutes plus tard le bordel est fini. C’est sans compter sur les dizaines de clampins qui se lèvent subitement, alors que tout le monde est attaché pour sortir une paire de chaussettes dans le sac rangé au fin fond de la soute. Je n’ai pas encore tellement pris l’avion mais quel bordel ! Comment voulez vous que le pays tourne rond ? Une dernière chose, les gosses ne devraient pas être admis en cabine à moins de leur fournir une muselière ! Quelle idée d’emmener ses gamins à l’autre bout du monde à un âge où je n’avais même pas encore connu la capitale de la Lorraine.    

A 6 heures, Pariiis s’éveille. Et moi aussi, l’heure d’arrivée approchant à grandes enjambées. Juste le temps de commander un dernier Gin Fizz en guise de café pour bien débuter la journée !

Pas de mauvaise surprise à l’atterrissage, tous les bagages sont là, la planche de surf également et toujours en bonne santé ; de même que le Didgeridoo. Gros morceau de bois taillé par des aborigènes et servant à jouer de la musique si on a un bon souffle.

Il convient à ce moment de revenir longtemps en arrière, fin décembre 2005 lors de notre arrivée à Perth. Imaginez, une autoroute enneigée et à peine dégagée jusqu’à Paris, un premier long vol en avion et voici notre nouvelle terre d’accueil, 35°C et palmiers par dizaines à la sortie de l’aéroport. Autant dire que nous étions quelque peu déboussolés et dans le flou. Au moment où nous avons engagé la conversation avec un local, paré du costume traditionnel, short beige et chapeau imposant, nous savions que notre périple était sur de bons rails. Cet indigène (bénévole) nous a décris et commenté tous les coins et recoins de l’Australie avec passion, s’est démené pour nous dégoter une navette et surtout nous a ébloui par son sourire et sa joie apparente de vivre.

Le contraste fut énorme avec la première personne rencontrée à Roissy au retour. Passons rapidement sur le bagagiste mal luné mais qui fait consciencieusement son boulot ; c’est l’employé d’Air France qui décroche la palme de l’accueil chaleureux des touristes. Je devais récupérer une valise qui m’avait précédée (trop de conneries rapportées !) chez Air France précisément. Notre fleuron national de l’aviation m’a rejeté comme un malpropre, un paria, arguant qu’il n’était pas le préposé de cette transaction, qu’il fallait se rendre dans un hangar, à l’adresse inconnue bien sûr ! Je n’imagine même pas la réponse que j’aurais eue si je m’étais exprimé dans une langue étrangère.      

Pas moyen de se procurer un plan des zones de fret dans tout l’aéroport, restrictions budgétaires obligent. [Oui à la privatisation d’Aéroports De Paris]. Notre expédition pour retrouver un malheureux bagage nous a conduit de zone en zone, de hangars en entrepôts, de détours en rallongis. Quelques heures, 52€ (frais de dossier, de transfert, de gardiennage…), et un passage à la douane plus tard, un cariste était tout fier de me ramener avec son engin ma minuscule valise, légèrement salie mais toujours intacte. 

Je me demande où se trouve actuellement l’australienne que nous avons croisée (avec mon chauffeur de Papa) dans la navette de l’aéroport et qui cherchait toute penaude et intimidée  la direction du TGV pour se rendre dans le sud. Si ça se trouve elle s’est rendu compte de sa bêtise et s’est barrée en Espagne !

 

La première soirée s’est passée à merveille, conjuguant mon arrivée avec le Beaujolais et l’anniversaire de Mika. Le comptoir du Shannon se souvient d’ailleurs de la masse de ce dernier qui s’y est littéralement écroulé en fin de soirée. Selon notre frère de couleur et néanmoins barman Iba, nous n’avons pas explosé le record de chiffre d’affaires en cours. Pourtant une stripteaseuse à la poitrine velue et bien plate et au caleçon moulant s’est attachée à chauffer la salle, telle une danse indienne autour du feu de la St Jean !

Côté football, cela fait plaisir de retrouver les travées de St Symph’ après de longs mois. Surtout que j’ai eu l’honneur d’assister au plus beau match du moment, face à Ajaccio (résultat 2-0 mais match objectivement pitoyable) avant bien sûr la grande raclée infligée aux cigognes !      

A part jouer au hooligan, j’ai eu le temps de visiter une bonne partie de la famille, jeunes & vieux (dédicace à toi Tante Cécile si tu me lis sur radio Jéricho !), développer quelques clichés qui s’arrachent dans toutes les bonnes librairies (1664 exemplaires publiés aux éditions Grimbergen), faire du rangement, de la peinture et of course comme tout bon jeune français m’inscrire à l’ANPE. Il vaut mieux que je me bouge pour trouver un job parce que j’ai le temps de voir pousser des palmiers en Lorraine avant de toucher des indemnités !

J’ai voyagé donc comme le dit l’adage je devrais être formé mais je préfère tout de même en être certain en poursuivant quelques années dans une école de commerce tournée vers l’international. Advienne que pourra…

Prolongations :

un CD de vidéo arrive à Metz le jour de mon retour alors qu’il a été envoyé (en express) quatre mois plus tôt ! La boucle est bouclée.

nécrologie : la mort de Pinochet, pour laquelle je laisse à chacun le libre choix de regrets ou réjouissance, m’a rappelée une question posée lors d’un quiz dans un pub à savoir l’origine du dictateur. Un brave australien avait répondu fièrement et assurément la FRANCE ! Un signe pour la fin du règne de Chirac ?

j’ai récupéré mon permis de conduire international la veille de mon départ. Ca fait un pilote de plus dans l’avion

 

Tirs aux buts

  Remerciements : à Tom bien sûr pour cette aventure ; nos familles pour nous avoir suivi et aidé tout au long du périple ; aux douaniers singapouriens pour nous avoir laissé traverser leur frontière à l’aller ; à nos amis australiens, Mel, Brendon, Finn et toute la résidence Dover street, George de Little Creatures, Craig, Dany, Elise & toute l’équipe du Wharf restaurant pour nous avoir sorti d’une situation difficile, Sean, Tristan & Michael de Swordfish restaurant pour m’avoir fait confiance et tous les nombreux « spécimen » locaux rencontrés tout au long de la route. Un carton rouge est délivré à Robert (et un bon coup de boule pour lui remettre les idées en place aussi) ; à vous tous, lecteurs réguliers ou volages (mention spéciale à Mika et Ade pour leurs commentaires)  

  Ayons tous une pensée pour tous les pompiers (dont un est déjà mort au « combat » contre la nature »  qui tentent de contenir les gigantesques feux qui se propagent au nord est du Victoria et qui risquent de durer de longs mois si la pluie ne leur vient pas en aide. Le Nord Est grenat en soutien avec la terre rouge de Melbourne.

  Les chiffres officiels : total de visiteurs : 7686 très cosmopolites (France, Oz, Suisse, Royaume-Uni, Nlle Calédonie, Finlande, Italie, République Tchèque, Espagne et Belgique) ;

15398 pages vues avec un énorme pic le 20/09, date de la rentrée de Tom au pays, tel Pirès toujours attendu à St Symph’ ; parmi vous un obsédé, qui a tapé « Katsumi porn » dans la rubrique recherche du site canalblog et qui, tout excité, est tombé sur un article concernant le van ! Ca refroidit.  Nombre de messages postés : 72, bon travail des webmasters ;  60% d’entre vous surfent grâce à Internet Explorer et 30% AOL, le restant étant composé de rebelles naviguant avec Firefox ou Mozilla sur leur Mac (tout le monde s’en fout mais Dr Stat© se devait de vous le faire savoir avant de s’éteindre définitivement.

       Merci à vous tous et n’hésitez pas à demander si vous aussi vous avez des projets de voyage et cherchez des renseignements.

       Ludo

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08 novembre 2006

News, le 08 Novembre 2006, from Sydney, 16H heure locale by Ludo

Adios Cairns (at least!), east coast trip, Sydney ville lumière

Ca y est, le mal est fait, je suis passé dans la catégorie des « VIP backpackers » puisque j’ai dû acheter la carte du même nom pour pouvoir résider dans un YHA hotel à Sydney. Que ls avantages cela m’apporte t’il ? Et bien, la réponse est simple, pour un prix astronomique ($230), je me retrouve dans un hostel entouré d’allemands et associés. Tout est parfait, on entend les mouches voler après 20H, la cuisine est propre, les échanges d’impressions sur les recommandations du guide de voyage indispensable Lonely planet vont bon train…

Autant vous dire que je me sens très mal. Je n’avais pas prévu de finir mon séjour dans une maison de retraite ! J’en suis presque à regretter la bonne planche de bois qui m’a servi de lit dans Katsumi. En plus je n’ai même pas de sac à dos donc je ne fais pas parti de ce monde. Enfin, il en faut pour tous les goûts. Je vais pouvoir m’y reposer et faire une cure de désintox après mes dernières aventures.

Revenons quelques semaines en arrière. J’ai profité de mes $ durement gagnés à Swordfish pour aller faire un tour du côté de la grande barrière de corail. Je pense que vous en avez tous entendus parler, cette attraction naturelle et vivante s’étend sur 2000 kms dans l’océan pacifique et est accessible depuis la côte est de l’Australie ou encore depuis la Nouvelle Calédonie. L’activité principale est la plongée sous marine pour admirer les poissons multicolores et les coraux pour un prix variant de 100 à 300$.

J’ai opté pour le bas de la fourchette et déboursé 110$ (plus les dépenses du bar sur le bateau ; et ils acceptent la carte bancaire en plus ces tyrans ; Shannon style!). Le voyage jusqu’au reef dure environ 90 minutes, le temps de faire connaissance (ou pas, c’est selon !) de ses compagnons d’escapade, principalement allemands et asiatiques pour changer.

Une fois sur place, un gentil moniteur (généralement le comique de service) de plongée vous fait un speech, style hôtesse de l’air dans un avion, pour expliquer comment faire pour respirer sous l’eau, que faire en cas d’attaque de requin, etc.… Que des trucs inutiles en fait.

Arrive le grand moment de la descente (par groupe de 4) 20000 lieux sous la mer (ou plutôt 2 mètres pour notre cas). Bien sûr, je tombe sur un moniteur français (toujours les bon plans pour trouver les boulots peinards, ça doit être dans nos veines!). Le « voyage » dure une dizaine de minutes. Pour être franc, on a du voir 3 poissons et le corail ben c’était des pierres légèrement colorées. En plus on n’avait même pas le droit de se séparer et de nager en solo. Jamais content me direz vous. Heureusement un livre avec des photos de poissons est à disposition sur le vaisseau pour admirer ce qu’on a manqué ! Quels salauds !

J’ai quand même pu parfaire mon bronzage en quelques heures (voir photos). Un verre de « champagne » offert pour faire passer le chemin du retour plus rapidement et le tour est joué. Sans oublier de proposer quelques photos ($15 pièce faut pas déconner !) prises en mer sur lesquelles vous pouvez découvrir que la plongée rend moche. C’est pour cette raison que Cousteau portait toujours son bonnet pour focaliser l’attention sur celui-ci et non sur son visage. Bien trouvé !

Pour être rabas joie, je conclurai ce chapitre en disant que le snorkelling (équipé d’un simple tuba et d’un masque) sur la côte ouest était bien mieux. On avait fait connaissance de beaux poissons, une tortue et 2 (énormes et féroces) requins pour une poignée de roubles.

J’ai passé les derniers moments avec le staff du resto lors de la grosse soirée de l’année à Cairns, j’ai nommé Illumination party pendant laquelle tout le monde doit se paraître d’habits blancs (encore un meeting dissimulé de néo nazis !) et danser jusqu’à l’aube sur de la musique techno. Belle soirée. Le point d’orgue de cette festivité annuelle aura lieu lors de l’été 2012 (preuve que l’Australie a plus de 10 ans de retard sur la France) au moment de l’éclipse solaire totale. Hope to see you there.

Place maintenant à la dernière grande transhumance de ce trip que l’on pourra surnommée « la chute finale » ou encore « le pèlerinage de la dernière heure ». La descente de la côte aura pris 12 jours et m’aura fait découvrir 8 destinations. Programme fatiguant. Et dire que les footballeurs se plaignent de jouer 2 matchs par semaine alors qu’ils se déplacent en Porsche ou avion privé.

A chaque voyage son lot de péripétie. J’ai commencé fort en ratant le bus à cairns (ville départ !) ; ce n’est pas de ma faute, j’avais trop de bagages et une planche de surf. Difficile à déplacer avec seulement 2 bras. Après d’âpres négociations avec la compagnie (c’est trop tard, il faut repayer tout le billet maintenant…) et le temps d’envoyer la planche directement à Sydney (encore des frais supplémentaires), je pars finalement avec un jour de retard.

Sur la route, visite de nombreuses plages et c’est à peu près tout.

Comment ne pas oublier le jour où, après une dizaine d’heures de trajet, je suis descendu du bus au milieu de nul part, à 100 kms de ma destination prévue ! J’ai vite repris connaissance et suis remonté illico dans le car… tout en oubliant bien sûr un sac de voyage. 3 jours et 25 coups de téléphone plus tard, j’en reprends possession. Ce n’est pas grave, il n’y avait que des cadeaux à l’intérieur !

