Live from OZ

Les voyages déforment la jeunesse

15 novembre 2006

D DAY -1 Pourvu que ça dure

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Les voyages forment la jeunesse… tant qu’on en revient.

A quand le prochain ?...

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14 novembre 2006

D DAY –2 En grève

De retour au pays, le directeur de rédaction n’oublie pas les valeurs, essentielles, de ses compatriotes et se met en grève pour cause de mauvais temps.

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13 novembre 2006

D DAY -3 Né pour pêcher, forcé de travailler

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Voilà ce que l’on peut lire sur les marcels arborés fièrement par nombre d’australiens fiers de leur passe temps favori.

En y pensant quelques instants, qu’y a t’il de plus agréable (certains iront jusqu’à dire jouissif) que d’être en mer avec un ou deux compères, glacière bien remplie, ligne en place (même pas besoin de cane, trop long à installer !) avec une belle crevette accrochée à l’hameçon. 

Ca parait « beauf » mais ça ne fait de mal à personne et ça repose.

Vive la pêche et la bière qui va avec (c’est un peu comme le FC Metz sauf que le poisson ferre plus souvent que les filets de St Symphorien ne tremblent).

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12 novembre 2006

D DAY -4 Shit happens

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Thomas, tu sais que je t’aime bien, tu es un type bien.

Cependant, je te reprocherai toujours de ne pas avoir profité de ma diversion (prise de la photo) pour avoir assommer le boulet allemand au lieu de faire la malin alors que tu te trouvais dans son dos avant notre exercice de kayaking.

En plus la rivière était à deux pas, le coin complètement reculé et absent de toute civilisation. Le masquage du crime aurait été enfantin.

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11 novembre 2006

D DAY -5 Que des âneries vous dis-je

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Loin des yeux (mais près du cœur bien sûr), en vacances prolongées, en shorts et sandales sous les tropiques. Tout était réuni pour se laisser aller et tenter des paris invraisemblables. On notera, parmi d’autres, un contact rapproché avec les forces de l’ordre lors d’une fin de soirée, des coupes de cheveux très recherchées, un vagabondage en uniforme nudiste dans un supermarché la nuit tombée…

J’espère que vous ne tirerez aucune conclusion sur le fait que Tom et moi avons dormi ensemble dans une « chambre » restreinte à maintes reprises !

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10 novembre 2006

D DAY -6 10/11 Long, long way home

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Il n’existe (Western Australia principalement) qu’une seule route pour relier deux « villes ». Voilà à quoi cela ressemble. De la terre rouge sur les accotements, de la végétation et quelques collines pour se rappeler que l’on avance.

C’est agréable, 10-20 minutes, puis cela devient vite ennuyant une fois tous les CD de la collection épuisés. D’autant plus qu’il n’est pas rare de se faire doubler par un camion, plus justement appelé road train, de 3 voire 4 remorques (chargées de bétail de pierres ou d’essence) et qui, malgré ses 50 mètres de longueur, n’a pas de scrupules à nous humilier.

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09 novembre 2006

D DAY -7 Et avec les chips je vous mets quoi ? Un Mc Kronenbourg SVP

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Bienvenue au drive-in des temps moderne.

Puisque démarrer sa voiture quelques minutes après l’avoir arrêté (et parce que moins on bouge, mieux l’on se porte) est mauvais pour l'environnement, il est possible de faire ses courses alcooliques comme on passerait une commande anodine chez Mc Do.

Après tout ça rend moins obèse et pourquoi perdre de l’énergie avant d’aller au boulot ou de jouer au foot.

Un must est d’être équipé d’un pick-up avec glacière attachée à l’arrière pour garder le liquide précieux à température idéale.

Attention, bison piaveur prévoit de longs bouchons les jours fériés et le weekend.

Pour pousser le vice jusqu’au bout, certains établissements se refusent de vendre de l’alcool aux piétons ! Et comment fait-on lorsqu’on à perdu son permis pour drink driving !!!

