28 septembre 2006
Et oui, aujourd'hui 28 septembre 2006, cela fait 9 mois que je suis en Australie.
Bon ben voila, je ne savais pas comment vous l'annoncer mais le travail est fait. Voici le petit. Va falloir le baptiser rapidement, on ne sait jamais.
Nous n'avons encore pas trouver de nom avec la maman. C'est dommage parce qu'elle s'en ait allee vers d'autres cieux lors de l'accouchement. Paix a son ame.
Je sens que je vais me faire hair et
bannir par certains d'entre vous.
Tout ca pour dire, plus serieusement, qu'en 2006, il y a des millions de gosses qui naissent dans des conditions lamentables alors arretons de nous ... lamenter sur nos petits problemes quotidiens.
And overall, take care & have fun
19 septembre 2006
News, le 19 septembre 2006, from Cairns, 13H heure locale by Ludo
Taf/ taf / taf, Melbourne
C’est une nouvelle fois en direct du pub « Shennanigans », en solo (la main droite commence à avoir des crampes) et sous un temps de rentrée des classes (Cairns c’est moche sous la pluie) que j’anime la tribune voyage sous les tropiques. Afin de garder le meilleur pour la fin, je me dois de commencer par rendre hommage à mon alcoolique d’acolyte, celui-la même qui vivait au dessus du bistrot où je me trouve actuellement pour profiter des discounts sur les cruches de bière, car oui, ici, la bière se boit à la cruche. Promotions dont j’ai amplement profitées je le reconnais. Commençons par l’improbable incipit (commencement ; c’est du latin) qui remonte déjà à une bonne treizaine de mois. Il paraîtrait (à ce que je me souvienne) que j’aurais composé un faux numéro avec mon mobile en plein mois d’août en destination du messin en grandes vacances ensoleillées à Nice après 1 an de très grandes vacances passées sous la grisaille de Preston (Angleterre). Pardonnez moi de cette erreur, je vous en prie, je devais être sorti d’une importante négociation sur des fûts de Kro pour un café de Maubeuge. Ah le boulot ! En temps que bon commercial, je ne pouvais pas raccrocher au nez de mon interlocuteur, et j’ai dû glisser dans la conversation, par erreur, que je projetais de me rendre loin de France pour admirer les kangourous et autres attractions locales downunder. Peut-être ais-je sussurer également que j’avais besoin de compagnie pour ne pas me perdre dans le gros avion au départ de Paris Roissy Ségolène Royale (ben quoi ça sonne mieux que François Bayrou quand même). Fidèle à son esprit d’exploreur de nouveaux horizons, l’ami des Turcs (européens ?) de Noisseville, ne s’est pas pris la tête (de Turc pour ceux qui ont du mal avec les blagues à la Ruquier), a fait ni une ni deux, ni ses valises et s’est mis à rêver de je n’en sais trop rien, je ne suis pas dans sa tête. Les quelques formalités réglées autour de plusieurs demis (ce n’est jamais bon de ne faire les choses qu’à moitié !) du type - « il nous faut quoi pour partir ? » - « Ben j’sais pas, ptet un passeport » - « jcrois qu’il était toujours dans ma valise au fond d’une poche » - « faudra vérifier s’il est pas périmé » - « ça devrait le faire, j’ai pas encore trop renversé de bière dessus » - « Sinon le visa ç’en ait où ? » - « Oh, on a le temps, ça ne prend que 2 jours il paraît, si la connexion internet veut bien se bouger » - « Tout est bon alors ; on reprend un demi de Foster’s » - « Whoff, un baron fera l’affaire ». Les dialogues sont interchangeables entre les deux protagonistes et l’entretien se termine souvent sur des propos relatifs au FC Metz et quelques pincées supplémentaires de houblon frais auprès d’autres passionnés du club à la croix de LORRAINE. Tout étant (nous l’espérons fortement) prêt, il ne reste plus qu’à attendre le jour J. Prévoyant que nous sommes, Tom doit venir passer la nuit rue Jules Barbé dans le 54 la veille du départ pour éviter tout problème de dernière minute. C’était sans compter sur la déesse neige qui faisait fureur la dernière semaine de décembre qui a rendu le trajet Metz-Les Baroches plus long et stressant que Paris-Singapour. Une dernière Kronenbourg tout en terminant les bagages (il n’est jamais trop tard) et le mal était fait. Plus moyen de reculer. Surtout si l’on ajoute l’extrême envie d’Hélène de voir son fils quitter (comme si il y était souvent) le domicile familial qui la poussa à nous réveillé à 3H du matin pour un vol quelques 8H plus tard. Bien lui en a pris car le monstre Sharan a failli trépassé devant les collines blanches jonchant l’A1. Oui, je l’avoue pour lui, haut et fort, Tom est parti pour s’affranchir « alcooliquement » du joug parental. A peine étions nous pénétrés par l’atmosphère insoutenable et enfermée de l’airbus et agréablement surpris par l’uniforme des hôtesses, qu’il n’a pu s’empêcher de commander à boire. En même temps ils font tout pour nous pousser, c’est gratuit et en grande canette et y’a même des gâteaux apéros. Va falloir que je