15 décembre 2006
News, le 13 Décembre 2006 ; Ste Luce les jours rallongent du saut d’une puce, depuis Les Baroches 19H heure locale
Dans le port de Sydney, y’a des aussies qui pleurent / Retour sur Terre / Et la suite ??
Permettez moi de paraphraser Jacques Brel pour ce post pénultième bulletin d’informations. Un peu tard me direz-vous, presque 30 jours au compteur à débours.
J’ai tout simplement le souci de respecter les traditions locales et comme je n’ai pas eu assez de congés payés et que j’ai travaillé bien plus que 35H par semaine et bien je ne pouvais mettre mon cerveau en route pour finir le travail (sans compter la grève de l’ordinateur, certainement secoué par la différence de température et réclamant une prime de pénibilité).
Il m’a fallu du temps également pour analyser les statistiques issues de la fréquentation du site et pirater vos ordinateurs. Je connais l’adresse IP de vous tous, votre moteur de recherche et même la taille de votre écran ! Certaines données seront divulguées plus bas, rubrique prolongations. Je n’ai rien à apprendre des espions russes et ne craint pas le polonium.
Retour quelques semaines en arrière donc. Sydney m’a plu de part son allure dynamique mais traditionnelle, son enthousiasme touristique et businessistique, ses chaleureuses gens malgré le froid climat (petite vingtaine de degrés) et le charme de ses espaces verts jouxtant des rues bondées.
J’ai pu découvrir, au gré de longues marches, les charmes de la cité et de ses monuments, la plupart accessibles à pieds ; et au fil de l’eau, des endroits paisibles mêlant touristes avertis et locaux ravis de partager un pique nique avec une vue imprenable sur le port et son opéra célèbre à travers le monde.
L’opéra tiens. Quelle arnaque. A ceux qui s’attendent à une magnificence architecturale et artistique (je n’en faisais pas partie), rendez-vous plutôt à Les Baroches pour admirer ses nombreux puits ou lavoir car vous allez être déçu. Il est vrai que depuis le pont surplombant le port (payant bien sûr) la vue est belle, qui plus est by night, mais ce ne sont en fait que 3 structures à la forme bizarre mises côte à côte pour former un bâtiment qui ne ressemble à rien et qui est pris d’assaut par tous les touristes qui viennent du continent dont je tairai le nom mais qui est situé juste au dessus de l’Australie… Photo Photo ! Objectivement, l’Arsenal (de Metz, pas le club de foot) a plus de gueule et vous pouvez toujours vous abonner si vous le souhaitez au tarif de 15€ pour bénéficier de la carte de membre ! Un peu de pub pour la culture ne fait de mal à personne.
Côté programmation, l’opéra accueillait, à ma grande surprise, Camille, notre chanteuse (?) bien française. Elle fait un carton en Australie, tout comme Audrey Tautou avec Amélie Poulain il y a quelques années. Non seulement ses paroles ne veulent rien dire (avouez quand même que « prendre ta douleur » c’est … gentil mais ça ne sert à rien !) et si vous rajoutez l’accent du coin on atteints des sommets de création musicale ! Dommage que ses concerts ne commençaient que le jour de mon départ.
J’ai eu également l’immense honneur de me rendre au … marché de poissons, décrit comme le plus grand de l’hémisphère sud. Rien de bien extraordinaire, un grand hangar avec des étals de poissons plus ou moins reluisants, des huîtres à s’en remplir les bourriches, des crevettes multicolores. Le tout agréablement parfumé d’une odeur de friture émanant des multiples restos fish & chips pleins à craquer additionnée de la senteur des poissons plus très frais des stands de pêcheurs thaïlandais qui ont oublié de jeter les anciens avant de mettre en présentation le nouvel arrivage ! Car comme ils disent à Phuket, si c’est bon pour les victimes du tsunami et les chats de chez nous, c’est parfait pour les touristes affamés.
Mes chers lecteurs, la prochaine fois que vous vous rendez à Sydney (ben oui pourquoi pas ?), n’hésitez pas à dépenser quelques malheureux dollars pour vous payer une croisière dans le Darling Harbour (port) la nuit tombée. Si le vent ne gâche pas la fête, vous serez éblouis par la féerie du paysage et madame sera à coup sûr reconnaissante après la virée…
Autres attractions notables : Bondi beach, plage très prisée en fin de semaine où se brassent locaux, surfers et touristes. Comme près de toute bonne plage, de nombreux pubs sont à votre disposition pour un rafraîchissement de rigueur (ou pour s’y abriter lors des jours de pluie, ce qui était mon cas). Sans oublier the Rocks (quartier chic et ancien regroupant nombreux pubs et hôte des marchés de nuit) et surtout King’s cross. La rue qui concentre le plus de bars, discothèques, bar à filles (avec des échantillons sur le trottoir), sex-shops, restaurants et bien sûr hostels pour backpackers (le genre de résidence où l’entrée est une porte coincée entre 2 immeubles, les escaliers sombres mais le prix assez bon marché). La concentration au m2 de filles, rabatteurs ou autres clodos est hallucinante. Après 17H l’ambiance commence à monter, les lumières à scintiller pour ne s’éteindre que tard dans la matinée, le temps de compter le cash amassé, d’offrir une nouvelle jupe aux filles et c’est reparti. La place Pigalle ou la rue St Denis ressemblent à des quartiers très sages à côté de l’endroit de débauche favori des Sydneysiders.
Moment d’émotion, le 11/11, également jour du souveni,r puisque de nombreux australiens se sont battus et sont morts dans la Somme notamment. Si loin mais pourtant si proches. Tous les jours de l’année, une cérémonie a lieu au Anzac memorial (Australians and New Zealand Army Corps), des roses sont jetées et tout le monde se recueille devant une statue représentant un combattant couché sur un trône ; le soldat inconnu n’est pas seul.
A noter (attention, il faut avoir l’esprit mal tourné pour s’en apercevoir !) que juste derrière l’énorme monument se trouve le siège de la banque … American Express ! Le logo surplombe parfaitement le vestige question (cf. photos). Coïncidence foireuse ou coup bas des ricains qui profitent de toute occasion pour se mettre en valeur.
Je ne pouvais aller à Sydney sans passer par le complexe olympique, hôte des derniers JO du 2e millénaire. Riche idée que j’ai eue de m’y rendre un dimanche soir alors qu’aucun n’événement n’était programmé. Arrivé depuis la city par le dernier ferry, je me suis retrouvé seul au milieu d’un grand parc, entouré de stades, à 45 minutes de la ville. Heureusement quelques trains sont passés par là et m’ont ramené sur la terre ferme. Comme d’habitude, je suis tombé le mauvais jour puisque le lendemain U2 était présent pour enflammer les 95000 spectateurs du stade. J’aurais pu mais pas envie de dépenser plus de 100$ alors qu’il ne me restait plus que quelques jours avant le retour (et une soirée de Beaujolais à digérer financièrement).
Dernier rendez-vous avant le grand jour qu’est la foire expo annuelle sur le backpacking. Normalement il faut s’y rendre avant de voyager. Ca tombe bien, j’ai fini ! Cela m’a permis de conseiller aux p’tits nouveaux les coins qui valent vraiment le coup (Come on Western Australia) et démolir les destinations surcotées. J’ai surtout perdu à un concours de peeling (connaît pas le mot français, désolé) de crevettes ; quelle honte après en avoir décortiquer (le voilà le mot !!) des dizaines de kilos pendant 6 mois. Sans oublier bien sûr de déguster quelques spécialités locales : Vodka (sic !), Guinness (sic bis !) et VB, l’égal de Kronenbourg (mais en moins difficile à prononcer).
