16 janvier 2007
HERE I AM
Réjouissez vous résidents du royaume grenat, la croix de Lorraine va reprendre de sa couleur malgré la grisaille céleste. L’expat’ est de retour.
Merci à tous, par les quelques mails envoyés ou tout simplement la lecture de ce blog, pour votre contribution à la réussite de ce voyage.
Take care of you mates and above all, have fun.
Par tous les pouvoirs qui me sont conférés, je déclare la séance close.
15 novembre 2006
D DAY -1 Pourvu que ça dure
Les voyages forment la jeunesse… tant qu’on en revient.
A quand le prochain ?...
14 novembre 2006
D DAY –2 En grève
De retour au pays, le directeur de rédaction n’oublie pas les valeurs, essentielles, de ses compatriotes et se met en grève pour cause de mauvais temps.
13 novembre 2006
D DAY -3 Né pour pêcher, forcé de travailler
Voilà ce que l’on peut lire sur les marcels arborés fièrement par nombre d’australiens fiers de leur passe temps favori.
En y pensant quelques instants, qu’y a t’il de plus agréable (certains iront jusqu’à dire jouissif) que d’être en mer avec un ou deux compères, glacière bien remplie, ligne en place (même pas besoin de cane, trop long à installer !) avec une belle crevette accrochée à l’hameçon.
Ca parait « beauf » mais ça ne fait de mal à personne et ça repose.
Vive la pêche et la bière qui va avec (c’est un peu comme le FC Metz sauf que le poisson ferre plus souvent que les filets de St Symphorien ne tremblent).
11 novembre 2006
D DAY -5 Que des âneries vous dis-je
Loin des yeux (mais près du cœur bien sûr), en vacances prolongées, en shorts et sandales sous les tropiques. Tout était réuni pour se laisser aller et tenter des paris invraisemblables. On notera, parmi d’autres, un contact rapproché avec les forces de l’ordre lors d’une fin de soirée, des coupes de cheveux très recherchées, un vagabondage en uniforme nudiste dans un supermarché la nuit tombée…
J’espère que vous ne tirerez aucune conclusion sur le fait que Tom et moi avons dormi ensemble dans une « chambre » restreinte à maintes reprises !
10 novembre 2006
D DAY -6 10/11 Long, long way home
Il n’existe (Western Australia principalement) qu’une seule route pour relier deux « villes ». Voilà à quoi cela ressemble. De la terre rouge sur les accotements, de la végétation et quelques collines pour se rappeler que l’on avance.
C’est agréable, 10-20 minutes, puis cela devient vite ennuyant une fois tous les CD de la collection épuisés. D’autant plus qu’il n’est pas rare de se faire doubler par un camion, plus justement appelé road train, de 3 voire 4 remorques (chargées de bétail de pierres ou d’essence) et qui, malgré ses 50 mètres de longueur, n’a pas de scrupules à nous humilier.
09 novembre 2006
D DAY -7 Et avec les chips je vous mets quoi ? Un Mc Kronenbourg SVP
Bienvenue au drive-in des temps moderne.
Puisque démarrer sa voiture quelques minutes après l’avoir arrêté (et parce que moins on bouge, mieux l’on se porte) est mauvais pour l'environnement, il est possible de faire ses courses alcooliques comme on passerait une commande anodine chez Mc Do.
Après tout ça rend moins obèse et pourquoi perdre de l’énergie avant d’aller au boulot ou de jouer au foot.
Un must est d’être équipé d’un pick-up avec glacière attachée à l’arrière pour garder le liquide précieux à température idéale.
Attention, bison piaveur prévoit de longs bouchons les jours fériés et le weekend.
Pour pousser le vice jusqu’au bout, certains établissements se refusent de vendre de l’alcool aux piétons ! Et comment fait-on lorsqu’on à perdu son permis pour drink driving !!!
08 novembre 2006
D DAY -8 Boa d’un jour, boa toujours
Je ne parle pas ici du reptile tant redouté par l’espèce humaine mais de la population originelle du pays tant aimé des forces de police. Ce doux surnom que je leur ai trouvé (pour pouvoir parler librement dans la rue sans se faire remarquer !) est plus affectueux que le mot nigger employé par une majorité des australiens à leur encontre.