Pour ne pas oublier mes racines, j’ai effectué quelques escales [purement professionnelles] alcooliques. Bundaberg pour commencer. Village connu et apprécié de tous les aussies pour son fameux Rum servi à grande dose accompagné de Coca lors des Sunday sessions. Brisbane ensuite, pour me rendre à la brasserie XXXX. $18 pour faire le tour et déguster 4 demis, c’est honnête. Par pure coïncidence, lorsque je prenais des photos extérieures de l’établissement, un mec de Little creatures (brasserie pour laquelle j’ai travaillé 3 jours à Perth pour la fête de la bière) m’a reconnu alors qu’il passait sur le périph’. Apparemment, mon numéro se trouvait encore dans son répertoire et je me suis retrouvé quelques heures plus tard au milieu d’une conférence dégustation. Moralité : si tu vas à la bière, la bière viendra vers toi ! Pur hasard encore pour terminer sur ce point, j’habite à 50 mètres seulement des quartiers généraux de … Foster’s. C’est une conspiration mes amis !

Deux mots sur Brisbane, située à mi parcours du périple ; ville agréable, dynamique, alliant vies commerciale et nocturne animées et tranquillité assurée grâce aux magnifiques jardins botaniques. Important lorsque l’on passe quelques nuits dans un dortoir de 12 (britanniques pour la plupart) pour autant de mètres carrés.

Qu’ajouter si ce n’est que je me suis fais accueillir en limousine à Surfers paradise, ville artificielle composée d’immeubles immenses aux abords de l’océan (Monaco mais sans le prince et avec des vagues).

J’aller oublier l’épisode de Byron bay, autre bourgade attirant jeunes hippies et surfers, où j’ai perdu ma carte bancaire un samedi matin (banques fermées). Bonne idée sachant que je n’avais pas de cash sur moi et pas de logement réservé. J’ai heureusement pu dormir à crédit et j’ai trouvé 20€ que je me suis empressé de convertir (grâce à un établissement de change ouvert le dimanche ; vive le libéralisme et le travail 8 jours par semaine) pour survivre le week-end.

D’intrigants voire étranges individus se sont trouvés sur ma route. Pour n’en citer que quelques spécimens, je retiendrai l’équipe des chauffeurs de bus avec à sa tête un petit bedonnant qui effectuait son premier voyage avec la compagnie lors de mon départ de Cairns (j’avais qu’à pas louper le bus aussi !), ce qui le rendait apparemment stressful. Ce ne sont pas les gouttes de sueur et les paroles maugréées à chaque virage qui diront le contraire. Comment voulez vous tenter de vous endormir avec ça. Je crois que même Tom au volant de Katsumi était plus rassurant. I’m joking of course [les absents ont toujours tort ! Tu peux toujours rétorquer qu’au moins tu es toujours titulaire de ton permis !!].Quand on apprend que certains chauffeurs parcourent quelques 700 kms avant d’aller dormir ça fait peur. Enfin, je suis arrivé en entier.

Chauffeur toujours ; je me suis fait conduire en taxi avec comme pilote un libanais qui se plaignait du prix de la licence pour exercer sa noble profession (en même temps il l’a acquise il y a 20 ans et va donc réaliser une bonne culbute lors de la revente) et qui esquivait les véhicules nous précédant tel un militaire tentant d’échapper aux balles ennemies en courant en zigzag (et les yeux fermés). Dommage que je n’avais pas de caméra, je tenais l’une des plus belles scènes de Fast and furious III : the end !.

Je ne peux pas passer sur les quelques asiatiques plongés dans un sommeil (coma ?) profond à 8 heures du matin sur leurs sièges ou affalés sur le clavier de leur ordinateur encore allumé et fumant après une longue nuit de jeux en lignes. Bienvenue dans l’univers alterdimensionnel peuplé de zombies des cybercafés ouverts 24/24. En même temps, c’est pas con, à seulement $2 de l’heure ça coûte moins cher que l’hôtel.

Pour finir, je viens d’apprendre par Vickie, charmante voyageuse originaire d’Ecosse mais habitant à Tenerife et en partance pour Bangkok que j’avais un accent écossais. Je ne sais comment le prendre…

D’ici l’embarquement, je vais profiter du soleil (s’il daigne pointer son nez), marcher beaucoup je pense, admirer les monuments et lumières magnifiques de la ville la nuit tombée ; avant bien sûr de retrouver Metz l’illuminée et scintillante, comme à son habitude, parée de ses plus beaux habits pour cette fin d’année (j’espère) et ses non moins somptueux monuments et rues animées.

En espérant que l’on me laisse passer à l’aéroport avec mes quelques quintaux de bagages et bouteilles de liquide local (10cl ? C’est sûrement pour les étrangers cette nouvelle loi).

Troisième mi-temps

→ B.A. #1: après Cairns, ce sont les malades de Brisbane qui pourront recevoir quelques millilitres de mon précieux sang. Je suis moi-même à la recherche d’un donneur de foie (non Mika, tu n’es pas éligible !) ;

→ B.A. #2: j’ai signé une pétition contre le vol des organes en Chine. C’est vrai quoi, comment voulez vous qu’un jeune fabrique un ballon correct pour mon équipe de foot préféré si on lui pique ses yeux pendant qu’il dort ;

→ information judiciaire : je récupère mon permis de conduire le 13 soit 48 heures avant de décoller. Célébrons cet événement par un vol de taxi suivi d’un excès de vitesse ;

→ citation du jour : Quand les poules auront des dents se traduit par « When the pigs will fly » (quand les truies voleront). Va savoir pourquoi ?;

→ santé : pour répondre à une question de ma chère maman, j’ai effectivement pris un peu de poids (7kgs je pense) mais tout est parfait puisque mon indice RPLIUYP comme les spécialistes l’appellent est toujours correct. C’est une machine qui me l’a dit et les machines n’ont jamais tort.

→ le connard de l’année : représentant de la communauté musulmane en Australie (rejeté par toute la population, toutes confessions confondues, bien sûr), à propos des femmes se faisant agresser dans la rue : « si vous laisser un morceau de viande non couvert dans la rue, les chats et autres pigeons vont venir en nombre pour le dévorer. Ce n’est pas la faute des animaux (hommes) mais de la viande (la femme) ». Toutes mes félicitations pour cet éclair de lucidité.

→ sondage (je réclame une participation en masse) de la semaine:

Quel est le montant total de mes dépenses depuis mon arrivée (nouvel - an pour ceux qui pensent que ça ne fait pas assez longtemps) ? Il vous suffit de remettre les chiffres suivants dans l’ordre : 8 1 3 6 1. Bonne chance (le gagnant gagne le droit de me faire un chèque du même montant pour mon retour !).

Question subsidiaire : quel est le poste le plus important parmi courses, transport, conneries, activités, socialisation (pubs), correspondance et conneries (diverses choses inutiles mais présentes quand même, telle l’AS** en coupe d’europe) ?

Merci encore pour votre attention.

Bisous à tous.

Ludovic, fatigué (215 minutes de labeur non stop pour ce roman tout de même)

Mail blog

Bulletin final

Une semaine avant le retour, je me permets d’interrompre quelques instants le désormais fameux compte à rebours et vous présente la gazette numéro 18 et probablement l’une des dernières.

Au menu du jour, dernières aventures à Cairns, descente à Sydney et comme toujours quelques photos pour les illettrés.

N’oubliez pas de tenter votre chance pour le sondage situé en bas des nouvelles.

Couvrez vous bien et à bientôt. Il a quel goût le Beaujolais cette année ?

P.S. : Pour les plus curieux d’entre vous, vous pouvez exercer votre anglais en lisant un résumé du trip à destination de mes compères anglophones.

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14 octobre 2006

News, le 14 octobre 2006, Saint Juste, from Cairns, 13H heure locale by Ludo

Taf/ taf / taf, maison de la trance, Katsu partie, let’s get wasted

C’est une nouvelle fois en solo que je vous écris, Tom ayant apparemment bien atterrit en Lorraine … pour mieux fuir quelques jours dans le sud. Quel vagabond.

Pour changer, ce n’est pas le bar Shennanigan’s qui accueille le bureau de la rédaction mais la table du salon d’une maison, une vraie.

Et oui, lassé de défier la maréchaussée et de détruire mon dos en papier mâché, j’ai investi dans l’immobilier. Pour la première fois depuis des semaines, je me retrouve entre 4 murs, avec ma chambre, une douche (presque) privée et un jardin pour étendre le linge. Sans oublier bien sûr le frigo pour y étendre les bières. Le paradis sous les tropiques. Enfin, je dirais plutôt espace paradisiaque pour un sociologue (individu en mal de réussite gagnant sa vie en analysant les comportements d’autres individus ; analyses relatées dans des livres au moins aussi épais que mon verre de lunettes droit et destinées … à des étudiants sociologues !).

Mon voisin de chambrée situé à mon extrême droite (dire si c’est loin !) est un jeune homme vigoureux de 27 ans. Toujours étudiant (en tourisme !) vous l’aurez deviné, il se pose des tas de questions sur des tas de choses. C’est le partenaire idéal de mon coloc’ de gauche. Je parle ici de James, 17 ans, unemployed musician (on appelle ça un pléonasme dans la langue de Molière non ?). Notre intermittent du spectacle préféré a bu sa première bière au mois de mai dernier et touche maintenant régulièrement à l’acide. Belle progression pour cet ancien premier de la classe. De grands débats sur l’environnement se tiennent tous les soirs dans le salon entre deux épisodes des simpsons et deux bangs (vous souvenez vous, la poudre orangée quand on était gosse ? Et ben, c’est pas ça). Une charte vient d’ailleurs d’être lancée pour révolutionner notre comportement vis-à-vis de la planète. Le début d’une puissante assos il paraît. Dire que j’étais là. Ne vous inquiétez pas, la liste des 3 signataires et membres ne comporte pas mon identité surtout que j’ai susurré qu’il fallait commencer par ne pas mettre les mégots ou boîtes à pizza dans la poubelle recyclable avant de défier Bush et ses effets de serre. Silence garanti dans la salle !

J’ai presque omis de vous parler de mon voisin de centre droit, surnommé fièrement par lui-même Sunny. Ce rayon de soleil quotidien nous vient tout droit de Corée (celle du sud, la civilisée et surtout inoffensive). Son objectif est d’apprendre à parler anglais. Congratulations, tu as choisi le bon pays. Bien sûr, dans une nation anglophone, l’anglais s’apprend … à l’école, en étant entouré de … coréens, chinois & cie ! Ils sont décidément irrécupérables. Un bon point pour lui est qu’il a un bon niveau et comprend tout ce que l’on dit dès le premier essai. Ca change des vendanges à Margaret river (« this is a white grape so you can’t cut it; only red fruit. OK?? » Silence complet!).

Ces deux dernières semaines ont été marqué par des moments de sobriété totale puis quelques pics alcooliques venant anéantir tous les efforts pour ne pas vider le compte en banque. En même temps c’est pas ma faute, il n’y a qu’une rue animée à Cairns et je dois obligatoirement y passer tous les jours pour aller travailler et tous mes collègues repartent un par un à l’aventure et donc il faut célébrer ça et voilà ! Hommes politiques arrêtez de vous leurrer et reprenez ma démonstration. Pour lutter contre l’alcoolisme, réduire à néant les accidents dus à un excès d’alcoolémie, oublier les problèmes de femmes battues … SUPPRIMEZ tous les emplois. On me rétorquera qu’il y aura trop de chômage ; mais ce n’est qu’une question de vocabulaire. Remplaçons la dénomination chômeur par individu sain, luttant contre les problèmes de société. Et de surcroît on entendrait plus beugler ces chiennes de garde conduites par la plus saoulante d’entre elles, Isabelle Schumacher ou d’autres associations dont le nom donne déjà envie de leur donner des claques !

Revenons en à mes bières. L’ôot jour, comme pourrait dire Coluche, je me suis rendu au bar uniquement pour tenter de conclure la vente de Katsumi. J’ai choisi le créneau happy hour pour dépenser moins. Résultat, l’acheteur n’est pas venu donc j’ai dû finir les 2 pintes rapidement (au sinon ça chauffe) ; vu que j’étais énervé, j’en ai recommandée une plus 2 Rum&Coke parce que le Coca c’est bon pour l’estomac de temps en temps. Sur ce, je décidais de regagner mon domicile. Forcément, je passe devant mon restaurant et qui vois-je ? Deux canadiens qui descendent des Coronas pour fêter leur départ imminent. Comme il faut montrer aux arrogants canadiens que l’Europe c’est mieux et qu’en plus la Corona (et sans lemon ni lime please) est gratuite il est impossible de refuser.

22heures, le restaurant est nettoyé, tout le monde décide de sortir. Le fait que je porte un short et un singlet (west coast eagles forever) n’a rien changé. La soirée continue au rythme de pintes et shots de sambucca (même les polonais ont du mal).

A l’aube il commence à se faire fin ; heureusement, un restaurant a la bonne idée d’être ouvert 25 heures par jour (c’est eux qui le disent). Un steack/frites plus tard et le compte est bon. Economies ruinées.