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08 novembre 2006

News from Sydney, 08/11/06 (at least) by Ludo

Hello everybody

Hope everything is okay for you. Here are a few news from my trip in Australia.

I am currently in Sydney. I’ve been here for only 2 days. Looks nice. This is my last week down under as I will leave next Wednesday. After almost 11 months I’m coming back home. I feel a bit sad but very glad to meet my family and my friends again. The weather shock will be quite strong but as we say here “Shit happens”!

I’ve stayed in Cairns (north of Queensland, east coast) for 3 months. I was cooking in a restaurant there; nice job, good pay, beautiful waitresses. We can compare it to Preston (with much more tourists): small city, heaps of young backpackers (instead of students) from all over the world and quite a few nightclubs with cheap drinks. I haven’t found sthg better than the Tokyo jo’s or Squires with pints for 1£ but it was good though. I went diving on the world famous Great Barrier Reef. It was not the best thing I’ve done in Australia but that was a great experience. Imagine being close to a yellow fish or a turtle… We can’t do that in Europe, that’s for sure.

I travelled down the east coast by bus (really boring and exhausting sometimes) coz’ I wanted to stop, even for a few hours, everywhere. I’ve seen many beaches, a few bitches, stayed in Brisbane for a few days. That was a good trip.

Before Cairns, I was on the West Coast, in Broome (North). I was working in a restaurant there as well. It is a small town (around 15000 inhabitants) but very busy in summer and crowded by tourists attracted by the staircase to the moon (wonderful sunset once a month where you can distinguish a staircase starting on the beach and reaching the moon).

We (with my mate Tom who came back to France 1 month ago) travelled from Perth (our first city in Oz, Western Australia) to Broome and then to Cairns (by Darwin) with an old (from 83, older than me) campervan, Katsumi. We’ve managed to drive during more than 15000 kms with just a few problems (radiator fixing → $700) but we did it.

I don’t know if I told you but I lost my driving licence in Broome for … drink driving. It cost me $600 plus 4 months without driving (but you know that French don’t really care about ban and law so I drove!). I will get it back in a few days, just before leaving Australia. Useless.

We bought the car for $2300 and sold it for $2800 (thanks to my business studies in Preston of course). What a bargain! The (happy?) new owners are from England.

That is pretty much all I can tell you at the moment.

These long holidays were awesome and really interesting. I met new people (you know how it works when you travel), found maybe a new job (learnt that cooking was great even if I’m far from being perfect).

About Australia, it is (obviously) a very big country (for the distance between east and west you would visit more than 10 countries in Europe and meet hundred of millions people) with not many citizens. That is perhaps a reason why they are so friendly and welcoming. It is an island too and a bit isolated from the rest of the world (and especially from the problems of war close to Europe, poverty in Africa…) so everybody seems to be a bit unconscious and happier or less stressful. And of course there is the sun and the ocean everywhere.

Please gimme some news when you’ve got a minute

Keep travelling and discover new things when you are still young. It will be too late in a few years. That is what I will do I think.

All the best.

Ludo.

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News, le 08 Novembre 2006, from Sydney, 16H heure locale by Ludo

Adios Cairns (at least!), east coast trip, Sydney ville lumière

Ca y est, le mal est fait, je suis passé dans la catégorie des « VIP backpackers » puisque j’ai dû acheter la carte du même nom pour pouvoir résider dans un YHA hotel à Sydney. Que ls avantages cela m’apporte t’il ? Et bien, la réponse est simple, pour un prix astronomique ($230), je me retrouve dans un hostel entouré d’allemands et associés. Tout est parfait, on entend les mouches voler après 20H, la cuisine est propre, les échanges d’impressions sur les recommandations du guide de voyage indispensable Lonely planet vont bon train…

Autant vous dire que je me sens très mal. Je n’avais pas prévu de finir mon séjour dans une maison de retraite ! J’en suis presque à regretter la bonne planche de bois qui m’a servi de lit dans Katsumi. En plus je n’ai même pas de sac à dos donc je ne fais pas parti de ce monde. Enfin, il en faut pour tous les goûts. Je vais pouvoir m’y reposer et faire une cure de désintox après mes dernières aventures.