Pris dans mon élan, j’en ai profité pour prendre quelques adresses dans des pays d’Asie du sud est (pas cher et très accueillant il paraît) en Afrique du Sud (la coupe du monde approche bientôt). Ca peut toujours servir…
Après quelques semaines de vagabondage sur la côte est et le finish en beauté (mais dans des hostels bordéliques et chers qui font regretter Katsumi) à Sydney, il est temps de dire Good Bye et de verser quelques larmes … de Rum dans un verre de Coca en attendant l’avion. Il faut bien fêter la fête des belges comme il se doit !
Le voyage de Sydney à Singapore se passe parfaitement, les magnifiques hôtesses sont toujours aussi gentilles et la télé est divertissante à souhait.
Escale d’une heure à Changi. La moquette est toujours aussi propre, les fleurs resplendissantes, difficile de se croire dans un aéroport. L’accueil chaleureux n’a pas changé, mitraillettes chargées le long du corps des nombreux militaires, de nombreuses jolies jeunes femmes arrangent leurs stands aux couleurs flashies et préparent quelques plateaux de dégustation pour les grandes marques de spiritueux qu’elles représentent : Champagne, Whisky, Cognac… Y’en a pour tout le monde sauf qu’il y a un petit hic. A quoi sert de vendre (à très bas prix) des bouteilles d’alcool alors qu’on a le droit à 10cl en cabine !! C’est de l’incitation à tout consommer sur place en quelques minutes, tels des hooligans s’arrêtant sur les stations d’autoroute lors de déplacements pour recharger les batteries. Et oui, y’a pas que les Mc Dos qui trinquent dans le foot ! On peut toujours se repentir avant de repartir au 7e ciel dans la salle de prière, située juste à côté des toilettes ! Malheureusement, je n’ai pas eu le temps. !
Et là, 23H30, c’est le drame. Il est l’heure de monter dans l’avion direction Paris. Vous auriez pu me prévenir que général Sarko avait déplacé nos frontières jusqu’à Singapore pour s’éloigner les problèmes de l’immigration.
En effet, c’est là que j’ai vraiment senti que c’était fini, que j’étais bien loin de l’Australie et tous ses charmes que nous vous avons tant conté pendant ces (quelques) mois. Il n’y avait qu’à observer tous ces touristes, à l’allure désinvolte, à la limite de l’impertinence, à la quête de leur siège pendant de longues minutes. Pourtant c’est pas compliqué, il suffit de lire sur le ticket et de trouver le même chiffre au dessus des sièges ! Forcément, personne n’est content de la place allouée ; en même temps 300 personnes côté hublot ça doit faire 4 ou 5 airbus A380 mis bout à bout. J’ai eu la chance tomber sur Françoise, qui, nonchalamment, a squatté le siège d’à côté de moi coup férir.
Ouf, 20 minutes plus tard le bordel est fini. C’est sans compter sur les dizaines de clampins qui se lèvent subitement, alors que tout le monde est attaché pour sortir une paire de chaussettes dans le sac rangé au fin fond de la soute. Je n’ai pas encore tellement pris l’avion mais quel bordel ! Comment voulez vous que le pays tourne rond ? Une dernière chose, les gosses ne devraient pas être admis en cabine à moins de leur fournir une muselière ! Quelle idée d’emmener ses gamins à l’autre bout du monde à un âge où je n’avais même pas encore connu la capitale de la Lorraine.
A 6 heures, Pariiis s’éveille. Et moi aussi, l’heure d’arrivée approchant à grandes enjambées. Juste le temps de commander un dernier Gin Fizz en guise de café pour bien débuter la journée !
Pas de mauvaise surprise à l’atterrissage, tous les bagages sont là, la planche de surf également et toujours en bonne santé ; de même que le Didgeridoo. Gros morceau de bois taillé par des aborigènes et servant à jouer de la musique si on a un bon souffle.
Il convient à ce moment de revenir longtemps en arrière, fin décembre 2005 lors de notre arrivée à Perth. Imaginez, une autoroute enneigée et à peine dégagée jusqu’à Paris, un premier long vol en avion et voici notre nouvelle terre d’accueil, 35°C et palmiers par dizaines à la sortie de l’aéroport. Autant dire que nous étions quelque peu déboussolés et dans le flou. Au moment où nous avons engagé la conversation avec un local, paré du costume traditionnel, short beige et chapeau imposant, nous savions que notre périple était sur de bons rails. Cet indigène (bénévole) nous a décris et commenté tous les coins et recoins de l’Australie avec passion, s’est démené pour nous dégoter une navette et surtout nous a ébloui par son sourire et sa joie apparente de vivre.
Le contraste fut énorme avec la première personne rencontrée à Roissy au retour. Passons rapidement sur le bagagiste mal luné mais qui fait consciencieusement son boulot ; c’est l’employé d’Air France qui décroche la palme de l’accueil chaleureux des touristes. Je devais récupérer une valise qui m’avait précédée (trop de conneries rapportées !) chez Air France précisément. Notre fleuron national de l’aviation m’a rejeté comme un malpropre, un paria, arguant qu’il n’était pas le préposé de cette transaction, qu’il fallait se rendre dans un hangar, à l’adresse inconnue bien sûr ! Je n’imagine même pas la réponse que j’aurais eue si je m’étais exprimé dans une langue étrangère.
Pas moyen de se procurer un plan des zones de fret dans tout l’aéroport, restrictions budgétaires obligent. [Oui à la privatisation d’Aéroports De Paris]. Notre expédition pour retrouver un malheureux bagage nous a conduit de zone en zone, de hangars en entrepôts, de détours en rallongis. Quelques heures, 52€ (frais de dossier, de transfert, de gardiennage…), et un passage à la douane plus tard, un cariste était tout fier de me ramener avec son engin ma minuscule valise, légèrement salie mais toujours intacte.
Je me demande où se trouve actuellement l’australienne que nous avons croisée (avec mon chauffeur de Papa) dans la navette de l’aéroport et qui cherchait toute penaude et intimidée la direction du TGV pour se rendre dans le sud. Si ça se trouve elle s’est rendu compte de sa bêtise et s’est barrée en Espagne !
La première soirée s’est passée à merveille, conjuguant mon arrivée avec le Beaujolais et l’anniversaire de Mika. Le comptoir du Shannon se souvient d’ailleurs de la masse de ce dernier qui s’y est littéralement écroulé en fin de soirée. Selon notre frère de couleur et néanmoins barman Iba, nous n’avons pas explosé le record de chiffre d’affaires en cours. Pourtant une stripteaseuse à la poitrine velue et bien plate et au caleçon moulant s’est attachée à chauffer la salle, telle une danse indienne autour du feu de la St Jean !
Côté football, cela fait plaisir de retrouver les travées de St Symph’ après de longs mois. Surtout que j’ai eu l’honneur d’assister au plus beau match du moment, face à Ajaccio (résultat 2-0 mais match objectivement pitoyable) avant bien sûr la grande raclée infligée aux cigognes !
A part jouer au hooligan, j’ai eu le temps de visiter une bonne partie de la famille, jeunes & vieux (dédicace à toi Tante Cécile si tu me lis sur radio Jéricho !), développer quelques clichés qui s’arrachent dans toutes les bonnes librairies (1664 exemplaires publiés aux éditions Grimbergen), faire du rangement, de la peinture et of course comme tout bon jeune français m’inscrire à l’ANPE. Il vaut mieux que je me bouge pour trouver un job parce que j’ai le temps de voir pousser des palmiers en Lorraine avant de toucher des indemnités !