Dire que j’avais dit que j’arrêtais de boire il y a quelques années. Sûrement la faute à Mika !

Ne vous faites pas de bille, je tiens bon et suis en forme tous les matins pour l’ouverture du restaurant où je deviens un des seuls « pilier » restant. Tout le monde, même un chef, veut se casser (et s’exécute). C’est l’occasion de renouveler un peu le staff. Le boss s’en donne à cœur joie. Ce n’est pas le choix qui manque avec tous les backpackers, les crocs aux dents, qui recherchent un travail et par conséquent de la nourriture gratuite. Une suédoise, blonde of course, fine et perchée sur ses jambes interminables charme tout l’effectif avec son sourire ravageur. Elle a demandé si un poste était vacant pour son boyfriend mais malheureusement non ! Morten, bon danois à la carrure comparable à Töfting (tondeuse à gazon), pour les initiés au ballon rond, remplace Domenico, exubérant ritale à la distribution des flyers pour tenter d’attirer de nouveaux clients. Ce n’est pas gagné d’avance. Heureusement, Brooke, demoiselle peu farouche en provenance d’Adélaïde, régale toujours autant les consommateurs de notre fameux Yoghurt bar avant d’aller servir les friqués séniles du bar du casino plus tard dans la soirée.

Voici quelques secrets de recrutement dans la restauration, non dévoilés jusqu’à aujourd’hui. Gardez les pour vous. Si tu es allemand, passe ton chemin. Français, revois ton accent et sache que CV ne se dit pas SiVi en anglais mais résumééé. Asiatique, tu es le bienvenu étant donné que tu n’oseras pas contester ton salaire d’employé junior alors que tu as 25 ans et de nombreux débouchés dans le lavage de dishes ou encore nettoyage de benches s’ouvrent à toi. Pour toutes les filles, si l’on vous demande un CV (ou resume en l’occurrence), c’est uniquement pour avoir votre numéro de téléphone. Vous ne savez pas tenir 3 assiettes, tant pis, vous ferez 2 voyages à la satisfaction du chef et des clients. Cruel mais tellement vrai.

Un revenu exceptionnel est venu se greffer à l’actif de mon bilan. Je parle bien sûr du départ de Katsumi. On le redoutait mais il le fallait bien. Toutes les relations, si passionnelles et intenses soient-elles, connaissent un dénouement. Le marché a décidé de te faire passer entre les bras chaleureux et doux de qui tu sais à ceux rugueux de deux pommies (rosbeefs si vous préférez). Bonne continuation. C’est peut-être le meilleur choix si l’on considère que tu étais courtisée par des individus plus ou moins crédibles.

Israéliens (Iouri et Diana) pour débuter (le van est bien mais on veut un 4x4 ; ben dans ce cas, va dans une concession Land Rover Djorkaeff et toi, retourne sur ton île de la tentation, tu te feras transporter par qui tu veux).

Allemands bien sûr. On est intéressé mais on veut faire vérifier par un garagiste (je l’avais fait une semaine auparavant mais l’allemand restera toujours allemand). Forcément le garagiste en question (« ami des backpackers » qui met son affiche dans les campings - remplis d’allemands parce que c’est bon marché !) dit que le moteur est pourri et qu’il vaudrait mieux acheter sa Ford Falcon qui sera prête à rouler dans quelques jours (avec un nouveau moteur – de tracteur certainement).

Oublions rapidement les français effrayés par la trop petite taille (!!!) et l’absence de frigo. Si t’as pas assez de viande, mange les cuisses de ta copine !

Que dire à propos des irlandais et autres gallois, si ce n’est qu’ils ne sont pas capables de se rendre à la bonne heure ou au bon endroit à un rendez-vous (à moins de leur donner l’adresse d’un pub).

Les canadiens vous laissent miroiter le jackpot avant de s’échapper sans donner de nouvelles.

Alors oui, definitely, Ian et Paul, originaires du sud de l’Angleterre sont ceux qui ont mérité de décrocher l’affaire du siécle. Facile à conclure quand on apprend pendant la négociation qu’aucun des deux ne sait où remettre de l’huile ! Bonne chance…

Pourtant tout n’était pas gagné d’avance : aucune trace de révisions mécaniques avant 2005, bruit étourdissant du moteur lors du préchauffage et fumée bleue au démarrage, huile se rendant par on ne sait quel miracle … dans le filtre à air, compteur (trafiqué ?) kilométrique se bloquant tous les 10kms pendant quelques minutes (il suffit de monter le son de la radio pour faire diversion pendant l’essai du véhicule !), quelques points (sensibles) de rouille sur la carrosserie.

D’un autre côté en adoptant Katsumi, vous bénéficiez d’une roo bar (pare buffle) énorme (bon pour la virilité des mecs), d’un roof rack (galerie) idéal pour y installer une terrasse avec table et chaises pour l’apéro, d’un lecteur CD neuf (d’accord il saute toutes les 20 secondes mais il est neuf quand même) et last but not least d’un drapeau français peint « à l’arrache » sur la porte coulissante.

Le radiateur devrait tenir bon quelques temps, quant à la boîte de vitesse ??? Chacun ses emmerdes ! 

La vente de Katsumi a été l’occasion de réaliser une bonne plus value qui m’a permis … d’acheter une planche de surf pour construire un bar à la maison !

Tous les moyens marketing ont été mis en œuvre pour négocier au mieux la vente : 4 affiches décalées (voir galerie photo) pour attirer l’œil du backpacker inondé par les offres, un prix en double devise, une confiance totale accordée à l’acheteur (« prends les clefs et reviens quand tu veux » ; inconscient et risqué mais payant). 

A part ça :

                      B.A. # 1 du mois : l’être solidaire et généreux que je suis a rendu son téléphone portable à un boa qui l’avait oublié devant sa résidence secondaire, j’ai nommé l’ANPE (la résidence principale étant le bar du coin de la rue ou le centre de paris hippiques)

                      B.A. # 2 : j’ai hébergé sur le canapé du salon un dishwasher (lave vaisselle) du restaurant à la recherche d’une maison. Respect à lui, voyager d’Adélaïde (South australia) à Cairns pour oublier sa famille, il faut le vouloir

                      Rusty’s market : pour la première fois de ma vie, je suis allé au marché et ai acheté des fruits & légumes pour changer. Repas du soir : chips, pizza & bière. Y’a encore du boulot !

                      Comment faire des économies : perdre sa carte bancaire et attendre 10 jours pour pouvoir de nouveau retirer. C’est mon cas actuellement

                      Congratulations West Coast eagles : vous l’avez fait ; notre équipe favorite de footy (Perth) a gagné son championnat. Pourvu que la maison grenat suive l’exemple

                      Chiffre du jour : AU$2800, soit le prix de vente de Katsumi

Pour terminer en beauté, voici la pensée du moment :                 

                         

     If we drink, we get drunk

     When we get drunk, we fall asleep (s’endormir)

     When we fall asleep, we commit no sin (pêché)

     When we commit no sin, we go to heaven (paradis)

So, let’s get drunk and go to heaven!

Ludo, depuis Minnie street. Pourvu que ça mousse!

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19 septembre 2006

News, le 19 septembre 2006, from Cairns, 13H heure locale by Ludo

Taf/ taf / taf,

Melbourne

l’européenne, tribute to a top bloke

C’est une nouvelle fois en direct du pub « Shennanigans », en solo (la main droite commence à avoir des crampes) et sous un temps de rentrée des classes (Cairns c’est moche sous la pluie) que j’anime la tribune voyage sous les tropiques.

Afin de garder le meilleur pour la fin, je me dois de commencer par rendre hommage à mon alcoolique d’acolyte, celui-la même qui vivait au dessus du bistrot où je me trouve actuellement pour profiter des discounts sur les cruches de bière, car oui, ici, la bière se boit à la cruche. Promotions dont j’ai amplement profitées je le reconnais.

Commençons par l’improbable incipit (commencement ; c’est du latin) qui remonte déjà à une bonne treizaine de mois. Il paraîtrait (à ce que je me souvienne) que j’aurais composé un faux numéro avec mon mobile en plein mois d’août en destination du messin en grandes vacances ensoleillées à Nice après 1 an de très grandes vacances passées sous la grisaille de Preston (Angleterre). Pardonnez moi de cette erreur, je vous en prie, je devais être sorti d’une importante négociation sur des fûts de Kro pour un café de Maubeuge. Ah le boulot !

En temps que bon commercial, je ne pouvais pas raccrocher au nez de mon interlocuteur, et j’ai dû glisser dans la conversation, par erreur, que je projetais de me rendre loin de France pour admirer les kangourous et autres attractions locales downunder.

Peut-être ais-je sussurer également que j’avais besoin de compagnie pour ne pas me perdre dans le gros avion au départ de Paris Roissy Ségolène Royale (ben quoi ça sonne mieux que François Bayrou quand même). Fidèle à son esprit d’exploreur de nouveaux horizons, l’ami des Turcs (européens ?) de Noisseville, ne s’est pas pris la tête (de Turc pour ceux qui ont du mal avec les blagues à la Ruquier), a fait ni une ni deux, ni ses valises et s’est mis à rêver de je n’en sais trop rien, je ne suis pas dans sa tête.

Les quelques formalités réglées autour de plusieurs demis (ce n’est jamais bon de ne faire les choses qu’à moitié !) du type

-         « il nous faut quoi pour partir ? »

-         « Ben j’sais pas, ptet un passeport »

-         « jcrois qu’il était toujours dans ma valise au fond d’une poche »

-         « faudra vérifier s’il est pas périmé »

-         « ça devrait le faire, j’ai pas encore trop renversé de bière dessus »

-         « Sinon le visa ç’en ait où ? »

-         « Oh, on a le temps, ça ne prend que 2 jours il paraît, si la connexion internet veut bien se bouger »

-         « Tout est bon alors ; on reprend un demi de Foster’s »

-         « Whoff, un baron fera l’affaire ».

Les dialogues sont interchangeables entre les deux protagonistes et l’entretien se termine souvent sur des propos relatifs au FC Metz et quelques pincées supplémentaires de houblon frais auprès d’autres passionnés du club à la croix de LORRAINE.

Tout étant (nous l’espérons fortement) prêt, il ne reste plus qu’à attendre le jour J.

Prévoyant que nous sommes, Tom doit venir passer la nuit rue Jules Barbé dans le 54 la veille du départ pour éviter tout problème de dernière minute. C’était sans compter sur la déesse neige qui faisait fureur la dernière semaine de décembre qui a rendu le trajet Metz-Les Baroches plus long et stressant que Paris-Singapour.

Une dernière Kronenbourg tout en terminant les bagages (il n’est jamais trop tard) et le mal était fait. Plus moyen de reculer.

Surtout si l’on ajoute l’extrême envie d’Hélène de voir son fils quitter (comme si il y était souvent) le domicile familial qui la poussa à nous réveillé à 3H du matin pour un vol quelques 8H plus tard. Bien lui en a pris car le monstre Sharan a failli trépassé devant les collines blanches jonchant l’A1.

Oui, je l’avoue pour lui, haut et fort, Tom est parti pour s’affranchir « alcooliquement » du joug parental. A peine étions nous pénétrés par l’atmosphère insoutenable et enfermée de l’airbus et agréablement surpris par l’uniforme des hôtesses, qu’il n’a pu s’empêcher de commander à boire. En même temps ils font tout pour nous pousser, c’est gratuit et en grande canette et y’a même des gâteaux apéros.

Va falloir que je fasse court pour le reste du voyage ou ça risque de prendre des allures de roman.

Que dire, si ce n’est que les 9 mois (hum hum tu es enceinte mon salaud, c’est donc pour cela que tu m’as quitté. Et dire que tu m’as fais croire que c’était la bière !) passés ici, là, à vagabonder sans but précis ni destination connue, à parcourir des milliers de kms à bord de Katsumi en rajoutant quotidiennement de l’huile, à chercher et trouver du boulot dans des secteurs d’activités que nous ignorions tellement, à être des cons pour les autres mais prenant les autres pour des imbéciles (oui, je parle de toi, allemand, Robert & cie, obnubilé dans ton bouquin de voyage), à rencontrer des personnalités venues de nulle part,  à juger que Sarkozy a encore du pain sur la planche si l’on considère le nombre d’étrangers ne savant même pas dire bonjour mais possédant un passeport français … qui leur permet de se rendre à l’autre bout du monde, à faire le deuil du FC Metz en se mettant aux règles du football australien, à apprendre que les règles du snooker sont différentes pour chaque pub à à à à (la liste est trop longue pour être exhaustive) ont été une réussite et rendu possible grâce à ta simple présence, ton esprit toujours positif et ton envie d’aller de l’avant.

Le ciel se déchaîne à Cairns, si ensoleillée et étouffante à l’accoutumée, pour saluer ton départ.

De la même manière, Manchester United, triomphant depuis le debut de saison, célèbre l’occasion dans son antre d’Old Trafford par une défaite face à Arsenal.

Signe des temps, je me retrouve seul avec deux pintes qui descendent lentement pour la Sunday sesh du Shennanigans.