Revenons quelques semaines en arrière. J’ai profité de mes $ durement gagnés à Swordfish pour aller faire un tour du côté de la grande barrière de corail. Je pense que vous en avez tous entendus parler, cette attraction naturelle et vivante s’étend sur 2000 kms dans l’océan pacifique et est accessible depuis la côte est de l’Australie ou encore depuis la Nouvelle Calédonie. L’activité principale est la plongée sous marine pour admirer les poissons multicolores et les coraux pour un prix variant de 100 à 300$.

J’ai opté pour le bas de la fourchette et déboursé 110$ (plus les dépenses du bar sur le bateau ; et ils acceptent la carte bancaire en plus ces tyrans ; Shannon style!). Le voyage jusqu’au reef dure environ 90 minutes, le temps de faire connaissance (ou pas, c’est selon !) de ses compagnons d’escapade, principalement allemands et asiatiques pour changer.

Une fois sur place, un gentil moniteur (généralement le comique de service) de plongée vous fait un speech, style hôtesse de l’air dans un avion, pour expliquer comment faire pour respirer sous l’eau, que faire en cas d’attaque de requin, etc.… Que des trucs inutiles en fait.

Arrive le grand moment de la descente (par groupe de 4) 20000 lieux sous la mer (ou plutôt 2 mètres pour notre cas). Bien sûr, je tombe sur un moniteur français (toujours les bon plans pour trouver les boulots peinards, ça doit être dans nos veines!). Le « voyage » dure une dizaine de minutes. Pour être franc, on a du voir 3 poissons et le corail ben c’était des pierres légèrement colorées. En plus on n’avait même pas le droit de se séparer et de nager en solo. Jamais content me direz vous. Heureusement un livre avec des photos de poissons est à disposition sur le vaisseau pour admirer ce qu’on a manqué ! Quels salauds !

J’ai quand même pu parfaire mon bronzage en quelques heures (voir photos). Un verre de « champagne » offert pour faire passer le chemin du retour plus rapidement et le tour est joué. Sans oublier de proposer quelques photos ($15 pièce faut pas déconner !) prises en mer sur lesquelles vous pouvez découvrir que la plongée rend moche. C’est pour cette raison que Cousteau portait toujours son bonnet pour focaliser l’attention sur celui-ci et non sur son visage. Bien trouvé !

Pour être rabas joie, je conclurai ce chapitre en disant que le snorkelling (équipé d’un simple tuba et d’un masque) sur la côte ouest était bien mieux. On avait fait connaissance de beaux poissons, une tortue et 2 (énormes et féroces) requins pour une poignée de roubles.

J’ai passé les derniers moments avec le staff du resto lors de la grosse soirée de l’année à Cairns, j’ai nommé Illumination party pendant laquelle tout le monde doit se paraître d’habits blancs (encore un meeting dissimulé de néo nazis !) et danser jusqu’à l’aube sur de la musique techno. Belle soirée. Le point d’orgue de cette festivité annuelle aura lieu lors de l’été 2012 (preuve que l’Australie a plus de 10 ans de retard sur la France) au moment de l’éclipse solaire totale. Hope to see you there.

Place maintenant à la dernière grande transhumance de ce trip que l’on pourra surnommée « la chute finale » ou encore « le pèlerinage de la dernière heure ». La descente de la côte aura pris 12 jours et m’aura fait découvrir 8 destinations. Programme fatiguant. Et dire que les footballeurs se plaignent de jouer 2 matchs par semaine alors qu’ils se déplacent en Porsche ou avion privé.

