14 juillet 2006
News, le 05 juillet, from Broome, 19H heure locale by Ludo & Tom©
Champions du monde ?!, adieu Broome, le juge est un belge
Hello, Bonjour, Ciao à vous tous qui êtes maintenant des millions de fidèles all over the world à patienter devant votre ordinateur, avides de nouvelles informations concernant vos aventuriers préférés…
Et bien réjouissez vous Mesdames et Messieurs, le temps de l’attente a enfin cessé. La rédaction est de retour plus inspirée que jamais pour vous faire passer nous l’espérons un autre agréable et délectable moment de lecture passionnante !
Commençons par mettre les choses au clair, la dernière intervention de Ludovic, ce coup de sang envers une équipe prônant des valeurs auxquelles nous refusons d’adhérer n’est en aucun cas à remettre en cause. A l’inverse de nos confrères de l’Equipe, nous refuserons de tourner notre veste tel un dribble chaloupé du beau gosse de Boulogne sur mer, les propos tenus resterons sur notre site et seront assumés jusqu’au bout. Ceci étant dit, l’ébauche d’esprit de corps exprimé par le groupe France a su ranimer la flamme dans les yeux de Ludo mais pas dans les ceux de Tom, éternel sceptique devant cette équipe trop starifiée à l’image du dieu Zidane et de sa sortie admirable.
Trêve de préliminaires, entrons dans le vif du sujet…
Après avoir fait notre temps au Wharf restaurant, nous jouissons maintenant de notre liberté mais n’oublions pas tout ce que cet endroit nous a apporté (nourriture à volonté, alcool à foison et bien d’autres choses inexprimables dans cette gazette).
Nous allons maintenant tenter de résumer quelques uns des faits marquants de cette épopée gastronomique. Nous vous avions dépeint le portrait du nouveau chef, Scotty ; des photos viendront bientôt illustrer la précédente description .S’il vous plait éloignez les âmes sensibles de l’écran ! Scotty a donc su montrer ses limites tant en tant que manager, provoquant au passage la démission de Tom, erreur rattrapée in extremis ; en tant que chef également, ses plats étant huileux, brûlés ou tout simplement en inadéquation avec la commande!
A ces erreurs grossières pourraient s’ajouter des comportements souvent à la limite du harcèlement sexuel allant du sourire vicieux à la caresse dans le dos ! Non, décidément Scotty, c’est pas possible, tu dépasses les bornes des limites !
La Nightlife et les Crew Parties ont beaucoup compté dans le restaurant, la dernière en date remontant à samedi. En effet après quelques excès et une autre nuit blanche ponctuée par un magnifique feu sur la plage, le patron, avec le consentement de Tom plus pressant que jamais, a tout simplement décidé de fermer le restaurant le dimanche prétextant un problème de plomberie.
Le jour du Seigneur a donc été consacré à la fête et la boisson a une fois de plus panser les plaies et débridé les esprits !
Mais plus que la fête et les portefeuilles allégés qui s’en suivent, nous retiendrons de ce restaurant des rencontres insolites et heureuses parfois.
La parfaite illustration des propos susmentionnés est la rencontre avec de charmants habitants de Melbourne. En effet, comme à son habitude, Tom, notre charmant serveur à l’accent exotique, a su éveillé la curiosité des clients et après quelques paroles échangées avec une mère de famille respectable, notre French Waiter s’est vu présenté à toute la famille, incluant de charmantes jumelles (pas majeures et alors, c’est la maman qui veut).
La générosité étant l’une des plus grandes qualités de Tom, une des deux sœurs similaires voire identiques s’est aussitôt vue réorientée vers Ludo qui a su convaincre par ses mets délicieux. Résultats des courses, nos deux restaurateurs ont été cordialement invité à passer quelques jours à Melbourne dans l’agréable chaleur d’un foyer accueillant ! Adresses et numéros de téléphones sont consciencieusement conservés et seront réutilisés à bon escient plus tard au cours du périple.
Au chapitre des rencontres, nous ne pouvons passer sur le staff et en l’occurrence sur Danny, notre chef et Elise, notre serveuse favorite. Nous partageons en effet notre maison avec les personnages susnommés dans une sereine harmonie. Parfois étrange, cette cohabitation se passe très bien, le régime de la communauté prévaut, bières fraîches, chaussettes propres et pyjama étant une denrée rare dans notre maison ! Le régime monastique moderne est en place.
Bien sur, tout le monde se promet de rester en contact et de se revoir après le retour en France, mais bon, nous savons tous qu’un séjour à l’étranger n’est finalement qu’un carrefour où quelques vies se croisent, empruntant l’espace d’un moment une route commune pour se séparer plus tard et poursuivre sa propre destinée.
Arrêtons nous une seconde pour nous congratuler de cette formulation digne des plus grands. Hugo, Rostand ou encore Baudelaire. Merci !
Bref, nos days off sont donc constitués de sorties avec les différents membres du staff. Nous retiendrons une journée mémorable passée à jouer au minigolf. Le minigolf, sport si ennuyeux atteint une autre dimension lorsqu’il est pratiqué avec une glacière remplie de bières. La performance s’en trouve affectée mais les fous rires compensent allègrement la médiocrité des apprentis golfeurs !