Pour résumer et comme le disent si justement les vétérans d’Indochine, c’était mieux avant !

Cheers for everything mate. Take care. It’s gonna be cold in

France

. Enjoy yourself and see you soon.

Aussie Aussie Aussie Oi  Oi Oi forever. Rien ni personne ne pourra nous l’enlever.

Ludo, 1664

     

Avant de digérer cette triste séparation, quelques (més)aventures ont émaillé notre routine Cairnsienne.

Pour nous prouver que Katsu tient toujours la route, nous nous sommes rendus, en bon dimanche des familles, au Nord, à Cape Tribulation. Prononcez ce mot à un randonneur et/ou explorateur averti et ses yeux s’éclairciront de bonheur. Cape trib’, comme on dit dans les milieux branchés, est un paradis pour ceux qui aiment les paysages, les forets tropicales et la tranquillité. Même nous, pourtant moins sensibles que certains aux charmes de la nature, avons été subjugué rien qu’en parcourant la route pittoresque et sinueuse avec en fond d’écran l’océan du côté droit et d’immenses arbres à bâbord.

De notre destination nous n’avons vu, sous une pluie torrentielle (c’est peut-être pour ça que les arbres poussent si haut), qu’une ranger cachée dans son refuge et qui nous a dit … qu’il pleuvait et que c’était dommage pour nous ! Merci pour l’info.

Etant donné qu’on n’utilise pas de l’essence pour rien, nous en avons profiter pour faire une pub crawl  au retour (non vous ne saurez pas combien de bars ni qui était le conducteur), manger un gros hamburger avec un couteau planté au milieu, accompagné d’une bonne bouteille de Beaujolais signée Georges Duboeuf SVP (histoire de se rappeler que le mois de novembre approche).   

Parlons business quelques instants pour remonter le niveau de cette conversation de comptoir.

Melbourne a eu le privilège de m’accueillir 3 jours afin de me rendre @ the fine food,  wine & spirit exhibition (raison officielle) et de passer quelques temps avec Tom, Elise (serveuse suisse du Wharf à Broome), son frère et un compagnon helvète.

Le voyage s’est plutôt bien passé, trop rapidement pour ne me permettre de boire que 2 rum&coke (coca pas cocaïne) en vol.

Check-in au Ritz (et oui, voyage d’affaire) où ma secrétaire personnelle avait déjà réservé la chambre la plus pourrie qu’il y avait dans l’hostel.

Programme de la soirée, quelques bières au bar du dessous puis quizz à propos du 11 septembre (en l’occurrence date du jour) dans un bar sous terrain en attendant mes congénères, en excursion sur une île pour voir des pingouins. Vous voulez connaître le résultat ? D’accord, j’ai fini dernier avec 6 points ET DEMI sur 40 et j’ai gagné une bière … chaude et secouée que je me suis empressée de descendre avant qu’un inspecteur de l’hygiène et de la santé ne fasse fermer le troquet. Les retardataires m’ont sorti du traquenard et fait découvrir le quartier (St Kilda, réputé pour sa vie nocturne). Lundi étant traditionnellement calme, nous avons fini dans un club gay, the traffik où nous avons passé un bon moment à regarder ces hommes (femmes ??) se déhancher sur la piste, trop près de nous parfois !

Deuxième jour, direction la conférence pour prendre le pouls du milieu bar/restauration en Oz. Apparemment tout va bien. Petite dégustation de vin et vodka pour clore la séance.

Fin d’après midi passée à marcher, au supermarché et soirée drinking games en toute simplicité.

Troisième et dernier jour, manqué le réveil pour saluer une dernière fois Tom, en départ pour Sydney dès l’aube. Ballade en ville et visite guidée du Melbourne Cricket Ground, bijou d’une capacité de 100000 spectateurs, hôte des matchs de cricket et football (australien, avec les mains). Départ de la visite 15H, durée prévue 1H15. Décollage de mon avion 17H15. Trajet stade – aéroport (en taxi) environ 30 minutes. Sachant que tout individu prenant un vol est conseillé de se rendre à l’aéroport et de s’enregistrer environ une heure avant le départ du vol susnommé, un problème se pose.

En fait, le guichet ferme environ entre 15 et 20 minutes avant les vols domestiques. Manque de bol, je suis arrivé 15 secondes (véridique) après la fermeture. Pas moyen de discuter avec la compagnie de Richard Branson (Virgin Blue).

J’en suis encore à me demander les raisons de cet échec (2 fois en 2 ans, même scénario à Londres où on était arrivé 20 minutes APRES le départ de l’avion !). La faute au chauffeur de taxi peut-être, refusant de griller les feux rouges même sous l’influence d’un beau billet jaune orangé ; celle au guide du stade certainement, ayant du mal à monter les gradins avec ses jambes mûres ; celle à Elise j’en suis sûr, me demandant véhément de lui rendre son gilet situé au fin fond de la valise. Qui a fait la valise ? Ma secrétaire partie vers Sydney le matin même. Voilà le coupable. Sale lâcheur.

 

Résultat, 50$ de frais (kérosène plus taxe !), quelques pintes, une fouille plus qu’approfondie (recherche inopinée -c’est tombé sur moi- et chimique de traces d’explosifs) et 3 heures plus tard, un vol m’était attribué.

Certainement plus de 1000$ dépensés en 3 jours mais quand on aime, on ne compte pas.

Il ne me reste plus qu’à travailler dur pour regonfler le compte. Aussitôt dit aussitôt fait, je suis maintenant chargé de l’ouverture (c’est moi qu’ai les clefs !) et souvent de la fermeture du resto.        

A part ça

-         R.I.P Manolo de St Symphorien. Tu faisais un peu pitié avec ton tambour sur le bord du terrain mais tu étais un des symboles vivants du FC Metz, vieux mais dynamique et joyeux comme on aimerait qu’il le redevienne rapidement. A jamais dans nos cœurs ;

-         R.I.P Stewe Irwin, inconnu dans nos contrées mais icône environnementale devenue légendaire il y a quelques jours après avoir été piqué a mort par une stingray (raie manta). Tu as défendu et fais découvrir la nature et son importance à tous les anglophones du monde entier. Respect. Même les crocodiles te craignaient.

-         Vous avez quelques euros à dépenser pour une légende de la route, n’hésitez plus, achetez Katsumi, magnifique bolide en manque de partenaires et d’aventures. Pour vous, prix d’ami, 3000$ plus rapatriement en France à vos frais, plus droits de douanes, plus argent pour amadouer l’inspecteur responsable du contrôle technique. En gros pour environ 30000$ elle est dans votre garage. Vous pourrez l’utiliser pour transporter des veaux ou des cochons (non Mika je n’ai pas dit des cadavres de nancéeins!), des fûts de bière ou encore attirer quelques jeunes filles à la sortie des écoliers (« Magst du bonbonns ?).

-         Un rêve, que dis-je, une vie, a été brisé devant mes yeux ce matin lorsque, sur le chemin de la douche publique, en passant devant le TAB (=PMU) un jeune aborigène d’au moins 8 ans (rentré tout seul, sans son papa, certainement au tribunal) s’est fait éjecté par la responsable sans même un mot gentil (ou un « tiens voilà 3$ pour aller au bar à côté si tu veux). J’ai vu dans ses yeux la tristesse d’un gosse, perdu sans son doudou. Et je ne lui ai même pas dis bonjour. Enfoirés de blancs.

-         Dur réveil de Katsumi ce matin. Deuxième avertissement (pas vu le premier mais bon) pour unlawful camping. Apparemment ça ne rigole pas dans le Queensland, 3750$ de risque d’amende. Va falloir que j’enlève le caddie juste devant, ouvre les rideaux et bouge de quelques places avant d’emménager dans du dur (incessamment sous peu).

Enfin, la citation du jour :

     « If you’re not wasted a week, you wasted a week » si vous n’êtes pas bourrés au moins une fois dans la semaine, vous avez gâché une semaine ! Cest pas moi qui le dis.

Sur ce, bisous à tous.

Réservez un accueil digne de ce nom à Tom, de retour en gare de Metz le 26 septembre. Attention quand même, il sera fatigué.

[Retour prévu pour le beaujolais nouveau me concernant]

See you soon.

Ludo

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29 août 2006

News, le 10 août 2006, from Cairns, 12H heure locale #1 by Ludo

Voyage voyage, Noir c’est noir

La longue et périlleuse route séparant les 2 côtes du continent ne nous aura guère freiné dans notre périple.

Tel un Panzer allemand mystifiant la ligne Maginot, Katsumi n’a pas rompu face aux quelques milliers de kilomètres parcourus en 10 jours pour relier Broome, la cité perlière à Cairns, the backpackers & crocodiles city.

Pourtant, rien n’était gagné d’avance et nombreux sont ceux qui ont échoué par le passé.

Les routes interminables bordées de terre rouge comme on en voit sur les couvertures de bons vieux bouquins de géographie ou de géologie font perdre la raison même au plus averti des conducteurs ; le soleil, dès l’apparition des premiers rayons matinaux, rend instantanément aveugle, y compris l’iris éclaircie du roi des lynx.

Tout cela sans compter sur les bushfires qui font passer les gigantesques feux de forêts provençaux ou ibériques pour des insignifiants barbecues de repas de quartier. Heureusement, l’outback est bien desservi et l’on peut trouver un camion citerne (à fonctionnement pompomatique bien sûr) au moins tous les 400 kms.

La civilisation laissait un peu à désirer du point de vue … civilisation. Il y a encore de l’espace habitable pour ceux qui cherchent un pavillon avec jardin. Ce ne sont pas les habitants des quelques 10 ou 12 « villes » que nous avons traversé en 4000 kilomètres qui me contrediront. La town typique (ou ville fantôme) est composée d’une station essence voire deux (qui font également bottleshop et restaurant et camping), d’un pub (tenu par le même patron depuis des lustres, que si il va se coucher et ben le bar il tombe !, et qui se ressert à chaque fois qu’un verre est commandé, politesse oblige) et de quelques demeures qui ne tiennent plus guère que par un grand mystère. Bien sûr, le maire (homme pour supporter une telle pression) est, par alternance, le propriétaire de la station essence ou du pub. Pas de problème de liste ni de trahison…

A notre grand étonnement, nous avons atteint une ville « urbaine », en l’occurrence Darwin (pointe Nord de la côte Ouest). Cachée au milieu de parcs nationaux immenses, de territoires aborigènes peu recommandables et de défense nationale infranchissable, la mégapole et capitale du Territoire du Nord, nous a surpris par sa vie nocturne agitée. Nous n’avons même pas réussi à tenir une soirée d’ailleurs, n’étant plus habitués aux sorties une fois les 12 coups de minuit sonnés.

C’est pourquoi, nous avons préféré remettre nos marcels et chapeaux d’aventuriers qui nous sieds si bien et nous rendre au Lietchfield national park pour nous ressourcer en compagnie de « kangourous antilopes ! » et prendre un bain de jouvence dans les piscines naturelles surplombées par des chutes vertigineuses (ouah je pourrais me faire embaucher par Pierre & Vacances comme écrivain pour leurs brochures !). Non Florence, nous ne t’oublierons jamais, tu étais si chaude et humide, dommage que ton débit me fasse encore mal à la tête.

Suite le 26/08/06 en direct du Shennanigans

Après m’être fait expulser de mon spot d’électricité (près de la plage, a proximité du poste de police) et quelques discussions avec la maréchaussée (« vous n’avez pas assez de sous pour vous payer une chambre et converser avec vos proches et bien … tant pis ! »), c’est en riche et depuis un endroit plus sûr (pub of course) que je vous retrouve pour continuer de narrer notre voyage vers l’autre côte.

Après avoir rapidement visité Darwin et le parc national, ce sont des milliers de kilomètres dans le bush que nous avons du défier non sans crainte. Après le WA (Western Australia) et le N.T de Darwin (Northern Territory ou plutôt Nigger territory si l’on prend en compte la population locale !), le Queensland (voire carte) nous ouvre ses portes. Baptisé the sunshine state pour ses plus de 300 jours ensoleillés annuels (ça en fait rêver certains), nous l’avons renommé the roadworks state pour ses centaines de kms de travaux engendrant quelques secousses que les « amortisseurs » (ressorts) de Katsumi ont eu du mal à contenir. L’économie du plus grand état du pays repose essentiellement sur le bétail et les mines. C’est dire si il y a de quoi s’amuser !   

A part ça,

®    Nous avons appris à nous battre grâce à un aborigène qui nous a enseigné les techniques venues tout droit du bush (« bouge, bouge et vise les reins ! »). Imparable surtout qu’il s’est fait démonté quelques minutes avant par un de ses « confrères ».

®    Aborigène encore ; Tom s’est laissé charmé par une boa au last chance saloon et lui a gentiment offert 2$. Rien ne va plus !

®    Aborigène toujours ; katsumi a survécu dans les endroits les plus redoutables,notamment Fitzroy crossing où elle a passé la luit sur le parking d’une station essence non loin d’une « villa » remplis d’aborigènes écoutant Queen ! Les pneus en tremblent encore

®    Un clodo avec une casquette Coca (non aborigène !) s’est foutu de notre gueule à notre descente de voiture après une nuit passée sur un parking. On ne nous prendra pas notre dignité !