J’ai voyagé donc comme le dit l’adage je devrais être formé mais je préfère tout de même en être certain en poursuivant quelques années dans une école de commerce tournée vers l’international. Advienne que pourra…
Prolongations :
→ un CD de vidéo arrive à Metz le jour de mon retour alors qu’il a été envoyé (en express) quatre mois plus tôt ! La boucle est bouclée.
→ nécrologie : la mort de Pinochet, pour laquelle je laisse à chacun le libre choix de regrets ou réjouissance, m’a rappelée une question posée lors d’un quiz dans un pub à savoir l’origine du dictateur. Un brave australien avait répondu fièrement et assurément la FRANCE ! Un signe pour la fin du règne de Chirac ?
→ j’ai récupéré mon permis de conduire international la veille de mon départ. Ca fait un pilote de plus dans l’avion
Tirs aux buts
♠ Remerciements : à Tom bien sûr pour cette aventure ; nos familles pour nous avoir suivi et aidé tout au long du périple ; aux douaniers singapouriens pour nous avoir laissé traverser leur frontière à l’aller ; à nos amis australiens, Mel, Brendon, Finn et toute la résidence Dover street, George de Little Creatures, Craig, Dany, Elise & toute l’équipe du Wharf restaurant pour nous avoir sorti d’une situation difficile, Sean, Tristan & Michael de Swordfish restaurant pour m’avoir fait confiance et tous les nombreux « spécimen » locaux rencontrés tout au long de la route. Un carton rouge est délivré à Robert (et un bon coup de boule pour lui remettre les idées en place aussi) ; à vous tous, lecteurs réguliers ou volages (mention spéciale à Mika et Ade pour leurs commentaires)
♣ Ayons tous une pensée pour tous les pompiers (dont un est déjà mort au « combat » contre la nature » qui tentent de contenir les gigantesques feux qui se propagent au nord est du Victoria et qui risquent de durer de longs mois si la pluie ne leur vient pas en aide. Le Nord Est grenat en soutien avec la terre rouge de Melbourne.
♥ Les chiffres officiels : total de visiteurs : 7686 très cosmopolites (France, Oz, Suisse, Royaume-Uni, Nlle Calédonie, Finlande, Italie, République Tchèque, Espagne et Belgique) ;
15398 pages vues avec un énorme pic le 20/09, date de la rentrée de Tom au pays, tel Pirès toujours attendu à St Symph’ ; parmi vous un obsédé, qui a tapé « Katsumi porn » dans la rubrique recherche du site canalblog et qui, tout excité, est tombé sur un article concernant le van ! Ca refroidit. Nombre de messages postés : 72, bon travail des webmasters ; 60% d’entre vous surfent grâce à Internet Explorer et 30% AOL, le restant étant composé de rebelles naviguant avec Firefox ou Mozilla sur leur Mac (tout le monde s’en fout mais Dr Stat© se devait de vous le faire savoir avant de s’éteindre définitivement.
Merci à vous tous et n’hésitez pas à demander si vous aussi vous avez des projets de voyage et cherchez des renseignements.
Ludo
08 novembre 2006
News, le 08 Novembre 2006, from Sydney, 16H heure locale by Ludo
Adios Cairns (at least!), east coast trip, Sydney ville lumière
Ca y est, le mal est fait, je suis passé dans la catégorie des « VIP backpackers » puisque j’ai dû acheter la carte du même nom pour pouvoir résider dans un YHA hotel à Sydney. Que ls avantages cela m’apporte t’il ? Et bien, la réponse est simple, pour un prix astronomique ($230), je me retrouve dans un hostel entouré d’allemands et associés. Tout est parfait, on entend les mouches voler après 20H, la cuisine est propre, les échanges d’impressions sur les recommandations du guide de voyage indispensable Lonely planet vont bon train…
Autant vous dire que je me sens très mal. Je n’avais pas prévu de finir mon séjour dans une maison de retraite ! J’en suis presque à regretter la bonne planche de bois qui m’a servi de lit dans Katsumi. En plus je n’ai même pas de sac à dos donc je ne fais pas parti de ce monde. Enfin, il en faut pour tous les goûts. Je vais pouvoir m’y reposer et faire une cure de désintox après mes dernières aventures.
Revenons quelques semaines en arrière. J’ai profité de mes $ durement gagnés à Swordfish pour aller faire un tour du côté de la grande barrière de corail. Je pense que vous en avez tous entendus parler, cette attraction naturelle et vivante s’étend sur 2000 kms dans l’océan pacifique et est accessible depuis la côte est de l’Australie ou encore depuis la Nouvelle Calédonie. L’activité principale est la plongée sous marine pour admirer les poissons multicolores et les coraux pour un prix variant de 100 à 300$.
J’ai opté pour le bas de la fourchette et déboursé 110$ (plus les dépenses du bar sur le bateau ; et ils acceptent la carte bancaire en plus ces tyrans ; Shannon style!). Le voyage jusqu’au reef dure environ 90 minutes, le temps de faire connaissance (ou pas, c’est selon !) de ses compagnons d’escapade, principalement allemands et asiatiques pour changer.
Une fois sur place, un gentil moniteur (généralement le comique de service) de plongée vous fait un speech, style hôtesse de l’air dans un avion, pour expliquer comment faire pour respirer sous l’eau, que faire en cas d’attaque de requin, etc.… Que des trucs inutiles en fait.
Arrive le grand moment de la descente (par groupe de 4) 20000 lieux sous la mer (ou plutôt 2 mètres pour notre cas). Bien sûr, je tombe sur un moniteur français (toujours les bon plans pour trouver les boulots peinards, ça doit être dans nos veines!). Le « voyage » dure une dizaine de minutes. Pour être franc, on a du voir 3 poissons et le corail ben c’était des pierres légèrement colorées. En plus on n’avait même pas le droit de se séparer et de nager en solo. Jamais content me direz vous. Heureusement un livre avec des photos de poissons est à disposition sur le vaisseau pour admirer ce qu’on a manqué ! Quels salauds !
J’ai quand même pu parfaire mon bronzage en quelques heures (voir photos). Un verre de « champagne » offert pour faire passer le chemin du retour plus rapidement et le tour est joué. Sans oublier de proposer quelques photos ($15 pièce faut pas déconner !) prises en mer sur lesquelles vous pouvez découvrir que la plongée rend moche. C’est pour cette raison que Cousteau portait toujours son bonnet pour focaliser l’attention sur celui-ci et non sur son visage. Bien trouvé !
Pour être rabas joie, je conclurai ce chapitre en disant que le snorkelling (équipé d’un simple tuba et d’un masque) sur la côte ouest était bien mieux. On avait fait connaissance de beaux poissons, une tortue et 2 (énormes et féroces) requins pour une poignée de roubles.
J’ai passé les derniers moments avec le staff du resto lors de la grosse soirée de l’année à Cairns, j’ai nommé Illumination party pendant laquelle tout le monde doit se paraître d’habits blancs (encore un meeting dissimulé de néo nazis !) et danser jusqu’à l’aube sur de la musique techno. Belle soirée. Le point d’orgue de cette festivité annuelle aura lieu lors de l’été 2012 (preuve que l’Australie a plus de 10 ans de retard sur la France) au moment de l’éclipse solaire totale. Hope to see you there.