A chaque voyage son lot de péripétie. J’ai commencé fort en ratant le bus à cairns (ville départ !) ; ce n’est pas de ma faute, j’avais trop de bagages et une planche de surf. Difficile à déplacer avec seulement 2 bras. Après d’âpres négociations avec la compagnie (c’est trop tard, il faut repayer tout le billet maintenant…) et le temps d’envoyer la planche directement à Sydney (encore des frais supplémentaires), je pars finalement avec un jour de retard.

Sur la route, visite de nombreuses plages et c’est à peu près tout.

Comment ne pas oublier le jour où, après une dizaine d’heures de trajet, je suis descendu du bus au milieu de nul part, à 100 kms de ma destination prévue ! J’ai vite repris connaissance et suis remonté illico dans le car… tout en oubliant bien sûr un sac de voyage. 3 jours et 25 coups de téléphone plus tard, j’en reprends possession. Ce n’est pas grave, il n’y avait que des cadeaux à l’intérieur !

Pour ne pas oublier mes racines, j’ai effectué quelques escales [purement professionnelles] alcooliques. Bundaberg pour commencer. Village connu et apprécié de tous les aussies pour son fameux Rum servi à grande dose accompagné de Coca lors des Sunday sessions. Brisbane ensuite, pour me rendre à la brasserie XXXX. $18 pour faire le tour et déguster 4 demis, c’est honnête. Par pure coïncidence, lorsque je prenais des photos extérieures de l’établissement, un mec de Little creatures (brasserie pour laquelle j’ai travaillé 3 jours à Perth pour la fête de la bière) m’a reconnu alors qu’il passait sur le périph’. Apparemment, mon numéro se trouvait encore dans son répertoire et je me suis retrouvé quelques heures plus tard au milieu d’une conférence dégustation. Moralité : si tu vas à la bière, la bière viendra vers toi ! Pur hasard encore pour terminer sur ce point, j’habite à 50 mètres seulement des quartiers généraux de … Foster’s. C’est une conspiration mes amis !

Deux mots sur Brisbane, située à mi parcours du périple ; ville agréable, dynamique, alliant vies commerciale et nocturne animées et tranquillité assurée grâce aux magnifiques jardins botaniques. Important lorsque l’on passe quelques nuits dans un dortoir de 12 (britanniques pour la plupart) pour autant de mètres carrés.

Qu’ajouter si ce n’est que je me suis fais accueillir en limousine à Surfers paradise, ville artificielle composée d’immeubles immenses aux abords de l’océan (Monaco mais sans le prince et avec des vagues).

J’aller oublier l’épisode de Byron bay, autre bourgade attirant jeunes hippies et surfers, où j’ai perdu ma carte bancaire un samedi matin (banques fermées). Bonne idée sachant que je n’avais pas de cash sur moi et pas de logement réservé. J’ai heureusement pu dormir à crédit et j’ai trouvé 20€ que je me suis empressé de convertir (grâce à un établissement de change ouvert le dimanche ; vive le libéralisme et le travail 8 jours par semaine) pour survivre le week-end.

D’intrigants voire étranges individus se sont trouvés sur ma route. Pour n’en citer que quelques spécimens, je retiendrai l’équipe des chauffeurs de bus avec à sa tête un petit bedonnant qui effectuait son premier voyage avec la compagnie lors de mon départ de Cairns (j’avais qu’à pas louper le bus aussi !), ce qui le rendait apparemment stressful. Ce ne sont pas les gouttes de sueur et les paroles maugréées à chaque virage qui diront le contraire. Comment voulez vous tenter de vous endormir avec ça. Je crois que même Tom au volant de Katsumi était plus rassurant. I’m joking of course [les absents ont toujours tort ! Tu peux toujours rétorquer qu’au moins tu es toujours titulaire de ton permis !!].Quand on apprend que certains chauffeurs parcourent quelques 700 kms avant d’aller dormir ça fait peur. Enfin, je suis arrivé en entier.