fasse court pour le reste du voyage ou ça risque de prendre des allures de roman. Que dire, si ce n’est que les 9 mois (hum hum tu es enceinte mon salaud, c’est donc pour cela que tu m’as quitté. Et dire que tu m’as fais croire que c’était la bière !) passés ici, là, à vagabonder sans but précis ni destination connue, à parcourir des milliers de kms à bord de Katsumi en rajoutant quotidiennement de l’huile, à chercher et trouver du boulot dans des secteurs d’activités que nous ignorions tellement, à être des cons pour les autres mais prenant les autres pour des imbéciles (oui, je parle de toi, allemand, Robert & cie, obnubilé dans ton bouquin de voyage), à rencontrer des personnalités venues de nulle part, à juger que Sarkozy a encore du pain sur la planche si l’on considère le nombre d’étrangers ne savant même pas dire bonjour mais possédant un passeport français … qui leur permet de se rendre à l’autre bout du monde, à faire le deuil du FC Metz en se mettant aux règles du football australien, à apprendre que les règles du snooker sont différentes pour chaque pub à à à à (la liste est trop longue pour être exhaustive) ont été une réussite et rendu possible grâce à ta simple présence, ton esprit toujours positif et ton envie d’aller de l’avant. Le ciel se déchaîne à Cairns, si ensoleillée et étouffante à l’accoutumée, pour saluer ton départ. De la même manière, Manchester United, triomphant depuis le debut de saison, célèbre l’occasion dans son antre d’Old Trafford par une défaite face à Arsenal. Signe des temps, je me retrouve seul avec deux pintes qui descendent lentement pour la Sunday sesh du Shennanigans. Pour résumer et comme le disent si justement les vétérans d’Indochine, c’était mieux avant ! Cheers for everything mate. Take care. It’s gonna be cold in France Aussie Aussie Aussie Oi Oi Oi forever. Rien ni personne ne pourra nous l’enlever. Ludo, 1664 Avant de digérer cette triste séparation, quelques (més)aventures ont émaillé notre routine Cairnsienne. Pour nous prouver que Katsu tient toujours la route, nous nous sommes rendus, en bon dimanche des familles, au Nord, à Cape Tribulation. Prononcez ce mot à un randonneur et/ou explorateur averti et ses yeux s’éclairciront de bonheur. Cape trib’, comme on dit dans les milieux branchés, est un paradis pour ceux qui aiment les paysages, les forets tropicales et la tranquillité. Même nous, pourtant moins sensibles que certains aux charmes de la nature, avons été subjugué rien qu’en parcourant la route pittoresque et sinueuse avec en fond d’écran l’océan du côté droit et d’immenses arbres à bâbord. De notre destination nous n’avons vu, sous une pluie torrentielle (c’est peut-être pour ça que les arbres poussent si haut), qu’une ranger cachée dans son refuge et qui nous a dit … qu’il pleuvait et que c’était dommage pour nous ! Merci pour l’info. Etant donné qu’on n’utilise pas de l’essence pour rien, nous en avons profiter pour faire une pub crawl au retour (non vous ne saurez pas combien de bars ni qui était le conducteur), manger un gros hamburger avec un couteau planté au milieu, accompagné d’une bonne bouteille de Beaujolais signée Georges Duboeuf SVP (histoire de se rappeler que le mois de novembre approche). Parlons business quelques instants pour remonter le niveau de cette conversation de comptoir. Melbourne a eu le privilège de m’accueillir 3 jours afin de me rendre @ the fine food, wine & spirit exhibition (raison officielle) et de passer quelques temps avec Tom, Elise (serveuse suisse du Wharf à Broome), son frère et un compagnon helvète. Le voyage s’est plutôt bien passé, trop rapidement pour ne me permettre de boire que 2 rum&coke (coca pas cocaïne) en vol. Check-in au Ritz (et oui, voyage d’affaire) où ma secrétaire personnelle avait déjà réservé la chambre la plus pourrie qu’il y avait dans l’hostel. Programme de la soirée, quelques bières au bar du dessous puis quizz à propos du 11 septembre (en l’occurrence date du jour) dans un bar sous terrain en attendant mes congénères, en excursion sur une île pour voir des pingouins. Vous voulez connaître le résultat ? D’accord, j’ai fini dernier avec 6 points ET DEMI sur 40 et j’ai gagné une bière … chaude et secouée que je me suis empressée de descendre avant qu’un inspecteur de l’hygiène et de la santé ne fasse fermer le troquet. Les retardataires m’ont sorti du traquenard et fait découvrir le quartier (St Kilda, réputé pour sa vie nocturne). Lundi étant traditionnellement calme, nous avons fini dans un club gay, the traffik où nous avons passé un bon moment à regarder ces hommes (femmes ??) se déhancher sur la piste, trop près de nous parfois ! Deuxième jour, direction la conférence pour prendre le pouls du milieu bar/restauration en Oz. Apparemment tout va bien. Petite dégustation de vin et vodka pour clore la séance. Fin d’après midi passée à marcher, au