Place maintenant à la dernière grande transhumance de ce trip que l’on pourra surnommée « la chute finale » ou encore « le pèlerinage de la dernière heure ». La descente de la côte aura pris 12 jours et m’aura fait découvrir 8 destinations. Programme fatiguant. Et dire que les footballeurs se plaignent de jouer 2 matchs par semaine alors qu’ils se déplacent en Porsche ou avion privé.
A chaque voyage son lot de péripétie. J’ai commencé fort en ratant le bus à cairns (ville départ !) ; ce n’est pas de ma faute, j’avais trop de bagages et une planche de surf. Difficile à déplacer avec seulement 2 bras. Après d’âpres négociations avec la compagnie (c’est trop tard, il faut repayer tout le billet maintenant…) et le temps d’envoyer la planche directement à Sydney (encore des frais supplémentaires), je pars finalement avec un jour de retard.
Sur la route, visite de nombreuses plages et c’est à peu près tout.
Comment ne pas oublier le jour où, après une dizaine d’heures de trajet, je suis descendu du bus au milieu de nul part, à 100 kms de ma destination prévue ! J’ai vite repris connaissance et suis remonté illico dans le car… tout en oubliant bien sûr un sac de voyage. 3 jours et 25 coups de téléphone plus tard, j’en reprends possession. Ce n’est pas grave, il n’y avait que des cadeaux à l’intérieur !
Pour ne pas oublier mes racines, j’ai effectué quelques escales [purement professionnelles] alcooliques. Bundaberg pour commencer. Village connu et apprécié de tous les aussies pour son fameux Rum servi à grande dose accompagné de Coca lors des Sunday sessions. Brisbane ensuite, pour me rendre à la brasserie XXXX. $18 pour faire le tour et déguster 4 demis, c’est honnête. Par pure coïncidence, lorsque je prenais des photos extérieures de l’établissement, un mec de Little creatures (brasserie pour laquelle j’ai travaillé 3 jours à Perth pour la fête de la bière) m’a reconnu alors qu’il passait sur le périph’. Apparemment, mon numéro se trouvait encore dans son répertoire et je me suis retrouvé quelques heures plus tard au milieu d’une conférence dégustation. Moralité : si tu vas à la bière, la bière viendra vers toi ! Pur hasard encore pour terminer sur ce point, j’habite à 50 mètres seulement des quartiers généraux de … Foster’s. C’est une conspiration mes amis !
Deux mots sur Brisbane, située à mi parcours du périple ; ville agréable, dynamique, alliant vies commerciale et nocturne animées et tranquillité assurée grâce aux magnifiques jardins botaniques. Important lorsque l’on passe quelques nuits dans un dortoir de 12 (britanniques pour la plupart) pour autant de mètres carrés.
Qu’ajouter si ce n’est que je me suis fais accueillir en limousine à Surfers paradise, ville artificielle composée d’immeubles immenses aux abords de l’océan (Monaco mais sans le prince et avec des vagues).
J’aller oublier l’épisode de Byron bay, autre bourgade attirant jeunes hippies et surfers, où j’ai perdu ma carte bancaire un samedi matin (banques fermées). Bonne idée sachant que je n’avais pas de cash sur moi et pas de logement réservé. J’ai heureusement pu dormir à crédit et j’ai trouvé 20€ que je me suis empressé de convertir (grâce à un établissement de change ouvert le dimanche ; vive le libéralisme et le travail 8 jours par semaine) pour survivre le week-end.
D’intrigants voire étranges individus se sont trouvés sur ma route. Pour n’en citer que quelques spécimens, je retiendrai l’équipe des chauffeurs de bus avec à sa tête un petit bedonnant qui effectuait son premier voyage avec la compagnie lors de mon départ de Cairns (j’avais qu’à pas louper le bus aussi !), ce qui le rendait apparemment stressful. Ce ne sont pas les gouttes de sueur et les paroles maugréées à chaque virage qui diront le contraire. Comment voulez vous tenter de vous endormir avec ça. Je crois que même Tom au volant de Katsumi était plus rassurant. I’m joking of course [les absents ont toujours tort ! Tu peux toujours rétorquer qu’au moins tu es toujours titulaire de ton permis !!].Quand on apprend que certains chauffeurs parcourent quelques 700 kms avant d’aller dormir ça fait peur. Enfin, je suis arrivé en entier.
Chauffeur toujours ; je me suis fait conduire en taxi avec comme pilote un libanais qui se plaignait du prix de la licence pour exercer sa noble profession (en même temps il l’a acquise il y a 20 ans et va donc réaliser une bonne culbute lors de la revente) et qui esquivait les véhicules nous précédant tel un militaire tentant d’échapper aux balles ennemies en courant en zigzag (et les yeux fermés). Dommage que je n’avais pas de caméra, je tenais l’une des plus belles scènes de Fast and furious III : the end !.
Je ne peux pas passer sur les quelques asiatiques plongés dans un sommeil (coma ?) profond à 8 heures du matin sur leurs sièges ou affalés sur le clavier de leur ordinateur encore allumé et fumant après une longue nuit de jeux en lignes. Bienvenue dans l’univers alterdimensionnel peuplé de zombies des cybercafés ouverts 24/24. En même temps, c’est pas con, à seulement $2 de l’heure ça coûte moins cher que l’hôtel.
Pour finir, je viens d’apprendre par Vickie, charmante voyageuse originaire d’Ecosse mais habitant à Tenerife et en partance pour Bangkok que j’avais un accent écossais. Je ne sais comment le prendre…
D’ici l’embarquement, je vais profiter du soleil (s’il daigne pointer son nez), marcher beaucoup je pense, admirer les monuments et lumières magnifiques de la ville la nuit tombée ; avant bien sûr de retrouver Metz l’illuminée et scintillante, comme à son habitude, parée de ses plus beaux habits pour cette fin d’année (j’espère) et ses non moins somptueux monuments et rues animées.
En espérant que l’on me laisse passer à l’aéroport avec mes quelques quintaux de bagages et bouteilles de liquide local (10cl ? C’est sûrement pour les étrangers cette nouvelle loi).
Troisième mi-temps
→ B.A. #1: après Cairns, ce sont les malades de Brisbane qui pourront recevoir quelques millilitres de mon précieux sang. Je suis moi-même à la recherche d’un donneur de foie (non Mika, tu n’es pas éligible !) ;
→ B.A. #2: j’ai signé une pétition contre le vol des organes en Chine. C’est vrai quoi, comment voulez vous qu’un jeune fabrique un ballon correct pour mon équipe de foot préféré si on lui pique ses yeux pendant qu’il dort ;
→ information judiciaire : je récupère mon permis de conduire le 13 soit 48 heures avant de décoller. Célébrons cet événement par un vol de taxi suivi d’un excès de vitesse ;
→ citation du jour : Quand les poules auront des dents se traduit par « When the pigs will fly » (quand les truies voleront). Va savoir pourquoi ?;
→ santé : pour répondre à une question de ma chère maman, j’ai effectivement pris un peu de poids (7kgs je pense) mais tout est parfait puisque mon indice RPLIUYP comme les spécialistes l’appellent est toujours correct. C’est une machine qui me l’a dit et les machines n’ont jamais tort.