Chauffeur toujours ; je me suis fait conduire en taxi avec comme pilote un libanais qui se plaignait du prix de la licence pour exercer sa noble profession (en même temps il l’a acquise il y a 20 ans et va donc réaliser une bonne culbute lors de la revente) et qui esquivait les véhicules nous précédant tel un militaire tentant d’échapper aux balles ennemies en courant en zigzag (et les yeux fermés). Dommage que je n’avais pas de caméra, je tenais l’une des plus belles scènes de Fast and furious III : the end !.

Je ne peux pas passer sur les quelques asiatiques plongés dans un sommeil (coma ?) profond à 8 heures du matin sur leurs sièges ou affalés sur le clavier de leur ordinateur encore allumé et fumant après une longue nuit de jeux en lignes. Bienvenue dans l’univers alterdimensionnel peuplé de zombies des cybercafés ouverts 24/24. En même temps, c’est pas con, à seulement $2 de l’heure ça coûte moins cher que l’hôtel.

Pour finir, je viens d’apprendre par Vickie, charmante voyageuse originaire d’Ecosse mais habitant à Tenerife et en partance pour Bangkok que j’avais un accent écossais. Je ne sais comment le prendre…

D’ici l’embarquement, je vais profiter du soleil (s’il daigne pointer son nez), marcher beaucoup je pense, admirer les monuments et lumières magnifiques de la ville la nuit tombée ; avant bien sûr de retrouver Metz l’illuminée et scintillante, comme à son habitude, parée de ses plus beaux habits pour cette fin d’année (j’espère) et ses non moins somptueux monuments et rues animées.

En espérant que l’on me laisse passer à l’aéroport avec mes quelques quintaux de bagages et bouteilles de liquide local (10cl ? C’est sûrement pour les étrangers cette nouvelle loi).

Troisième mi-temps

→ B.A. #1: après Cairns, ce sont les malades de Brisbane qui pourront recevoir quelques millilitres de mon précieux sang. Je suis moi-même à la recherche d’un donneur de foie (non Mika, tu n’es pas éligible !) ;

→ B.A. #2: j’ai signé une pétition contre le vol des organes en Chine. C’est vrai quoi, comment voulez vous qu’un jeune fabrique un ballon correct pour mon équipe de foot préféré si on lui pique ses yeux pendant qu’il dort ;

→ information judiciaire : je récupère mon permis de conduire le 13 soit 48 heures avant de décoller. Célébrons cet événement par un vol de taxi suivi d’un excès de vitesse ;

→ citation du jour : Quand les poules auront des dents se traduit par « When the pigs will fly » (quand les truies voleront). Va savoir pourquoi ?;

→ santé : pour répondre à une question de ma chère maman, j’ai effectivement pris un peu de poids (7kgs je pense) mais tout est parfait puisque mon indice RPLIUYP comme les spécialistes l’appellent est toujours correct. C’est une machine qui me l’a dit et les machines n’ont jamais tort.

→ le connard de l’année : représentant de la communauté musulmane en Australie (rejeté par toute la population, toutes confessions confondues, bien sûr), à propos des femmes se faisant agresser dans la rue : « si vous laisser un morceau de viande non couvert dans la rue, les chats et autres pigeons vont venir en nombre pour le dévorer. Ce n’est pas la faute des animaux (hommes) mais de la viande (la femme) ». Toutes mes félicitations pour cet éclair de lucidité.

→ sondage (je réclame une participation en masse) de la semaine:

Quel est le montant total de mes dépenses depuis mon arrivée (nouvel - an pour ceux qui pensent que ça ne fait pas assez longtemps) ? Il vous suffit de remettre les chiffres suivants dans l’ordre : 8 1 3 6 1. Bonne chance (le gagnant gagne le droit de me faire un chèque du même montant pour mon retour !).