supermarché et soirée drinking games en toute simplicité. Troisième et dernier jour, manqué le réveil pour saluer une dernière fois Tom, en départ pour Sydney dès l’aube. Ballade en ville et visite guidée du Melbourne Cricket Ground, bijou d’une capacité de 100000 spectateurs, hôte des matchs de cricket et football (australien, avec les mains). Départ de la visite 15H, durée prévue 1H15. Décollage de mon avion 17H15. Trajet stade – aéroport (en taxi) environ 30 minutes. Sachant que tout individu prenant un vol est conseillé de se rendre à l’aéroport et de s’enregistrer environ une heure avant le départ du vol susnommé, un problème se pose. En fait, le guichet ferme environ entre 15 et 20 minutes avant les vols domestiques. Manque de bol, je suis arrivé 15 secondes (véridique) après la fermeture. Pas moyen de discuter avec la compagnie de Richard Branson (Virgin Blue). J’en suis encore à me demander les raisons de cet échec (2 fois en 2 ans, même scénario à Londres où on était arrivé 20 minutes APRES le départ de l’avion !). La faute au chauffeur de taxi peut-être, refusant de griller les feux rouges même sous l’influence d’un beau billet jaune orangé ; celle au guide du stade certainement, ayant du mal à monter les gradins avec ses jambes mûres ; celle à Elise j’en suis sûr, me demandant véhément de lui rendre son gilet situé au fin fond de la valise. Qui a fait la valise ? Ma secrétaire partie vers Sydney le matin même. Voilà le coupable. Sale lâcheur. Résultat, 50$ de frais (kérosène plus taxe !), quelques pintes, une fouille plus qu’approfondie (recherche inopinée -c’est tombé sur moi- et chimique de traces d’explosifs) et 3 heures plus tard, un vol m’était attribué. Certainement plus de 1000$ dépensés en 3 jours mais quand on aime, on ne compte pas. Il ne me reste plus qu’à travailler dur pour regonfler le compte. Aussitôt dit aussitôt fait, je suis maintenant chargé de l’ouverture (c’est moi qu’ai les clefs !) et souvent de la fermeture du resto. A part ça - R.I.P Manolo de St Symphorien. Tu faisais un peu pitié avec ton tambour sur le bord du terrain mais tu étais un des symboles vivants du FC Metz, vieux mais dynamique et joyeux comme on aimerait qu’il le redevienne rapidement. A jamais dans nos cœurs ; - R.I.P Stewe Irwin, inconnu dans nos contrées mais icône environnementale devenue légendaire il y a quelques jours après avoir été piqué a mort par une stingray (raie manta). Tu as défendu et fais découvrir la nature et son importance à tous les anglophones du monde entier. Respect. Même les crocodiles te craignaient. - Vous avez quelques euros à dépenser pour une légende de la route, n’hésitez plus, achetez Katsumi, magnifique bolide en manque de partenaires et d’aventures. Pour vous, prix d’ami, 3000$ plus rapatriement en France à vos frais, plus droits de douanes, plus argent pour amadouer l’inspecteur responsable du contrôle technique. En gros pour environ 30000$ elle est dans votre garage. Vous pourrez l’utiliser pour transporter des veaux ou des cochons (non Mika je n’ai pas dit des cadavres de nancéeins!), des fûts de bière ou encore attirer quelques jeunes filles à la sortie des écoliers (« Magst du bonbonns ?). - Un rêve, que dis-je, une vie, a été brisé devant mes yeux ce matin lorsque, sur le chemin de la douche publique, en passant devant le TAB (=PMU) un jeune aborigène d’au moins 8 ans (rentré tout seul, sans son papa, certainement au tribunal) s’est fait éjecté par la responsable sans même un mot gentil (ou un « tiens voilà 3$ pour aller au bar à côté si tu veux). J’ai vu dans ses yeux la tristesse d’un gosse, perdu sans son doudou. Et je ne lui ai même pas dis bonjour. Enfoirés de blancs. - Dur réveil de Katsumi ce matin. Deuxième avertissement (pas vu le premier mais bon) pour unlawful camping. Apparemment ça ne rigole pas dans le Queensland, 3750$ de risque d’amende. Va falloir que j’enlève le caddie juste devant, ouvre les rideaux et bouge de quelques places avant d’emménager dans du dur (incessamment sous peu). Enfin, la citation du jour : « If you’re not wasted a week, you wasted a week » → si vous n’êtes pas bourrés au moins une fois dans la semaine, vous avez gâché une semaine ! Cest pas moi qui le dis. Sur ce, bisous à tous. Réservez un accueil digne de ce nom à Tom, de retour en gare de Metz le 26 septembre. Attention quand même, il sera fatigué. [Retour prévu pour le beaujolais nouveau me concernant] See you soon. Ludo
06 septembre 2006
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Merci AOL pour suppression qbusive et inopinee du compte de vos valeureux clients pendant de (longs) mois.
Tant pis pour vous, ma liberte cyberistique est toute devouee a un autre americain, en l'occurence google.
So ma nouvelle adresse internet est: boozer54@gmail.com OKKKKKKK>
N'hesitez pas a la communiquer a tous vos ennemis
Ludo