En bref, le voyage s’est excellemment bien déroulé. La non présence d’un boulet allemand doit y être pour quelque chose !

Au tour de Cairns maintenant de nous surprendre…

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News, le 26 août 2006, from Cairns, 13H heure locale #2 by Ludo

Mais où sont les locaux? Et que ça brille !

Après vous avoir dépeint l’aventure, retour à la civilisation et toutes ses affres mais aussi ses joies.

Si je vous écris en solo pour ces nouveaux bulletins c’est parce que Tom, à la manière de Napoléon, s’est fait exiler quelques jours par semaine sur une île situé à 30 minutes de Cairns. En effet, il monnaie son talent, ses compétences, et son expérience du Wharf (restaurant à Broome pour les décalés) pour une agence d’intérim spécialisée dans l’ hospitality. En qualité d’aide cuisine ou plus exactement de lave-vaisselle, il voit défiler les assiettes et autres couverts des convives de mariages principalement. Tous des pourris chez Adecco !

Tel Merlin l’enchanteur sans sa recette magique, il est vite dépassé par les événements mais se rattrape facilement lors de moments d’extase lavomatique. Ses moments de pause sont marqués par … rien du tout, l’île étant entièrement dévoué aux clients (le proprio, un géant du tapis ne laisse pas de place à l’improvisation et on ne mélange pas les torchons, Tom & ses collègues, avec les draps de soie, les invités qui payent plus de 20000$ par nuit pour réserver l’endroit). Heureusement, pour ce tarif, une ou deux bouteilles manquantes dans le bar ne laissent pas trop de trace dans la comptabilité… Une promotion de serveur lui sera peut-être accordée prochainement. A noter que son employeur s’appelle Erwan, un bon breton de chez nous. La cuisine française s’exporte bien.

Quant à moi, je mets également à profit l’expérience du Wharf et monnaie, chèrement, mes nouvelles compétences de cuistot (25 ans d’expérience dans la cuisson du poisson). Swordfish (espadon), qui a ouvert ses portes il y a à peine un an, a accepté le défi de me prendre dans son équipe non sans risquer de perdre une bonne partie de sa clientèle selon mon humeur ! L’équipe est jeune, dynamique, quelques serveuses sont assez sympathiques à regarder et la carte pas trop étoffée ; Easy. Quel plaisir de balancer ses plaques sales au préposé à la vaisselle, Joseph, noir, et inefficace. Ca n’est plus ce que c’était les esclaves. [D’accord, je retire].

Le restaurant fait également marché (vente de crevettes, écrevisses, crabes…) et … Yoghurt bar. Oui, pas besoin de traduction, bar à yaourt. Le pire, c’est qu’il y a du monde au comptoir ! Le monde à l’envers, un bar sans bière. Oui, je l’avoue, et j’en suis encore tout retourné, il m’est arrivé de servir du yaourt tout en polissant les couverts. Ca fait mal, c’est rabaissant mais ce n’est pas trop fatigant.

Si nous travaillons actuellement, c’est parce que notre arrivée à Cairns a été marqué par la découverte des pubs qui nous accueillent pour le petit déj et nous renvoient qu’au petit matin. 5 jours ont suffi pour faire partir en liquide toutes nos économies. P.J O’Briens et ses serveuses (incompétentes mais blondes à la poitrine généreuse) en costume d’écolières encadrées par quelques managers nous a régulièrement attiré pour quelques heures ; Concept bien réfléchi et qui fait ses preuves.

Mis à part ses quelques endroits nocturnes, Cairns nous a séduite par son lagoon, piscine en plein air située au milieu de la ville et qui fait oublier le manque de sable sur la plage (l’eau est dégueulasse, pire que l’étang « sous-la-vase » de Les Baroches, et expliquant le nombre important de crocodiles (6-7 mètres de long, rien à craindre !) et de méduses (ben oui, l’eau est chaude).. L’espace est assez bien aménagé, avec quelques barbecues (gratuits) rassemblant des dizaines de backpackers dès le soleil couché.

Nous avons pu expérimenté et perdre quelques dollars dans les machines à sous qui se trouvent dans tous les bars de la ville. Comment ne pas perdre son argent avec une telle tentation ! Tant qu’il n’est pas gâché dans la nourriture tout va bien.

A lieux peu recommandables fréquentations peu recommandables. Lors de notre dernier jour de débauche (le porte monnaie se faisant léger), un « chef espagnol » nous a fait saliver en nous faisant miroiter un travail dans les prochaines heures. Il a présenté Tom (notre lave-vaisselle du 57), originaire de Boston !! à une serveuse, apparemment trop occupée un lundi après-midi sans client pour parler à son grand ami. Bien sûr, le petite amie, tchèque, du mec en question est modèle (on a vu la photo sur le portable) mais ce n’est malheureusement pas un bon coup au lit ; on ne peut pas tout avoir ! Ce fut un bon moment de rigolade. Cher pour le spectacle proposé mais même les meilleurs de la promotion DUT Tech de Co 2004 peuvent se faire avoir.

Je suis sûr qu’en lisant tous ses récits, vous vous demandez « mais où vivent t’ils ? » Même eux (nous) ne le savent pas. Tom, entre ses passages sur l’île (et son mode de vie à l’africaine dans une grande tente), passe ses (fin de) nuits au pub parce que l’on n’est jamais assez proche du bar. Personnellement, Katsumi m’accueille gentiment (et sans loyer) sur un parking proche du centre ville … et de la douche du fameux lagoon qui me voit arriver tous les matins pour ma toilette quotidienne. 

Les quelques nuitées au Rosie’s backpacker resteront dans nos mémoires d’alcooliques déchus. Quelle connerie avons-nous fait de dire que nous voulions une chambre animée. Nous nous sommes retrouvés dans une chambre de 8 lits habitée par une bonne dizaine d’anglaises (cherchez l’erreur) dont la moitié d’une cuisse de l’une d’entre elle suffirait à fournir tous les hypermarchés du bon vieux M.E. Leclerc pendant la quinzaine du jambonneau breton ! D’autant que les alarmes incessantes à 4 puis 5 puis 6 heures du matin ne dérangeaient apparemment pas grand monde.   

J’allais oublier de vous parler de Cairns. La ville, de taille moyenne, est bordée de collines ainsi que de l’océan pacifique lui conférant quelques attributs naturels de qualité. La mondialement connue grande barrière de corail est l’aimant à touristes de la cité. Malheureusement, la plage située au centre ville ressemble à la côte ouest française après un naufrage d’un pétrolier (ça fait longtemps que ça n’est pas arrivé d’ailleurs !!). Les crocodiles et les méduses y vivent en paix. La ville a tout de même eu l’ingénieuse idée récemment de construire le lagoon pour satisfaire les besoins des touristes à la recherche d’un oasis sous la chaleur étouffante ou des miss désirant parfaire leur bronzage (en s’exposant de 10 heures à 17 heures y’a des chances de ne plus être blanche). En attendant la quarantaine et la découverte d’un cancer de la peau (les UV sont extrêmes) irrémédiable. Enfin, on ne va pas casser leur délire. La température commence à grimper (environ 27°) et la saison touristique débute seulement (jusque décembre).

Au niveau population je m’aperçois que les touristes sont plus nombreux que les locaux ; mention spéciale aux asiatiques qui flashent à tous les coins de rue ; sans oublier les nombreux backpackers qui se sont tous donné rendez-vous, particulièrement les allemands (pas cher) et les français (dont les paroles insensées et l’accent prononcé font toujours sourire ; peut-être sont-ils belges ou suisses après tout ?!).

C’est pour l’une de ces dernières raisons (eh transition parfaite !) que Tom va prochainement faire ses valises prochainement pour la ville qualifiée « d’européenne », Melbourne dans le Victoria, au sud est. Départ prévu début septembre. Il tremble déjà en étudiant le thermomètre qui ne dépasse pas les 20°. C’est lui qui a voulu !

A part ça :

®    Chiffre du jour : 1,08 comme la somme restant sur mon compte en banque pendant 10 jours avant ma paye. Grand merci à Tom et Elise, mes compréhensibles créanciers ;

®    Dèche bis : est-il honteux de ramasser une pizza (encore emballée) dans une poubelle pour faire plaisir à son estomac criant ? En plus elle n’était pas bonne (poulet, pff) ;

®    Dur dur d’être une maman et de faire plusieurs lessives en une journée. Heureusement, les moines y ont pensé et inventé un doux breuvage à base de houblon pour donner des forces ;   

®    Est-on considéré comme un terroriste pour Sarko si l’on se rend à la douche (publique) avec une bouteille de gaz et un réchaud ?! Faut bien trouver un moyen pour chauffer l’eau pour se raser ;

®    Douche encore : en plus de faire des économies en ne payant pas l’eau, il est possible de faire des bonnes affaires en récoltant un bermuda sur la porte certainement oublié par un backpacker quelques minutes auparavant. Pas de pitié avec ses confrères ;

®    Douche toujours : Pourquoi le fait de prendre une douche dans les sanitaires féminins choque t’il le personnel de nettoyage ? En plus, elle était froide ;

®    Un crocodile est passé entre ma mâââchoire récemment. Verdict : c’est de la dinde. C’est du vol !

®    Pour finir, la pensée du jour : « We don’t inherit the Earth from our ancestors, we borrow it from our children » dixit Peter Lik, photographe et auteur de clichés paysagers d’exception. Pas vrai ? Peut-être que les paysans m’en voudront mais tant pis (on a quand même besoin de nos vieux !).

Voilà, ça doit être tout. En espérant que vous preniez autant de plaisir à lire ces bulletins que j’en ai eu à les écrire.

Bonne fin d’été (il fait froid et moi je m’en fous !!)

Ludo & Tom (par pensée)

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14 juillet 2006

News, le 05 juillet, from Broome, 19H heure locale by Ludo & Tom©

Champions du monde ?!, adieu Broome, le juge est un belge

                      Hello, Bonjour, Ciao à vous tous qui êtes maintenant des millions de fidèles all over the world à patienter devant votre ordinateur, avides de nouvelles informations concernant vos aventuriers préférés…

Et bien réjouissez vous Mesdames et Messieurs, le temps de l’attente a enfin cessé. La rédaction est de retour plus inspirée que jamais pour vous faire passer nous l’espérons un autre agréable et délectable moment de lecture passionnante !

Commençons par  mettre les choses au clair, la dernière intervention de Ludovic, ce coup de sang envers une équipe prônant des valeurs auxquelles nous refusons d’adhérer n’est en aucun cas à remettre en cause. A l’inverse de nos confrères de l’Equipe, nous refuserons de tourner notre veste tel un dribble chaloupé du beau gosse de Boulogne sur mer, les propos tenus resterons sur notre site et seront assumés jusqu’au bout. Ceci étant dit, l’ébauche d’esprit de corps exprimé par le groupe France a su ranimer la flamme dans les yeux de Ludo mais pas dans les ceux de Tom, éternel sceptique devant cette équipe trop starifiée à l’image du dieu Zidane et de sa sortie admirable.

Trêve de préliminaires, entrons dans le vif du sujet…

Après avoir fait notre temps au Wharf restaurant, nous jouissons maintenant de notre liberté mais n’oublions pas tout ce que cet endroit nous a apporté (nourriture à volonté, alcool à foison et bien d’autres choses inexprimables dans cette gazette).

Nous allons maintenant tenter de résumer quelques uns des faits marquants de cette épopée gastronomique. Nous vous avions dépeint le portrait du nouveau chef, Scotty ; des photos viendront bientôt illustrer la précédente description .S’il vous plait éloignez les âmes sensibles de l’écran ! Scotty a donc su montrer ses limites tant en tant que manager, provoquant au passage la démission de Tom, erreur rattrapée in extremis ; en tant que chef également, ses plats étant huileux, brûlés ou tout simplement en inadéquation avec la commande!

A ces erreurs grossières pourraient s’ajouter des comportements souvent à la limite du harcèlement sexuel allant du sourire vicieux à la caresse dans le dos ! Non, décidément Scotty, c’est pas possible, tu dépasses les bornes des limites !

La Nightlife et les Crew Parties ont beaucoup compté dans le restaurant, la dernière en date remontant à samedi. En effet après quelques excès et une autre nuit blanche ponctuée par un magnifique feu sur la plage, le patron, avec le consentement de Tom plus pressant que jamais, a tout simplement décidé de fermer le restaurant le dimanche prétextant un problème de plomberie.

Le jour du Seigneur a donc été consacré à la fête et la boisson a une fois de plus panser les plaies et débridé les esprits !

Mais plus que la fête et les portefeuilles allégés qui s’en suivent, nous retiendrons de ce restaurant des rencontres insolites et heureuses parfois.

La parfaite illustration des propos susmentionnés est la rencontre avec de charmants habitants de Melbourne. En effet, comme à son habitude, Tom, notre charmant serveur à l’accent exotique, a su éveillé la curiosité des clients et après quelques paroles échangées avec une mère de famille respectable, notre French Waiter s’est vu présenté à toute la famille, incluant de charmantes jumelles (pas majeures et alors, c’est la maman qui veut).