Il est vrai qu’aujourd’hui les aborigènes (en large infériorite numerique par rapport aux « colons » blancs et récemment asiatiques) passent leurs journées à dépenser leurs aides gouvernementales (monumentales il est vrai, d’où mépris de la population qui trouve ce traitement injuste) au bar ou allongés en groupe sur un parc public … avec une caisse de bière.
Entre le poids du passé (les anglais leur ont « piqué » leurs terres sans aucune compensation) et les problèmes actuels (échec scolaire, alcoolisme notoire, aucune amélioration en vue avec les nouvelles générations, fossé qui se creuse avec le reste de la population).
Oh la vache, je viens de composer un paragraphe presque trop sérieux, faut que je me rattrape !
Je crois que nous nous souviendrons longtemps de cette épique rencontre à Katherine, paisible bourgade peuplée de cow-boys et de boas, lors de notre voyage en direction de Darwin dans le Northern (ou Nigger c’est selon) Territory. Alors que nous étions tranquillement entrain de « cuisiner » notre dîner dans le parc public, nous avons assisté à un combat effroyable, presque sanglant mais surtout … pitoyable entre deux aborigènes. Le premier, une armoire à glace d’environ 1,85m et chargé de quelques grammes de bière, passait son temps à courir après son opposant, moins effrayant mais habile sur son jeu de jambe et certainement chargé au goone (cf. D Day -10 pour l’explication). Les claques ont fusé, les combats au sol étaient acharnés.
Après près d’une heure de lutte, le perdant est venu nous expliqué comment il avait gagné.
« Moi j’ai appris à me battre dans le bush. La tactique c’est qu’il faut que tu bouges (traduction : s’échapper), toujours, en criant « viens viens » à son adversaire ; sans oublier de donner des coups (dans le vide) en direction du foie puis le foie, encore le foie et là, tu vises la tête ». « Vous avez vu, ça a marché, je l’ai écrasé » « Ouais on dira ça, mais pourquoi vous vous battez au fait » « J’en sais rien, moi tu vois j’ai appris dans le bush, foie, foie……. »
Mémorable surtout que le récit nous a été compté sous les yeux de son frère (« la honte de la famille, il est sobre » !) qui tenait dans ses bras un neveu dont apparemment personne ne connaissait le nom.
Malgré sa défaite, il y a une chose qui fera que notre idole sera admirée longtemps par ses pairs. Il a en effet réussi à mettre au monde un gosse avec une blanche. Il ne se souvient plus du sexe du gosse mais ce n’est pas grave, on lui pardonne !
07 novembre 2006
D DAY -9 Envie d’une plage privée ? Pas besoin d’aligner les ronds…
… mais vaut mieux être capable d’encaisser les longues distances.
Le sacrifice est largement récompensé à la vue de ces kilomètres de plage et de lagon déserts. Idéal pour un déjeuner réussi.
Aaaah Shell beach. Bien que ton nom soit honteusement usurpé par une compagnie pétrolière, ton eau est d’une transparence et d’une tranquillité invraisemblables.
Pourvu que l’Erika ne passe par là.
06 novembre 2006
D DAY -10 GOUNE, le dieu du vin
Avec l’incommensurable Lonely planet (guide de voyage, qui prétend tout savoir, très prisé par les allemands), le cask of wine, encore appelé goone, fait un malheur auprès des étrangers en quête de produit bon marché pour oublier leur condition misérable dans les campings reculés des régions de fruit picking.
4 litres pour 10-12$, y’a de quoi se faire un bon apéro. Les effets à long terme sont encore inconnus.
Comment ne pas être ravi en découvrant, discrètement posé à l’étage inférieur du frigo du bottleshop, un de ces breuvages, blanc de couleur, portant le doux nom de Moselle !
Les piteuses côtes de Toul n’ont qu’à bien se tenir, l’avenir viticole lorrain s'exporte loin de nos terres et ne provient pas du sud de la Meurthe.

