→ le connard de l’année : représentant de la communauté musulmane en Australie (rejeté par toute la population, toutes confessions confondues, bien sûr), à propos des femmes se faisant agresser dans la rue : « si vous laisser un morceau de viande non couvert dans la rue, les chats et autres pigeons vont venir en nombre pour le dévorer. Ce n’est pas la faute des animaux (hommes) mais de la viande (la femme) ». Toutes mes félicitations pour cet éclair de lucidité.
→ sondage (je réclame une participation en masse) de la semaine:
Quel est le montant total de mes dépenses depuis mon arrivée (nouvel - an pour ceux qui pensent que ça ne fait pas assez longtemps) ? Il vous suffit de remettre les chiffres suivants dans l’ordre : 8 1 3 6 1. Bonne chance (le gagnant gagne le droit de me faire un chèque du même montant pour mon retour !).
Question subsidiaire : quel est le poste le plus important parmi courses, transport, conneries, activités, socialisation (pubs), correspondance et conneries (diverses choses inutiles mais présentes quand même, telle l’AS** en coupe d’europe) ?
Merci encore pour votre attention.
Bisous à tous.
Ludovic, fatigué (215 minutes de labeur non stop pour ce roman tout de même)
Mail blog
Bulletin final
Une semaine avant le retour, je me permets d’interrompre quelques instants le désormais fameux compte à rebours et vous présente la gazette numéro 18 et probablement l’une des dernières.
Au menu du jour, dernières aventures à Cairns, descente à Sydney et comme toujours quelques photos pour les illettrés.
N’oubliez pas de tenter votre chance pour le sondage situé en bas des nouvelles.
Couvrez vous bien et à bientôt. Il a quel goût le Beaujolais cette année ?
P.S. : Pour les plus curieux d’entre vous, vous pouvez exercer votre anglais en lisant un résumé du trip à destination de mes compères anglophones.
14 octobre 2006
News, le 14 octobre 2006, Saint Juste, from Cairns, 13H heure locale by Ludo
Taf/ taf / taf, maison de la trance, Katsu partie, let’s get wasted
C’est une nouvelle fois en solo que je vous écris, Tom ayant apparemment bien atterrit en Lorraine … pour mieux fuir quelques jours dans le sud. Quel vagabond. Pour changer, ce n’est pas le bar Shennanigan’s qui accueille le bureau de la rédaction mais la table du salon d’une maison, une vraie. Et oui, lassé de défier la maréchaussée et de détruire mon dos en papier mâché, j’ai investi dans l’immobilier. Pour la première fois depuis des semaines, je me retrouve entre 4 murs, avec ma chambre, une douche (presque) privée et un jardin pour étendre le linge. Sans oublier bien sûr le frigo pour y étendre les bières. Le paradis sous les tropiques. Enfin, je dirais plutôt espace paradisiaque pour un sociologue (individu en mal de réussite gagnant sa vie en analysant les comportements d’autres individus ; analyses relatées dans des livres au moins aussi épais que mon verre de lunettes droit et destinées … à des étudiants sociologues !). Mon voisin de chambrée situé à mon extrême droite (dire si c’est loin !) est un jeune homme vigoureux de 27 ans. Toujours étudiant (en tourisme !) vous l’aurez deviné, il se pose des tas de questions sur des tas de choses. C’est le partenaire idéal de mon coloc’ de gauche. Je parle ici de James, 17 ans, unemployed musician (on appelle ça un pléonasme dans la langue de Molière non ?). Notre intermittent du spectacle préféré a bu sa première bière au mois de mai dernier et touche maintenant régulièrement à l’acide. Belle progression pour cet ancien premier de la classe. De grands débats sur l’environnement se tiennent tous les soirs dans le salon entre deux épisodes des simpsons et deux bangs (vous souvenez vous, la poudre orangée quand on était gosse ? Et ben, c’est pas ça). Une charte vient d’ailleurs d’être lancée pour révolutionner notre comportement vis-à-vis de la planète. Le début d’une puissante assos il paraît. Dire que j’étais là. Ne vous inquiétez pas, la liste des 3 signataires et membres ne comporte pas mon identité surtout que j’ai susurré qu’il fallait commencer par ne pas mettre les mégots ou boîtes à pizza dans la poubelle recyclable avant de défier Bush et ses effets de serre. Silence garanti dans la salle ! J’ai presque omis de vous parler de mon voisin de centre droit, surnommé fièrement par lui-même Sunny. Ce rayon de soleil quotidien nous vient tout droit de Corée (celle du sud, la civilisée et surtout inoffensive). Son objectif est d’apprendre à parler anglais. Congratulations, tu as choisi le bon pays. Bien sûr, dans une nation anglophone, l’anglais s’apprend … à l’école, en étant entouré de … coréens, chinois & cie ! Ils sont décidément irrécupérables. Un bon point pour lui est qu’il a un bon niveau et comprend tout ce que l’on dit dès le premier essai. Ca change des vendanges à Margaret river (« this is a white grape so you can’t cut it; only red fruit. OK?? » Silence complet!). Ces deux dernières semaines ont été marqué par des moments de sobriété totale puis quelques pics alcooliques venant anéantir tous les efforts pour ne pas vider le compte en banque. En même temps c’est pas ma faute, il n’y a qu’une rue animée à Cairns et je dois obligatoirement y passer tous les jours pour aller travailler et tous mes collègues repartent un par un à l’aventure et donc il faut célébrer ça et voilà ! Hommes politiques arrêtez de vous leurrer et reprenez ma démonstration. Pour lutter contre l’alcoolisme, réduire à néant les accidents dus à un excès d’alcoolémie, oublier les problèmes de femmes battues … SUPPRIMEZ tous les emplois. On me rétorquera qu’il y aura trop de chômage ; mais ce n’est qu’une question de vocabulaire. Remplaçons la dénomination chômeur par individu sain, luttant contre les problèmes de société. Et de surcroît on entendrait plus beugler ces chiennes de garde conduites par la plus saoulante d’entre elles, Isabelle Schumacher ou d’autres associations dont le nom donne déjà envie de leur donner des claques ! Revenons en à mes bières. L’ôot jour, comme pourrait dire Coluche, je me suis rendu au bar uniquement pour tenter de conclure la vente de Katsumi. J’ai choisi le créneau happy hour pour dépenser moins. Résultat, l’acheteur n’est pas venu donc j’ai dû finir les 2 pintes rapidement (au sinon ça chauffe) ; vu que j’étais énervé, j’en ai recommandée une plus 2 Rum&Coke parce que le Coca c’est bon pour l’estomac de temps en temps. Sur ce, je décidais de regagner mon domicile. Forcément, je passe devant mon restaurant et qui vois-je ? Deux canadiens qui descendent des Coronas pour fêter leur départ imminent. Comme il faut montrer aux arrogants canadiens que l’Europe c’est mieux et qu’en plus la Corona (et sans lemon ni lime please) est gratuite il est impossible de refuser. 