La générosité étant l’une des plus grandes qualités de Tom, une des deux sœurs similaires voire identiques s’est aussitôt vue réorientée vers Ludo qui a su convaincre par ses mets délicieux. Résultats des courses, nos deux restaurateurs ont été cordialement invité à passer quelques jours à Melbourne dans l’agréable chaleur d’un foyer accueillant ! Adresses et numéros de téléphones sont consciencieusement conservés et seront réutilisés à bon escient plus tard au cours du périple.

Au chapitre des rencontres, nous ne pouvons passer sur le staff et en l’occurrence sur Danny, notre chef et Elise, notre serveuse favorite. Nous partageons en effet notre maison avec les personnages susnommés dans une sereine harmonie. Parfois étrange, cette cohabitation se passe très bien, le régime de la communauté prévaut, bières fraîches, chaussettes propres et pyjama étant une denrée rare dans notre maison ! Le régime monastique moderne est en place.

Bien sur, tout le monde se promet de rester en contact et de se revoir après le retour en France, mais bon, nous savons tous qu’un séjour à l’étranger n’est finalement qu’un carrefour où quelques vies se croisent, empruntant l’espace d’un moment une route commune pour se séparer plus tard et poursuivre sa propre destinée.

Arrêtons nous une seconde pour nous congratuler de cette formulation digne des plus grands. Hugo, Rostand ou encore Baudelaire. Merci !

Bref, nos days off sont donc constitués de sorties avec les différents membres du staff. Nous retiendrons une journée mémorable passée à jouer au minigolf. Le minigolf, sport si ennuyeux atteint une autre dimension lorsqu’il est pratiqué avec une glacière remplie de bières. La performance s’en trouve affectée mais les fous rires compensent allègrement la médiocrité des apprentis golfeurs !

Mon dieu, nous allions oublier la date, nous sommes en effet à la veille de notre fête nationale, Katsumi se prépare à passer une journée mémorable. En effet, notre bon compagnon de route se pare de bleu, blanc et de rouge. Le Roof rack sera notre refuge pour passer cette journée étant donné que le toit du van semble la place idéale pour savourer quelques verres de champagne en face du restaurant au son de la Marseillaise ! A noter que Katsumi a été passé en revue ; à l’instar de notre président, nous avons inspecté le véhicule et décrété qu’une restauration devait être entamée. Après son ravalement de façade, notre belle est désormais parée d’une batterie neuve et de filtres à huiles vierges (un seul ne suffit pas pour cette dévoreuse d’espace) !

La justice est également au menu du jour. Il faut que jeunesse se fasse comme le dit très justement l’adage populaire. Elle a malheureusement failli se défaire.

Voici les faits rocambolesques qui ont animés une soirée banale. Après quelque 12 heures de travail acharné, c’est au Divers, pub local et carrefour des civilisations de Broome que le staff s’est retrouvé pour profiter de quelques minutes de relâchement autour d’une cruche (sic !) de bière à prix cassé et du billard. La fermeture poussant nos camarades vers leurs véhicules, c’est Ludovic qui s’est dévoué à prendre le volant pour le chemin du retour à bord de Katsumi, Elise prenant en main la voiture du chef. Les quelques centaines de mètres à travers les bois qui les séparent de leur demeure devraient se passer sans trop d’accroc, si ce n’est peut-être un de ces kangourous qui jonchent les routes.

Elise, au volant d’un véhicule au moteur assez puissant prend la tête, Katsumi toussotant au démarrage. La ligne droite qui sépare notre résidence secondaire du rond-point aura été fatale puisqu’ Elise, se prenant pour Alonso, se mit à faire ronronner le V6 de la Holden Commodore. Les forces de l’ordre qui se trouvaient non loin de là n’ont pas mis longtemps à réagir et poursuivirent la terroriste. Tout se déroule normalement, « mademoiselle soufflez dans le ballon », le résultat est négatif. Tout est parfait. Mais nos français, si solidaires et cherchant à aider leurs amis, se sont arrêtés sur le bord de a route, ont pris leur bâton de pèlerin et rejoints leurs deux compagnons.

Là c’est le drame. Les policiers, qui avaient remarqué le van, demandent qui en est le conducteur. Ludovic, toujours honnête, lève son doigt fièrement tel Zizou lève le front face à la brebis galeuse ritale. Il se fait sur-le-champ amener un petit ballon de baudruche qu’il gonfle facilement, son poumon de non-fumeur et joggeur matinal se montrant infaillible. Malheureusement, celui-ci vire au rouge pour quelques milligrammes de trop. Notre ami fut (ah sacrée Kronenbourg) donc prié de rentrer dans le booze bus direction le commissariat de police. La prise de contact fut plutôt chaleureuse, le détenu étant autorisé à vidanger le trop-plein d’urine dans les toilettes de la cellule principale, sous les yeux ébahis d’une gendarmette pourtant mature. Cela n’a pas influencé le « breath test » qui s’est révélé positif, un poil au dessus de la limite légale (0,109 unités inconnues au lieu de 0,05). Bien que vindicatif envers les méthodes peu catholiques de la maréchaussée (ils vous font miroiter un test sanguin pour vous rendre coupable avec un appareil homologué par eux-mêmes), Ludo a accepté les résultats.

La soirée s’est terminée autour d’une bonne bouteille … de vodka. Ca ne mange pas de pain !

C’est à l’heure et en pleine forme que s’est présenté Ludo à la court house, 3 jours après Dany (chef du resto), lui –même précédé par Jazz (serveuse et girlfriend du patron).

Après quelques heures d’attente en compagnie de ses amis mais néanmoins noirs aborigènes, le criminel des temps modernes s’est présenté face au juge, d’origine belge. Personne n’est parfait, même une fois. Me Vergès étant indisponible, Ludo a refusé toute plaidoirie de la part d’un avocat du bas monde. C’est donc avec ses propres mots, succints mais à la fois clairs, qu’il a tenté d’impressionner l’audience. Cela n’en valait pas la peine puisque le verdict (comme dans toutes les bonnes justices de ce monde) était déjà connu d’avance. 500$ et 4 mois de suspension. Ce qui est bien, mais pas top. Tant qu’on ne lui coupe pas une main et qu’il peut toujours tenir fermement un remontant à base de houblon frais, le monde ne s’arrêtera pas de tourner.

L’amende est payée, les clés de Katsumi remises à Tom (on se demande qui des deux est gagnant dans l’affaire !), bref, tout est rentré dans l’ordre.

Sur cette affaire digne des plus populaires numéros du droit de savoir, nous vous souhaitons un merveilleux 14 juillet ; de notre côté le « Champagne » va couler à flot, la Marseillaise va résonner sur le port et Materazzi reste chez toi.

Vive la République Vive la France Fuck Nancy

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12 juin 2006

News, le 11 juin, from windy but sunny Broome, 15H heure locale by Ludo & Tom©

Come on Socceroos, vive les grenouilles et les nuits blanches.

Après quelques semaines de disette newsistique, c’est grâce à un day off inopiné mais néanmoins impromptu, suite à une pénurie de gaz au restaurant, que nous avons l’occasion de rectifier le tir (dixit Carlo M.).

Comme vous l’aurez compris, nous faisons toujours partie du Wharf team. Bien plus que simple membre du staff, nous sommes rentrés dans le très prisé mais fermé cercle de confiance. La charte à laquelle nous adhérons et respectons scrupuleusement les commandements ne nous permet pas de vous en dévoiler les secrets.

Tout en restant vaste, nous pouvons vous dire que ce cercle présente quelques avantages, en nature, essentiellement (sorties fishing avec le gourou, clubbing jusqu’à pas d’heure avec le gourou et sa douce créature [il a 40 ans elle en a 22…] et bien d’autres choses encore, comme le petit déjeuner au « champagne ») mais non pécuniaires, malheureusement. Les rouages de cette « famille » sont bien huilés puisque nous dépensons une large partie de notre paye avec nos confrères ce qui nous amène à rester plus longtemps pour notre employeur qui nous paye à un salaire que même les esclaves du temps de la traite des Noirs ne nous envieraient pas ! De cercle à secte, il n’y a qu’un pas. Nous restons sur nos gardes. La dernière tentative d’enrôlement a eu lieu il y a quelques jours autour d’une bouteille de « champagne » à 9H (du matin bien sûr). Après avoir captivé nos esprits grâce aux bulles miraculeuses (mais contrefaites) de ce liquide que nous nommerons mousseux, Mr Craig Malcolm Douglas nous a proposé de racheter Katsumi et de nous payer des billets d’avion pour que l’on reste jusque fin juillet. Il ne doit pas connaître les sentiments qui nous lient au véhicule suce-nommé. Une proposition incluant quelques heures avec Jazz (la douce créature) nous aurait certainement fait plus réfléchir !

Depuis notre dernier entretien, l’équipe a quelques peu changé puisque Judd, la collègue tant regrettée par Tom (glandeuse, donnant son grain de sel sur tout…) s’en est allée, laissant la place à Karen. Allemande d’origine et de nationalité, son manque de rigueur fait honte à l’esprit teuton ; aussi, nous ne lui donnons que quelques semaines, voire jour parmi nous. D’autant plus que Céline vient renforcer la concurrence at the front. Céline (dont le copain est … allemand, décidément) nous vient directement de l’ouest de la Gaule. Poétique mais peu fute-fute selon les dires de Tom si l’on étudie sa manière de prendre les commandes qui relève plus de la littérature que de la prise de note. De quoi déstabiliser toute une cuisine.

Concernant le management, Scotty, ouvertement hétérosexuel mais appréciant Céline Dion, jubilant devant ses sauces et autre pudding agrémenté de praline (prononcez « pwollinnn ») et se promenant en sabots, est le nouveau mentor de la cuisine. Nous nous tenons à l’écart des zones étroites surtout que notre chef flamboyant prend quelques centimètres carrés à chaque mouvement de bras ; c’est dire l’espace qui lui est nécessaire quand il se met à chercher ses oignons ou paquets d’épice pour préparer ses functions. Les réceptions sont en effet une des nouveautés mises en place, après concertation avec le service marketing (composé de Mr Craig Malcolm Douglas et de sa bouteille de vin qui n’a pas le temps de refroidir).

Nous avons presque oublié Nathan dont l’esprit diverge totalement avec les éditions célèbres pour leurs manuels scolaires, à moins qu’il ne fasse la promotion de la dernière série des cahiers de vacances. Ce père de famille aime se démarquer, sortir des sentiers battus et cuisiner à sa façon. Arrivé plein d’assurance il y a 2 semaines en provenance de Margaret River (ah les bons souvenirs du grape picking), c’est avec plaisir et délectation qu’il nous a annoncé son départ pour retourner à … Margaret River. Il n’a pas réussi à se mettre en osmose avec l’esprit Wharf. Son manque de motivation au travail, sa réticence à apprendre les techniques de cuisson de la maison (ses poissons grillés sont brûlés et moins tendres qu’une bonne entrecôte qui nous manque tant) auront eu raison de sa place tant enviée de co-headchef. Encore un qui n’est pas rentré dans le moule.

Nous concernant, Ludo est confirmé en tant que pilier at the back ; comprenez sous-fifre dévoué à la préparation des salades, au peeling des crevettes, à la découpe du persil (ça fait très mal aux bras), au nettoyage du calamar et à la préparation des containers (c’est lui le préposé au service du riz, grosse responsabilité !). Il lui est même arrivé de rester, avec succès malgré quelques mistakes, durant tout un service à la hot section (responsable de la cuisson des poissons, crevettes, frites…). Sans aucun doute le poste le plus important de la cuisine. Belle expérience qui malheureusement n’a pas été reconduite du fait de l’arrivée des nouveaux chefs.

Quant à Tom, il est pris entre deux feux, d’abord reconverti at the front comme serveuse et laveur de verre, il est depuis quelques jours repoussé vers l’arrière où il est jugé inefficace ! C’est la faute à Karen, encore une allemande qui croise notre route et veut nous gâcher notre voyage. Attention les casques à pointe sont de retour ! 

Notre grand patron, le fameux Craig Malcolm Douglas se porte toujours aussi bien, il est en préretraite à 40 ans (fait essentiellement les petits-déjeuners puis passe ses après midis à boire sur la terrasse ou au pub). Il s’est bien rempli les poches lors du lundi de Pentecôte également public holiday (férié) en Australie [ici les vieux ne reçoivent pas de sous, pas besoin de savoir si il faut travailler ou non pendant un jour férié]. En effet, il a apposé avec fierté un petit panonceau sur le comptoir annonçant 15% de surcharge sur la note. Il est vrai que la main d’œuvre coûte cher (moins de 10$ soit peut-être 6par heure pour nous) sachant que tous les tips (pourboires) vont dans sa poche ! Il faut reconnaître qu’il conduit son business de façon phénoménale, engrangeant les dollars à tour de bras. Une de ses citations explique que si un client attend longtemps (mais pas trop quand même) ses plats, il boit plus de vin, donc donne plus d’argent au restaurant, donc à Craig qui peut lui-même boire plus de vin. CQFD.  

 

Trois pages et 6547 caractères espaces inclus (Dr stat ©) plus tard, nous quittons enfin le boulot (preuve qu’il occupe toutes nos journées) pour nous rendre à la maison.