Question subsidiaire : quel est le poste le plus important parmi courses, transport, conneries, activités, socialisation (pubs), correspondance et conneries (diverses choses inutiles mais présentes quand même, telle l’AS** en coupe d’europe) ?

Merci encore pour votre attention.

Bisous à tous.

Ludovic, fatigué (215 minutes de labeur non stop pour ce roman tout de même)

Mail blog

Bulletin final

Une semaine avant le retour, je me permets d’interrompre quelques instants le désormais fameux compte à rebours et vous présente la gazette numéro 18 et probablement l’une des dernières.

Au menu du jour, dernières aventures à Cairns, descente à Sydney et comme toujours quelques photos pour les illettrés.

N’oubliez pas de tenter votre chance pour le sondage situé en bas des nouvelles.

Couvrez vous bien et à bientôt. Il a quel goût le Beaujolais cette année ?

P.S. : Pour les plus curieux d’entre vous, vous pouvez exercer votre anglais en lisant un résumé du trip à destination de mes compères anglophones.

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D DAY -8 Boa d’un jour, boa toujours

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Je ne parle pas ici du reptile tant redouté par l’espèce humaine mais de la population originelle du pays tant aimé des forces de police. Ce doux surnom que je leur ai trouvé (pour pouvoir parler librement dans la rue sans se faire remarquer !) est plus affectueux que le mot nigger employé par une majorité des australiens à leur encontre.

Il est vrai qu’aujourd’hui les aborigènes (en large infériorite numerique par rapport aux « colons » blancs et récemment asiatiques) passent leurs journées à dépenser leurs aides gouvernementales (monumentales il est vrai, d’où mépris de la population qui trouve ce traitement injuste) au bar ou allongés en groupe sur un parc public … avec une caisse de bière.

Entre le poids du passé (les anglais leur ont « piqué » leurs terres sans aucune compensation) et les problèmes actuels (échec scolaire, alcoolisme notoire, aucune amélioration en vue avec les nouvelles générations, fossé qui se creuse avec le reste de la population).

Oh la vache, je viens de composer un paragraphe presque trop sérieux, faut que je me rattrape !

Je crois que nous  nous souviendrons longtemps de cette épique rencontre à Katherine, paisible bourgade peuplée de cow-boys et de boas, lors de notre voyage en direction de Darwin dans le Northern (ou Nigger c’est selon) Territory. Alors que nous étions tranquillement entrain de « cuisiner » notre dîner dans le parc public, nous avons assisté à un combat effroyable, presque sanglant mais surtout … pitoyable entre deux aborigènes. Le premier, une armoire à glace d’environ 1,85m et chargé de quelques grammes de bière, passait son temps à courir après son opposant, moins effrayant mais habile sur son jeu de jambe et certainement chargé au goone (cf. D Day -10 pour l’explication). Les claques ont fusé, les combats au sol étaient acharnés.

Après près d’une heure de lutte, le perdant est venu nous expliqué comment il avait gagné.

« Moi j’ai appris à me battre dans le bush. La tactique c’est qu’il faut que tu bouges (traduction : s’échapper), toujours, en criant « viens viens » à son adversaire ; sans oublier de donner des coups (dans le vide) en direction du foie puis le foie, encore le foie et là, tu vises la tête ». « Vous avez vu, ça a marché, je l’ai écrasé » « Ouais on dira ça, mais pourquoi vous vous battez au fait » « J’en sais rien, moi tu vois j’ai appris dans le bush, foie, foie……. »

Mémorable surtout que le récit nous a été compté sous les yeux de son frère (« la honte de la famille, il est sobre » !) qui tenait dans ses bras un neveu dont apparemment personne ne connaissait le nom.

Malgré sa défaite, il y a une chose qui fera que notre idole sera admirée longtemps par ses pairs. Il a en effet réussi à mettre au monde un gosse avec une blanche. Il ne se souvient plus du sexe du gosse mais ce n’est pas grave, on lui pardonne !

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