22heures, le restaurant est nettoyé, tout le monde décide de sortir. Le fait que je porte un short et un singlet (west coast eagles forever) n’a rien changé. La soirée continue au rythme de pintes et shots de sambucca (même les polonais ont du mal). A l’aube il commence à se faire fin ; heureusement, un restaurant a la bonne idée d’être ouvert 25 heures par jour (c’est eux qui le disent). Un steack/frites plus tard et le compte est bon. Economies ruinées. Dire que j’avais dit que j’arrêtais de boire il y a quelques années. Sûrement la faute à Mika ! Ne vous faites pas de bille, je tiens bon et suis en forme tous les matins pour l’ouverture du restaurant où je deviens un des seuls « pilier » restant. Tout le monde, même un chef, veut se casser (et s’exécute). C’est l’occasion de renouveler un peu le staff. Le boss s’en donne à cœur joie. Ce n’est pas le choix qui manque avec tous les backpackers, les crocs aux dents, qui recherchent un travail et par conséquent de la nourriture gratuite. Une suédoise, blonde of course, fine et perchée sur ses jambes interminables charme tout l’effectif avec son sourire ravageur. Elle a demandé si un poste était vacant pour son boyfriend mais malheureusement non ! Morten, bon danois à la carrure comparable à Töfting (tondeuse à gazon), pour les initiés au ballon rond, remplace Domenico, exubérant ritale à la distribution des flyers pour tenter d’attirer de nouveaux clients. Ce n’est pas gagné d’avance. Heureusement, Brooke, demoiselle peu farouche en provenance d’Adélaïde, régale toujours autant les consommateurs de notre fameux Yoghurt bar avant d’aller servir les friqués séniles du bar du casino plus tard dans la soirée. Voici quelques secrets de recrutement dans la restauration, non dévoilés jusqu’à aujourd’hui. Gardez les pour vous. Si tu es allemand, passe ton chemin. Français, revois ton accent et sache que CV ne se dit pas SiVi en anglais mais résumééé. Asiatique, tu es le bienvenu étant donné que tu n’oseras pas contester ton salaire d’employé junior alors que tu as 25 ans et de nombreux débouchés dans le lavage de dishes ou encore nettoyage de benches s’ouvrent à toi. Pour toutes les filles, si l’on vous demande un CV (ou resume en l’occurrence), c’est uniquement pour avoir votre numéro de téléphone. Vous ne savez pas tenir 3 assiettes, tant pis, vous ferez 2 voyages à la satisfaction du chef et des clients. Cruel mais tellement vrai. Un revenu exceptionnel est venu se greffer à l’actif de mon bilan. Je parle bien sûr du départ de Katsumi. On le redoutait mais il le fallait bien. Toutes les relations, si passionnelles et intenses soient-elles, connaissent un dénouement. Le marché a décidé de te faire passer entre les bras chaleureux et doux de qui tu sais à ceux rugueux de deux pommies (rosbeefs si vous préférez). Bonne continuation. C’est peut-être le meilleur choix si l’on considère que tu étais courtisée par des individus plus ou moins crédibles. Israéliens (Iouri et Diana) pour débuter (le van est bien mais on veut un 4x4 ; ben dans ce cas, va dans une concession Land Rover Djorkaeff et toi, retourne sur ton île de la tentation, tu te feras transporter par qui tu veux). Allemands bien sûr. On est intéressé mais on veut faire vérifier par un garagiste (je l’avais fait une semaine auparavant mais l’allemand restera toujours allemand). Forcément le garagiste en question (« ami des backpackers » qui met son affiche dans les campings - remplis d’allemands parce que c’est bon marché !) dit que le moteur est pourri et qu’il vaudrait mieux acheter sa Ford Falcon qui sera prête à rouler dans quelques jours (avec un nouveau moteur – de tracteur certainement). Oublions rapidement les français effrayés par la trop petite taille (!!!) et l’absence de frigo. Si t’as pas assez de viande, mange les cuisses de ta copine ! Que dire à propos des irlandais et autres gallois, si ce n’est qu’ils ne sont pas capables de se rendre à la bonne heure ou au bon endroit à un rendez-vous (à moins de leur donner l’adresse d’un pub). Les canadiens vous laissent miroiter le jackpot avant de s’échapper sans donner de nouvelles. Alors oui, definitely, Ian et Paul, originaires du sud de l’Angleterre sont ceux qui ont mérité de décrocher l’affaire du siécle. Facile à conclure quand on apprend pendant la négociation qu’aucun des deux ne sait où remettre de l’huile ! Bonne chance… Pourtant tout n’était pas gagné d’avance : aucune trace de révisions mécaniques avant 2005, bruit étourdissant du moteur lors du préchauffage et fumée bleue au démarrage, huile se rendant par on ne sait quel miracle … dans le filtre à air, compteur (trafiqué ?) kilométrique se bloquant tous les 10kms pendant quelques minutes (il suffit de monter le son de la radio pour faire diversion pendant l’essai du véhicule !), quelques points (sensibles) de rouille sur la carrosserie. D’un autre côté en adoptant Katsumi, vous bénéficiez d’une roo bar (pare buffle) énorme (bon pour la virilité des mecs), d’un roof rack (galerie) idéal pour y installer une terrasse avec table et chaises pour l’apéro, d’un lecteur CD neuf (d’accord il saute toutes les 20 secondes mais il est neuf quand même) et last but not least d’un drapeau français peint « à l’arrache » sur la porte coulissante. Le radiateur devrait tenir bon quelques temps, quant à la boîte de vitesse ??? Chacun ses emmerdes ! La vente de Katsumi a été l’occasion de réaliser une bonne plus value qui m’a permis … d’acheter une planche de surf pour construire un bar à la maison ! Tous les moyens marketing ont été mis en œuvre pour négocier au mieux la vente : 4 affiches décalées (voir galerie photo) pour attirer l’œil du backpacker inondé par les offres, un prix en double devise, une confiance totale accordée à l’acheteur (« prends les clefs et reviens quand tu veux » ; inconscient et risqué mais payant). A part ça : → B.A. # 1 du mois : l’être solidaire et généreux que je suis a rendu son téléphone portable à un boa qui l’avait oublié devant sa résidence secondaire, j’ai nommé l’ANPE (la résidence principale étant le bar du coin de la rue ou le centre de paris hippiques) → B.A. # 2 : j’ai hébergé sur le canapé du salon un dishwasher (lave vaisselle) du restaurant à la recherche d’une maison. Respect à lui, voyager d’Adélaïde (South australia) à Cairns pour oublier sa famille, il faut le vouloir → Rusty’s market : pour la première fois de ma vie, je suis allé au marché et ai acheté des fruits & légumes pour changer. Repas du soir : chips, pizza & bière. Y’a encore du boulot ! → Comment faire des économies : perdre sa carte bancaire et attendre 10 jours pour pouvoir de nouveau retirer. C’est mon cas actuellement → Congratulations West Coast eagles : vous l’avez fait ; notre équipe favorite de footy (Perth) a gagné son championnat. Pourvu que la maison grenat suive l’exemple → Chiffre du jour : AU$2800, soit le prix de vente de Katsumi Pour terminer en beauté, voici la pensée du moment : If we drink, we get drunk When we get drunk, we fall asleep (s’endormir) When we fall asleep, we commit no sin (pêché) When we commit no sin, we go to heaven (paradis) So, let’s get drunk and go to heaven! Ludo, depuis Minnie street. Pourvu que ça mousse!