Et oui, nous avons enfin un domicile ou plutôt une résidence à Broome. Ce n’est pas la villa avec vue sur l’océan, dont rêvent tous les touristes qui affluent en masse, qui nous offre logis mais une modeste demeure, située au milieu de nul part. Montée sur pilotis (en espérant que ça tienne le coup encore quelques semaines), notre habitation compte entre 6 et 10 locataires suivant les jours (de temps en tant quelques squatteurs sur les canapés) et surtout de nombreuses grenouilles et insectes (plus embêtants) la nuit tombée. Le confort est assez spartiate, il n’y a pas de fenêtres, ni d’eau chaude pour la lessive mais pour 75$ par semaine on ne peut trouver mieux.

Ne cherchez pas à nous joindre, il n’y a pas vraiment d’adresse donc certainement pas de boîte aux lettres. Inutile de préciser que le réseau téléphonique nous ignore complètement. Ne manquez pas les photos de l’agence immobilière sur l’album photos.

Le propriétaire, Mick, vit de nos loyers, de la location de parasols et bateau gonflable sur la plage ainsi que de son entreprise, MODERN window cleaning (nettoyage de fenêtres) qui n’a de moderne que le nom (c.f. photo de la voiture de société). Il ne vaut mieux pas l’embêter, il est assez baraqué, a le crâne rasé et nous a menacé de nous virer de la maison si l’on revenait le matin en faisant du bruit.

Ca n’est pas notre faute si notre appartenance au Wharf circle inclus quelques sorties hebdomadaires et qu’il faut bien prendre une douche avant de retourner travailler pour le petit-déjeuner. D’autant plus que Ludo s’est déjà fait un prénom (enfin plusieurs si l’on compte les nombreuses personnes qui l’appelle Udo ou Noodles ! ou encore Sixteen  a vous de trouver l’origine de ce surnom ; indice : une bière est à gagner…) au sein du milieu nocturne puisqu’il rentre gratuitement au Nippon Inn, le meilleur (et unique) night-club de la ville. Il a en effet sauvé le manager et 2 serveuses en manque de batteries pour leur véhicule.  Il est bon de rester dormir sur place dans un van !   

Notre foie et surtout notre porte-monnaie dictant notre conduite, le temps des nuits blanches et autre soirée privée dans une maison avec piscine et bar est résolu. Il nous faut maintenant économiser de l’argent, sous peine de finir nos jours ici et d’entrer définitivement dans la secte du Wharf.

Pour finir, quelques brèves vous sont communiquées par l’Agence Transe Presse :

v     Honte à la France nous avons failli faire en perdant 2 fois de suite contre des (respectables) aborigènes … qui se sont fait ordonner de sortir des lieux sur le champ puisqu’ils se battaient entre eux. Pas de chance.

v     Bonne chance aux Socceroos pour la Coupe du Monde. Après l’invasion des germains en Australie (Robert, Karen et bien d’autres), c’est aux kangourous de montrer qu’ils sont habitués à résister à des chaleurs meurtrières…

v     Envies meurtrières : nous avons failli ouvrir notre compteur d’écrasement d’aborigènes, errant sur la route, se demandant quel pied lever en premier ! Heureusement, Katsumi a les plaquettes bien affûtées.

v     … mais plus de frein à main dont le ressort a sauté. Pas grave, il reste toujours les vitesses pour l’empêcher de mettre les voiles sans crier gare.

v     Gare à toi Sébastien Loeb, Ludo arrive en force avec la Holden (Opel) Commodore, moteur 6 cylindres en V, boîte automatique de son chef qui lui laisse le volant lorsqu’il n’est plus en état de rouler.

v     Se rouler par terre, tel est le nouvel hobby de Tom sur les dancefloor locaux. Attention, ça brûle le dos.

Nous vous laissons en contemplant de façon amère la défaite de notre équipe de cœur, les West Coast Eagles pour un match de footy.

     A bientôt, en espérant que vos températures se rapprocheront des nôtres rapidement.

Ludo & Tom

P.S. : Comme à l’accoutumée, toutes ses nouvelles sont purement réelles tout en étant narrées sur un ton décalé. A vous de faire le tri sur les informations à lire au troisième degré.

P.S.2 : N’oubliez pas de faire marcher votre matière grise en devinant d’où provient le surnom de Ludo, Sixteen.

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16 mai 2006

News, le 12 mai, from Broome, “la ville balai” (North of Western Australia) 15H heure locale by Ludo©

Objectif atteint, boulet largué & Bernard Loiseau soit fier de nous…

Après presque un mois de relâche, la rédaction se remet (péniblement) au travail. La moitié des effectifs ne peut participer à cet événement pour cause d’emploi du temps overbooked .

En tant que défenseur de la liberté d’expression, notre pigiste rural laissera le soin au suédois du 57 de rectifier quelques propos si bon lui semble.

Ne vous inquiétez pas, le bol de chips et la glacière sont bien remplis.

Nous pouvons le clamer haut et fort, nous avons enfin réussi à atteindre notre destination ensoleillée, Broome. Cela fait des mois que nous en rêvions, nous avons coupé des centaines de grappes de raisin (et quelques doigts) pour y parvenir. Le lectorat averti et  avide de connaissance que vous êtes doit se demander quels sont les attraits de cette ville que nous apprécions tant. La réponse est simple, il fait chaud, la plage est proche, la saison touristique et son arrivage massif de females  débute… Que de contrastes par rapport à Margaret River et son climat froid et son atmosphère dépressive.

Nous vous avions laissé en route le lundi de Pâques, à Geraldton, ville dont je ne rappelle plus que le nom.  Par contre je me souviens que nous étions « accompagnés » d’un mec qui commençait à devenir lourd et qui ne s’est pas arrangé par la suite.

En bref, durant notre périple nous avons pu nous émerveiller devant un lac rose, des falaises de pierre rouge à perte de vue ; Tom a nourri des dauphins ,un lézard nous est passé devant les yeux, nous avons nagé avec un requin baleine et des poissons multicolores…

Je m’arrête un instant sur ce moment précis et délectable. Nous étions à Exmouth (ville située sur la côte ouest, très prisée par les touristes du monde entier pour faire de la plongée sous marine et admirer des requins quand la saison y est propice [quelle belle phrase, je bois à ma santé pour fêter ça !]). Nous avions le choix entre faire de la plongée (comptez au moins 200$ pour quelques heures) ou du snorkelling (nager avec un tuba et un masque. Robert, qui bien sûr avait les poches bien pleines (forcément jouer au sudoku et faire des randonnées ne coûte pas bien cher) prenait un peu, beaucoup à mon goût,  de temps à prendre une décision. Je l’ai donc légèrement (et poliment) amené à se dépêcher et notre cher ami a failli se mettre à pleurer. Il a finalement opté pour une plongée (300$ à sortir du portefeuille, il a du se sentir gêné le pauvre). Tom et moi avions 2 jours de tranquillité assurée (nous n’avions pas d’autre choix que le tuba puisque pas d’argent). Nous avons donc pu nagé (aux mères de famille, vous vous rappelez la température de l’eau pour les bains de bébé, et bien c’était pareil !) dans de magnifiques baies, dans de l’eau transparente et nous avons vu un requin baleine (gros lourdaud qui n’est pas féroce mais suscite l’admiration de tout le monde). Robert, qui a payé bien cher, a nagé à 10 mètres de profondeur n’en a même pas aperçu. Il était dégoûté lorsque que nous lui avons narré notre WE. Sans compter, of course, que Tom a partagé quelques instants avec une tortue et que j’ai vu passer devant mon nez un requin apparemment avide de viande (mais j’ai pas eu peur).

Après tant d’émotions, nous étions censés (parce que fauchés) faire une halte à Carnarvon (toujours sur la côte ouest en se dirigeant vers le Nord) afin de s’adonner au banana picking. C’est donc habillés en Tom Sawyer, short court, marcel et chapeau que nous nous sommes rendus dans les plantations. Apparemment nous sommes arrivés trop tôt, la saison commençant quelques semaines plus tard. Nous avons même tenté les usines de transformation de poissons, c’est dire si nous étions motivés !

Le temps de faire le tour des pubs de la ville (toujours pour découvrir l’Australie à travers les gens et pas seulement les paysages ; n’est-ce pas Robert !) et de rencontrer 2 hommes entrain de jouer de la cornemuse et du tambour en pleine nuit et nous revoilà en route.

Nous avons franchi le 26° parallèle et le tropique du Capricorne sans trop de difficultés (nous pensons à toi Gilbert Montagné, le sunlight des tropiques tape fort !), même si Rob a failli tomber dans le coma lorsque j’ai continué à conduire alors qu’il faisait noir ! L’allemand préfère s’éclairer au gaz que rester seul la nuit [d’accord je sors].

Notre étape suivante était Port Hedland où nous devions rencontrer un ami que nous avons connu à Perth. Comme son nom l’indique Port Hedland est … un port (employant environ 20000 personnes) et pas grand-chose. Nous n’avions ni adresse ni indice pour retrouver l’homme tant espéré, si ce n’est son prénom (Brendon) et un numéro de téléphone partagé (donc injoignable). Après 2 jours de quête infructueuse nous avons appris qu’il était parti le jour de notre arrivée pour Sydney pour cause d’événement malheureux concernant un membre de sa famille.

Le soir même nous avons donc choisi de noyer notre peine (et la sienne) à la tavern locale. Même Robert a quitté ses bouquins pour nous accompagner. Il a tout de même attendu deux heures avant de commander une bière (peu avant, ce futur médecin aux idées quelques peu carrées (à 19 ans on sait tout et on a forcément raison) nous a assimilé à des alcooliques parce que buvant au moins une bière quotidiennement [j’ai « arrêté » pendant 3 jours et ne suis pas tombé dans les pommes donc je me porte encore bien] et nous a gratifié d’une superbe expression : « alcohol is evil » ce dernier mot signifiant méchant ou encore diable…).

Enfin, il ne nous restait qu’un jour de voyage avant notre destination finale.

Départ matinal pour nos derniers 600 kms. Nous sommes arrivés en fin d’après-midi et la séparation fût douloureuse. Nous nous sommes arrêtés à un distributeur de billet pour régler nos comptes et avons demandé à Rob à quel endroit voulait-il qu’on le lâche. Il nous a fait son regard de chien malheureux et a compris que nous voulions nous débarrasser de lui. De nombreux détours et quelques énervements plus tard, nous l’avons déposé au bord de la route sans même qu’ils nous disent au revoir. Nous l’avons croisé (il a même frôlé Tom) au supermarché, sans une salutation ni un regard, comme nous l‘avions rencontré 3 semaines auparavant. La boucle est bouclée … et notre siège du milieu est disponible !

Ces 17 jours et  tout de même 4701 kms de voyage à partir de la froideur et la monotonie de Margaret River nous ont fait découvrir (et aimer) les charmes de la côte ouest de l’Australie ; les paysages sont magnifiques, les populations locales accueillantes, nous avons mangé du singe, nagé dans l’océan transparent et déjeuné sur des plages désertes… Ah si robert n’avait pas été là !

Broome est une ville portuaire de 14000 habitants située au Nord Ouest du WA (Western Australia). Cette cité connaît deux saisons par an : la saison mouillée (wet) d’octobre à avril, période pendant laquelle cyclones et tempêtes ravageurs se succèdent. Mieux vaut ne pas y traîner. Puis, au grand bonheur des locaux et des touristes, arrive la saison sèche (dry). Aussi sec que les maillots des joueurs du FC M*** à la fin des matchs !

L’économie locale est drainée par deux activités prépondérantes que sont l’industrie perlière et le tourisme. A noter également que nous croisons beaucoup d’individus essayant de marcher sur le bord de la route et se rendant au stade pour s’asseoir en petits groupes toute la journée. Vous aurez compris que je parle des aborigènes. Je viens de décrire leur activité principale. J’oublié aussi qu’ils crient tout le temps !

Nous sommes donc arrivés à Broome le 27 avril avec quelques 50$ en poche (pour nous 2 !). Notre mission était, vous l’aurez deviné, de trouver un travail rapidement.

Aussitôt dit, aussitôt fait. Armés de Katsumi et de notre bravoure légendaire d’aventuriers guerriers nous nos sommes rendus chez les géants du fast-food dont nous tairont le nom ; nous avons enchaîné sur quelques restaurants sur la plage, en vain. Naturellement nous nous sommes dirigés en direction du port pour mettre notre flair au profit de la perle (le dénichage de perles rares, on s’y connaît à l’AS**).

C’est au fin fond du port que s’est présenté un restaurant, le Wharf. Nous y sommes entrés sans trop de prétention ; le chef nous a « reçu » en personne et demandé de revenir quelques heures plus tard pour le service du soir.

2 jours plus tard, Tom se joint à l’équipe rédactionnelle

L’essai fut, on peut maintenant le dire, concluant puisque nous nous adonnons toujours corps et âmes aux joies de la restauration ! Et, métier gratifiant mais bien exigeant que celui de kitchenhand , comprenez homme à tout faire de la cuisine, du service à la vaisselle en passant bien sur par la préparation de mets succulents, nos journées sont donc bien remplies.