Mon dieu, nous allions oublier la date, nous sommes en effet à la veille de notre fête nationale, Katsumi se prépare à passer une journée mémorable. En effet, notre bon compagnon de route se pare de bleu, blanc et de rouge. Le Roof rack sera notre refuge pour passer cette journée étant donné que le toit du van semble la place idéale pour savourer quelques verres de champagne en face du restaurant au son de la Marseillaise ! A noter que Katsumi a été passé en revue ; à l’instar de notre président, nous avons inspecté le véhicule et décrété qu’une restauration devait être entamée. Après son ravalement de façade, notre belle est désormais parée d’une batterie neuve et de filtres à huiles vierges (un seul ne suffit pas pour cette dévoreuse d’espace) !
La justice est également au menu du jour. Il faut que jeunesse se fasse comme le dit très justement l’adage populaire. Elle a malheureusement failli se défaire.
Voici les faits rocambolesques qui ont animés une soirée banale. Après quelque 12 heures de travail acharné, c’est au Divers, pub local et carrefour des civilisations de Broome que le staff s’est retrouvé pour profiter de quelques minutes de relâchement autour d’une cruche (sic !) de bière à prix cassé et du billard. La fermeture poussant nos camarades vers leurs véhicules, c’est Ludovic qui s’est dévoué à prendre le volant pour le chemin du retour à bord de Katsumi, Elise prenant en main la voiture du chef. Les quelques centaines de mètres à travers les bois qui les séparent de leur demeure devraient se passer sans trop d’accroc, si ce n’est peut-être un de ces kangourous qui jonchent les routes.
Elise, au volant d’un véhicule au moteur assez puissant prend la tête, Katsumi toussotant au démarrage. La ligne droite qui sépare notre résidence secondaire du rond-point aura été fatale puisqu’ Elise, se prenant pour Alonso, se mit à faire ronronner le V6 de la Holden Commodore. Les forces de l’ordre qui se trouvaient non loin de là n’ont pas mis longtemps à réagir et poursuivirent la terroriste. Tout se déroule normalement, « mademoiselle soufflez dans le ballon », le résultat est négatif. Tout est parfait. Mais nos français, si solidaires et cherchant à aider leurs amis, se sont arrêtés sur le bord de a route, ont pris leur bâton de pèlerin et rejoints leurs deux compagnons.
Là c’est le drame. Les policiers, qui avaient remarqué le van, demandent qui en est le conducteur. Ludovic, toujours honnête, lève son doigt fièrement tel Zizou lève le front face à la brebis galeuse ritale. Il se fait sur-le-champ amener un petit ballon de baudruche qu’il gonfle facilement, son poumon de non-fumeur et joggeur matinal se montrant infaillible. Malheureusement, celui-ci vire au rouge pour quelques milligrammes de trop. Notre ami fut (ah sacrée Kronenbourg) donc prié de rentrer dans le booze bus direction le commissariat de police. La prise de contact fut plutôt chaleureuse, le détenu étant autorisé à vidanger le trop-plein d’urine dans les toilettes de la cellule principale, sous les yeux ébahis d’une gendarmette pourtant mature. Cela n’a pas influencé le « breath test » qui s’est révélé positif, un poil au dessus de la limite légale (0,109 unités inconnues au lieu de 0,05). Bien que vindicatif envers les méthodes peu catholiques de la maréchaussée (ils vous font miroiter un test sanguin pour vous rendre coupable avec un appareil homologué par eux-mêmes), Ludo a accepté les résultats.
La soirée s’est terminée autour d’une bonne bouteille … de vodka. Ca ne mange pas de pain !
C’est à l’heure et en pleine forme que s’est présenté Ludo à la court house, 3 jours après Dany (chef du resto), lui –même précédé par Jazz (serveuse et girlfriend du patron).
Après quelques heures d’attente en compagnie de ses amis mais néanmoins noirs aborigènes, le criminel des temps modernes s’est présenté face au juge, d’origine belge. Personne n’est parfait, même une fois. Me Vergès étant indisponible, Ludo a refusé toute plaidoirie de la part d’un avocat du bas monde. C’est donc avec ses propres mots, succints mais à la fois clairs, qu’il a tenté d’impressionner l’audience. Cela n’en valait pas la peine puisque le verdict (comme dans toutes les bonnes justices de ce monde) était déjà connu d’avance. 500$ et 4 mois de suspension. Ce qui est bien, mais pas top. Tant qu’on ne lui coupe pas une main et qu’il peut toujours tenir fermement un remontant à base de houblon frais, le monde ne s’arrêtera pas de tourner.
L’amende est payée, les clés de Katsumi remises à Tom (on se demande qui des deux est gagnant dans l’affaire !), bref, tout est rentré dans l’ordre.
Sur cette affaire digne des plus populaires numéros du droit de savoir, nous vous souhaitons un merveilleux 14 juillet ; de notre côté le « Champagne » va couler à flot, la Marseillaise va résonner sur le port et Materazzi reste chez toi.
Vive la République Vive la France Fuck Nancy