19 septembre 2006
News, le 19 septembre 2006, from Cairns, 13H heure locale by Ludo
Taf/ taf / taf, Melbourne
C’est une nouvelle fois en direct du pub « Shennanigans », en solo (la main droite commence à avoir des crampes) et sous un temps de rentrée des classes (Cairns c’est moche sous la pluie) que j’anime la tribune voyage sous les tropiques. Afin de garder le meilleur pour la fin, je me dois de commencer par rendre hommage à mon alcoolique d’acolyte, celui-la même qui vivait au dessus du bistrot où je me trouve actuellement pour profiter des discounts sur les cruches de bière, car oui, ici, la bière se boit à la cruche. Promotions dont j’ai amplement profitées je le reconnais. Commençons par l’improbable incipit (commencement ; c’est du latin) qui remonte déjà à une bonne treizaine de mois. Il paraîtrait (à ce que je me souvienne) que j’aurais composé un faux numéro avec mon mobile en plein mois d’août en destination du messin en grandes vacances ensoleillées à Nice après 1 an de très grandes vacances passées sous la grisaille de Preston (Angleterre). Pardonnez moi de cette erreur, je vous en prie, je devais être sorti d’une importante négociation sur des fûts de Kro pour un café de Maubeuge. Ah le boulot ! En temps que bon commercial, je ne pouvais pas raccrocher au nez de mon interlocuteur, et j’ai dû glisser dans la conversation, par erreur, que je projetais de me rendre loin de France pour admirer les kangourous et autres attractions locales downunder. Peut-être ais-je sussurer également que j’avais besoin de compagnie pour ne pas me perdre dans le gros avion au départ de Paris Roissy Ségolène Royale (ben quoi ça sonne mieux que François Bayrou quand même). Fidèle à son esprit d’exploreur de nouveaux horizons, l’ami des Turcs (européens ?) de Noisseville, ne s’est pas pris la tête (de Turc pour ceux qui ont du mal avec les blagues à la Ruquier), a fait ni une ni deux, ni ses valises et s’est mis à rêver de je n’en sais trop rien, je ne suis pas dans sa tête. Les quelques formalités réglées autour de plusieurs demis (ce n’est jamais bon de ne faire les choses qu’à moitié !) du type - « il nous faut quoi pour partir ? » - « Ben j’sais pas, ptet un passeport » - « jcrois qu’il était toujours dans ma valise au fond d’une poche » - « faudra vérifier s’il est pas périmé » - « ça devrait le faire, j’ai pas encore trop renversé de bière dessus » - « Sinon le visa ç’en ait où ? » - « Oh, on a le temps, ça ne prend que 2 jours il paraît, si la connexion internet veut bien se bouger » - « Tout est bon alors ; on reprend un demi de Foster’s » - « Whoff, un baron fera l’affaire ». Les dialogues sont interchangeables entre les deux protagonistes et l’entretien se termine souvent sur des propos relatifs au FC Metz et quelques pincées supplémentaires de houblon frais auprès d’autres passionnés du club à la croix de LORRAINE. Tout étant (nous l’espérons fortement) prêt, il ne reste plus qu’à attendre le jour J. Prévoyant que nous sommes, Tom doit venir passer la nuit rue Jules Barbé dans le 54 la veille du départ pour éviter tout problème de dernière minute. C’était sans compter sur la déesse neige qui faisait fureur la dernière semaine de décembre qui a rendu le trajet Metz-Les Baroches plus long et stressant que Paris-Singapour. Une dernière Kronenbourg tout en terminant les bagages (il n’est jamais trop tard) et le mal était fait. Plus moyen de reculer. Surtout si l’on ajoute l’extrême envie d’Hélène de voir son fils quitter (comme si il y était souvent) le domicile familial qui la poussa à nous réveillé à 3H du matin pour un vol quelques 8H plus tard. Bien lui en a pris car le monstre Sharan a failli trépassé devant les collines blanches jonchant l’A1. Oui, je l’avoue pour lui, haut et fort, Tom est parti pour s’affranchir « alcooliquement » du joug parental. A peine étions nous pénétrés par l’atmosphère insoutenable et enfermée de l’airbus et agréablement surpris par l’uniforme des hôtesses, qu’il n’a pu s’empêcher de commander à boire. En même temps ils font tout pour nous pousser, c’est gratuit et en grande canette et y’a même des gâteaux apéros. Va falloir que je fasse court pour le reste du voyage ou ça risque de prendre des allures de roman. Que dire, si ce n’est que les 9 mois (hum hum tu es enceinte mon salaud, c’est donc pour cela que tu m’as quitté. Et dire que tu m’as fais croire que c’était la bière !) passés ici, là, à vagabonder sans but précis ni destination connue, à parcourir des milliers de kms à bord de Katsumi en rajoutant quotidiennement de l’huile, à chercher et trouver du boulot dans des secteurs d’activités que nous ignorions tellement, à être des cons pour les autres mais prenant les autres pour des imbéciles (oui, je parle de toi, allemand, Robert & cie, obnubilé dans ton bouquin de voyage), à rencontrer des personnalités venues de nulle part, à juger que Sarkozy a encore du pain sur la planche si l’on considère le nombre d’étrangers ne savant même pas dire bonjour mais possédant un passeport français … qui leur permet de se rendre à l’autre bout du monde, à faire le deuil du FC Metz en se mettant aux règles du football australien, à apprendre que les règles du snooker sont différentes pour chaque pub à à à à (la liste est trop longue pour être exhaustive) ont été une réussite et rendu possible grâce à ta simple présence, ton esprit toujours positif et ton envie d’aller de l’avant. Le ciel se déchaîne à Cairns, si ensoleillée et étouffante à l’accoutumée, pour saluer ton départ. De la même manière, Manchester United, triomphant depuis le debut de saison, célèbre l’occasion dans son antre d’Old Trafford par une défaite face à Arsenal. Signe des temps, je me retrouve seul avec deux pintes qui descendent lentement pour la Sunday sesh du Shennanigans. Pour résumer et comme le disent si justement les vétérans d’Indochine, c’était mieux avant ! Cheers for everything mate. Take care. It’s gonna be cold in France Aussie Aussie Aussie Oi Oi Oi forever. Rien ni personne ne pourra nous l’enlever. Ludo, 1664 Avant de digérer cette triste séparation, quelques (més)aventures ont émaillé notre routine Cairnsienne. Pour nous prouver que Katsu tient toujours la route, nous nous sommes rendus, en bon dimanche des familles, au Nord, à Cape Tribulation. Prononcez ce mot à un randonneur et/ou explorateur averti et ses yeux s’éclairciront de bonheur. Cape trib’, comme on dit dans les milieux branchés, est un paradis pour ceux qui aiment les paysages, les forets tropicales et la tranquillité. Même nous, pourtant moins sensibles que certains aux charmes de la nature, avons été subjugué rien qu’en parcourant la route pittoresque et sinueuse avec en fond d’écran l’océan du côté droit et d’immenses arbres à bâbord. De notre destination nous n’avons vu, sous une pluie torrentielle (c’est peut-être pour ça que les arbres poussent si haut), qu’une ranger cachée dans son refuge et qui nous a dit … qu’il pleuvait et que c’était dommage pour nous ! Merci pour l’info. Etant donné qu’on n’utilise pas de l’essence pour rien, nous en avons profiter pour faire une pub crawl au retour (non vous ne saurez pas combien de bars ni qui était le conducteur), manger un gros hamburger avec un couteau planté au milieu, accompagné d’une bonne bouteille de Beaujolais signée Georges Duboeuf SVP (histoire de se rappeler que le mois de novembre approche). Parlons business quelques instants pour remonter le niveau de cette conversation de comptoir. Melbourne a eu le privilège de