La bonne nouvelle est que, non content de garnir quelque peu notre bourse jusque là désespérément vide, ce travail offre aussi des avantages en nature non négligeables ; le couvert fait bien sur partie de notre rémunération, ainsi que parfois ; quand le temps est propice et que l’activité du restaurant ralentit quelque peu, des rafraîchissements légèrement alcoolisés. Bien que travaillant très dur, une douzaine d’heures en moyenne, nous nous estimons donc heureux de notre sort, apprenant aux passages quelques new skills tel le dépeçage de calamar ou encore la préparation d’huîtres Kilpatrick ou Kilkenny dans notre jargon ; nous vous voyons venir, et la réponse est oui, nous vous concocterons de petits plats succulents a notre retour !

Bref, après cette courte description de notre tache, laissez nous vous présenter nous nouveaux collègues ; hiérarchie oblige commençons par le patron, le propriétaire, the owner, the headchef : Craig Malcom Douglas, excusez du peu. Craig est un Australien d’une quarantaine d’année et d’une taille impressionnante, non content de tutoyer des sommets dans la restauration, il flirte aussi avec les 2m. Craig est donc un patron exigeant, dur mais parfois juste ! Son activité favorite est de travailler les relations publiques, en gros, il s’assoit avec les clients et ouvre une bonne bouteille ! On ne peut pas le blâmer, c’est du marketing après tout !

Nous avons ensuite Danny, le chef, Danny a 20 ans, est toujours prêt à rendre service (il nous a hébergé, (ouvert la porte de sa maison et de son frigo) et ne recule jamais lorsqu’il s’agit daller boire un coup après le travail, la gestion du personnel, ça prend du temps !

Nous passerons plus rapidement sur les serveuses tant leur rôle est à négliger, en effet, s’autorisant de nombreuses pauses cigarette et sirotant beaucoup de vin blanc, elles aiment délaisser leur taches au profit de Tom ou de Ludo. C’est tellement plus marrant de discuter entre copines que de faire la vaisselle !

Nus avons donc ici : Jaz, (le fait qu’elle couche avec le patron n’a bien sur rien à voir avec son embauche). Jude, superficielle à souhait, blonde vous l’aurez deviné. Enfin Aiko, et oui ; elle est Japonaise, que dire de plus, c ‘est une machine, jamais de pause, le travail avant tout ! Pour terminer sur une note d’optimisme, il y a quand même Rachel, qui fait se travail de façon convenable et qui se permet même de nous adresser de gentilles paroles et des sourires de temps à autres ! Voila, vous avez donc fait la connaissance du staff du Wharf ! Espérons que les 2 futurs managers qui doivent arriver prochainement (Craig veut délaisser la cuisine pour fonder une cellule marketing ! Quel branleur) seront convaincus par notre bonne volonté. Il est vrai que l’on ne comprends pas toujours ce qu’on nous dis, qu’on fait quelques gaffes par jour et qu’on est assez lent mais nous sommes français tout de même !

Après tant de tracasses financiers et Robertistiques durant notre voyage, nous pouvons enfin dire que nous mangeons à notre faim et buvons à notre soif.

Nous aimons passer quelques heures à la tavern après le travail pour quelques jogs (cruches) et snookers. Le quartier central de la nightlife de Broome est Chinatown. Décidément, ils nous suivent partout !

Comme dans toutes les cités que nous traversons, nous avons fait connaissance avec les forces de l’ordre locales. C’est Anika, l’unique ranger (chemise brune en se baladant en 4x4 et ayant autant de pouvoir que les policiers) de la ville qui nous a réveillé à l’aube lors de notre première nuit au bord de la plage. Apparemment il y avait un panneau no camping (comme partout en Australie) et l’amende s’élève à 150$ par personne. Après quelques paroles échangées, nous nous en sortons avec un warning. 

On ne peut terminer ce « court » résumé de nos dernières semaines sans parler de Katsumi, qui a été l’objet de quelques mésaventures dont une qui a failli nous faire passer du côté des bakcpackers devant stopper leur voyage sur un échec parce que complètement fauchés.

Nous nous sommes d’abord ensablés en tentant de se frayer un chemin hors des sentiers battus. Tel Johnny sur le Dakar nous nous en sommes sortis grâce à quelques morceaux de plastique et un peu de chance peut-être. Ce n’est pas comme si nous étions dans un parc national, sans téléphone et surtout sans trafic à l’approche de la tombée de la nuit !

La deuxième mésaventure est survenue quelques jours après notre arrivée dans la cité perlière. Nous revenions du centre-ville où nous avions fait un peu de shopping, roulions tranquillement, vitres ouvertes et autoradio en marche. Nous arrivions à l’approche de notre camping, juste en face de la taverne et là, c’est le drame ! Un bruit retentissant surgît du moteur (juste en dessous de nos sièges) et l’aiguille de température se mit à monter subitement, tel un débordement fracassant de Franck Signorino lors de ses belles années au FC Metz. Juste le temps de s’arrêter sur le côté et nous constatons que le radiateur doit avoir un problème. 25 ans d’études de mécanique pour arriver à ce verdict ! Katsu s’est fait remorquer au garage, un ami nous a give a lift jusqu’à notre resto et nous avons attendu, impatiemment, la petite note pour cette remise à neuf. Le remplacement complet du radiateur et autres pièces (qui sont certainement inutiles) nous fait encore froid dans le dos : 644$ et 46 cents. Nous avons pu payer grâce à notre premier salaire (avec 2 chèques du restaurant et un rajout avec la carte visa de Tom).

Espérons que notre compagnon de route ne nous fasse plus faux bond.

Salutations à tous.

Merci d’être restés jusqu’à la fin !

Fin du récit, 16 mai 11H48

Tom & Ludo©

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10 mars 2006

S’en sortira t’on ?!!

Ne vous inquiétez pas nous sommes toujours bel et bien alive. Enfin pour l’instant. Les premières séquelles des vendanges se font déjà sentir. Nous avons chacun perdu deux doigts après seulement deux jours de travail ! On s’entraîne déjà pour couper les grappes avec nos pieds pour la semaine prochaine. Deux manchots en Australie !

Katsumi nous a bien amené jusque Margaret River. Nous avons enchaîné les kilomètres sans trop de soucis : juste assez de petrol et un drive-in salvateur d’ali euh non d’alcool plutôt (Mr Joke ©) pour épancher notre soif. Le climat est plus respirable qu’à Perth, bien que nous soyons installés à côté de la station d’épuration du camping. Notre deuxième camping en 3 jours d’ailleurs. Notre premier lieu de villégiature était un magnifique caravan park dans la charmante ville de Busselton. Le gérant résumait à lui seul toute la ville. Il nous a accueilli en « marcel » avec une bière à la main et nous a conseillé quelques hôtels pour faire la connaissance de quelques filles locales (c’est lui qui a voulu)… Malheureusement nous n’avions pas assez d’argent et nous sommes repliés sur un pub normal. Passage éclair puisque nous nous sommes fait, et nous pesons bien nos mots, rejeté avec mépris (on avait pas d’ ID). Nous devons vous avouer que notre Honneur (et celui de la France par ailleurs) a été bafoué. Comme il n’y avait rien d’autre à faire nous avons fini la soirée autour du barbecue du camping, seuls et sobres. Triste soirée dans la ville fantôme de Busselton.

D’autant plus que nous avons dû nous lever à 4H30 (oui du matin) pour nous rendre dans notre première vigne (pire que les mexicains dans les maquiladoras). Petite journée puisque nous avons coupé peut-être une cinquantaine de grappes au maximum. Même pas le temps de maîtriser le sécateur (d’où nos blessures de guerre d’aujourd’hui).

Après cette dure journée direction Margaret River pour notre nouveau camping avec un accueil au moins aussi chaleureux que le précédent. On leur lâche quand même 20$ par nuit, on pourrait avoir un sourire.

Passons sur ce détail. Ce matin lever à 5H30 (toujours avant le soleil) pour débuter le travail à 6H15 dans une autre vigne (nous sommes employés ou exploités plutôt par Bacchus contractor une sorte de Adecco mais pour le vin et nous changeons de vigne tous les jours voire deux fois par jour ! Vive la flexibilité. Travailleurs spoliés, réveillez vous !!).

Le pire c’est que nous sommes « supervisés » par Kwi. Mais qui donc est Kwi ? Et bien c’est un individu qui nous vient d’un continent oriental (comme la grippe aviaire ! Ils sont partout ces chinois). Sous prétexte que l’année dernière il a collecté 14 bassines par heure il se permet de faire le chef et de nous dire comment utiliser un sécateur. Nous travaillant pour des Chinois, le monde à l’envers !

En bons français que nous sommes, nous sommes arrivés en retard. En même temps il va nous falloir du temps pour nous habituer au réseau routier australien. Il y a une route principale, quelques chemins de terre rouge et pas de panneau (et les rues ne sont pas marquées sur nos cartes). Vous pouvez remercier De Gaulle d’avoir bien organisé nos infrastructures.

Notre fin de journée fut assez difficile, l’état des vignes n’aidant pas la collecte. Cela ressemblait plus à des busseroles ou arbousiers qu’aux plants qui nous offrent ce noble produit, tant les branches étaient enchevêtrées et drues apparemment les vignerons sont en vacances au printemps et ne connaissent pas la taille.

Niveau paie (on ne fait pas ça pour le plaisir) c’est loin d’être satisfaisant. On reçoit la somme faramineuse de … 2$ par bucket (bassine d’environ 15kgs). En gros aujourd’hui on a du se faire 50$ chacun. Il paraît qu’il faut quelques jours pour devenir performant. Qui vivra verra ! Notre seule solution pour économiser un peu d’argent pour continuer notre périple est de faire appel à vos dons. On n’en veut pas de votre argent. Nous ne dépensons que le minimum vital (essence, camping, nourriture spartiate à a faire vomir un Kosovar installé depuis 3 mois à Sangatte et un (tout petit) peu de houblon quand même pour pas déprimer). En même temps y’a rien à faire ici. On va s’acclimater à notre nouveau trai-train quotidien :

lever en sursaut avant l’aube

recherche de notre lieu de travail

X demi-tours après s’être perdus

travail jusqu’à épuisement (on a quand même deux bouts de pain chacun et même pas d’eau pour la journée ; merci au passage aux vignerons pour nous soigner si gentiment !! (on a un secator qui coupe bien c’est déjà ça)

retour et détours pour retrouver le camping

douche

rien

manger

dodo dans Katsumi, assez confortable d’ailleurs.

Bref comme tout bon backpackers, après deux mois passés à dépenser toutes les économies dans une ville sympathique, place à une vie plus … voilà quoi. Nos voisins de pallier sont des anglais avec qui nous partagions notre chambre à notre arrivée à Perth. L’Australie est petite finalement.

Voilà pour les nouvelles fraîches.

Pour en revenir à un côté plus joyeux, notre fin de séjour à Perth s’est bien déroulée. Le festival de la bière a ponctué agréablement ces 2 premiers mois. Ludo a pu se faire environ 600$ en 4 jours (ce qu’on aura ici en un peu plus de temps). Tom a profité de la bière offerte par Ludo, peut-être un peu trop. Vous vous en rendrez compte par vous-même grâce à quelques photos (on a sélectionné les plus montrables !).

N’omettons pas notre première aventure avec Katsumi dans la Swan valley. C’est la route des vins des environs de Perth. Les vins ne sont pas exceptionnels (si vous aimez un bon vin rouge assez tannique pour les initiés ou corsé pour ceux qui ne connaissent pas, passez votre route. Ils ont tous à peu près le même goût et sont très doux. Cela ne nous a pas empêché de les goûter (aussi improbable que cela puisse paraître, Ludo en a beaucoup recraché car ici aussi le skipper c’est celui qui boit le moins !).

Quelques brasseries sympas ont croisé notre route et nous avons ainsi pu retrouver un semblant de saveur (et il faut le reconnaître les brasseurs sont plus chaleureux que les viticulteurs ; c’est juste un constat, pas un reproche).

Ludo a réussi à négocier (gratuit !) une planche de surf à sa colloc’ pour s’entraîner qaund nous serons sur la côte Est.

Ne vous inquiétez pas on va survivre (on compte rester 4 semaines ici) malgré la faune hostile. D’après une citation indigène, « ici tout ce qui est vivant essaiera de te tuer pour boire ton sang » (les mouches ont des trompes énormes ; la nuit des animaux énormes (des aborigènes ??) se baladent dans les arbres et attendent le bon moment pour attaquer, des oiseaux poussent des cris aigus pour nous rendre sourd, des hommes (des aborigènes !) à l’air hagard et … bourrés rôdent et tendent des pièges pour te déplumer… Et on n’a toujours pas rencontré de kangourou.

C’est à peu près tout. Si vous n’avez plus de nouvelles c’est parce que nous n’avons pas accès à Internet (ou que nous nous sommes fait dépecer par un individu susnommé).

See you soon.

C’était Tom et Ludo en direct de la table de camping au milieu de nulle part.

News, le 09 février 18H heure locale by Tom & Ludo©

Posté par Always On ZeRoad à 09:07 - news - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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