m’accueillir 3 jours afin de me rendre @ the fine food, wine & spirit exhibition (raison officielle) et de passer quelques temps avec Tom, Elise (serveuse suisse du Wharf à Broome), son frère et un compagnon helvète. Le voyage s’est plutôt bien passé, trop rapidement pour ne me permettre de boire que 2 rum&coke (coca pas cocaïne) en vol. Check-in au Ritz (et oui, voyage d’affaire) où ma secrétaire personnelle avait déjà réservé la chambre la plus pourrie qu’il y avait dans l’hostel. Programme de la soirée, quelques bières au bar du dessous puis quizz à propos du 11 septembre (en l’occurrence date du jour) dans un bar sous terrain en attendant mes congénères, en excursion sur une île pour voir des pingouins. Vous voulez connaître le résultat ? D’accord, j’ai fini dernier avec 6 points ET DEMI sur 40 et j’ai gagné une bière … chaude et secouée que je me suis empressée de descendre avant qu’un inspecteur de l’hygiène et de la santé ne fasse fermer le troquet. Les retardataires m’ont sorti du traquenard et fait découvrir le quartier (St Kilda, réputé pour sa vie nocturne). Lundi étant traditionnellement calme, nous avons fini dans un club gay, the traffik où nous avons passé un bon moment à regarder ces hommes (femmes ??) se déhancher sur la piste, trop près de nous parfois ! Deuxième jour, direction la conférence pour prendre le pouls du milieu bar/restauration en Oz. Apparemment tout va bien. Petite dégustation de vin et vodka pour clore la séance. Fin d’après midi passée à marcher, au supermarché et soirée drinking games en toute simplicité. Troisième et dernier jour, manqué le réveil pour saluer une dernière fois Tom, en départ pour Sydney dès l’aube. Ballade en ville et visite guidée du Melbourne Cricket Ground, bijou d’une capacité de 100000 spectateurs, hôte des matchs de cricket et football (australien, avec les mains). Départ de la visite 15H, durée prévue 1H15. Décollage de mon avion 17H15. Trajet stade – aéroport (en taxi) environ 30 minutes. Sachant que tout individu prenant un vol est conseillé de se rendre à l’aéroport et de s’enregistrer environ une heure avant le départ du vol susnommé, un problème se pose. En fait, le guichet ferme environ entre 15 et 20 minutes avant les vols domestiques. Manque de bol, je suis arrivé 15 secondes (véridique) après la fermeture. Pas moyen de discuter avec la compagnie de Richard Branson (Virgin Blue). J’en suis encore à me demander les raisons de cet échec (2 fois en 2 ans, même scénario à Londres où on était arrivé 20 minutes APRES le départ de l’avion !). La faute au chauffeur de taxi peut-être, refusant de griller les feux rouges même sous l’influence d’un beau billet jaune orangé ; celle au guide du stade certainement, ayant du mal à monter les gradins avec ses jambes mûres ; celle à Elise j’en suis sûr, me demandant véhément de lui rendre son gilet situé au fin fond de la valise. Qui a fait la valise ? Ma secrétaire partie vers Sydney le matin même. Voilà le coupable. Sale lâcheur. Résultat, 50$ de frais (kérosène plus taxe !), quelques pintes, une fouille plus qu’approfondie (recherche inopinée -c’est tombé sur moi- et chimique de traces d’explosifs) et 3 heures plus tard, un vol m’était attribué. Certainement plus de 1000$ dépensés en 3 jours mais quand on aime, on ne compte pas. Il ne me reste plus qu’à travailler dur pour regonfler le compte. Aussitôt dit aussitôt fait, je suis maintenant chargé de l’ouverture (c’est moi qu’ai les clefs !) et souvent de la fermeture du resto. A part ça - R.I.P Manolo de St Symphorien. Tu faisais un peu pitié avec ton tambour sur le bord du terrain mais tu étais un des symboles vivants du FC Metz, vieux mais dynamique et joyeux comme on aimerait qu’il le redevienne rapidement. A jamais dans nos cœurs ; - R.I.P Stewe Irwin, inconnu dans nos contrées mais icône environnementale devenue légendaire il y a quelques jours après avoir été piqué a mort par une stingray (raie manta). Tu as défendu et fais découvrir la nature et son importance à tous les anglophones du monde entier. Respect. Même les crocodiles te craignaient. - Vous avez quelques euros à dépenser pour une légende de la route, n’hésitez plus, achetez Katsumi, magnifique bolide en manque de partenaires et d’aventures. Pour vous, prix d’ami, 3000$ plus rapatriement en France à vos frais, plus droits de douanes, plus argent pour amadouer l’inspecteur responsable du contrôle technique. En gros pour environ 30000$ elle est dans votre garage. Vous pourrez l’utiliser pour transporter des veaux ou des cochons (non Mika je n’ai pas dit des cadavres de nancéeins!), des fûts de bière ou encore attirer quelques jeunes filles à la sortie des écoliers (« Magst du bonbonns ?). - Un rêve, que dis-je, une vie, a été brisé devant mes yeux ce matin lorsque, sur le chemin de la douche publique, en passant devant le TAB (=PMU) un jeune aborigène d’au moins 8 ans (rentré tout seul, sans son papa, certainement au tribunal) s’est fait éjecté par la responsable sans même un mot gentil (ou un « tiens voilà 3$ pour aller au bar à côté si tu veux). J’ai vu dans ses yeux la tristesse d’un gosse, perdu sans son doudou. Et je ne lui ai même pas dis bonjour. Enfoirés de blancs. - Dur réveil de Katsumi ce matin. Deuxième avertissement (pas vu le premier mais bon) pour unlawful camping. Apparemment ça ne rigole pas dans le Queensland, 3750$ de risque d’amende. Va falloir que j’enlève le caddie juste devant, ouvre les rideaux et bouge de quelques places avant d’emménager dans du dur (incessamment sous peu). Enfin, la citation du jour : « If you’re not wasted a week, you wasted a week » → si vous n’êtes pas bourrés au moins une fois dans la semaine, vous avez gâché une semaine ! Cest pas moi qui le dis. Sur ce, bisous à tous. Réservez un accueil digne de ce nom à Tom, de retour en gare de Metz le 26 septembre. Attention quand même, il sera fatigué. [Retour prévu pour le beaujolais nouveau me concernant] See you soon. Ludo
29 août 2006
News, le 10 août 2006, from Cairns, 12H heure locale #1 by Ludo
Voyage voyage, Noir c’est noir
La longue et périlleuse route séparant les 2 côtes du continent ne nous aura guère freiné dans notre périple.
Tel un Panzer allemand mystifiant la ligne Maginot, Katsumi n’a pas rompu face aux quelques milliers de kilomètres parcourus en 10 jours pour relier Broome, la cité perlière à Cairns, the backpackers & crocodiles city.
Pourtant, rien n’était gagné d’avance et nombreux sont ceux qui ont échoué par le passé.
Les routes interminables bordées de terre rouge comme on en voit sur les couvertures de bons vieux bouquins de géographie ou de géologie font perdre la raison même au plus averti des conducteurs ; le soleil, dès l’apparition des premiers rayons matinaux, rend instantanément aveugle, y compris l’iris éclaircie du roi des lynx.
Tout cela sans compter sur les bushfires qui font passer les gigantesques feux de forêts provençaux ou ibériques pour des insignifiants barbecues de repas de quartier. Heureusement, l’outback est bien desservi et l’on peut trouver un camion citerne (à fonctionnement pompomatique bien sûr) au moins tous les 400 kms.
La civilisation laissait un peu à désirer du point de vue … civilisation. Il y a encore de l’espace habitable pour ceux qui cherchent un pavillon avec jardin. Ce ne sont pas les habitants des quelques 10 ou 12 « villes » que nous avons traversé en 4000 kilomètres qui me contrediront. La town typique (ou ville fantôme) est composée d’une station essence voire deux (qui font ég